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PROTÉGER LES ENFANTS : SOYEZ DES SPECTATEURS ACTIFS

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Un ” spectateur ” est une personne qui est témoin d’une violation de limites ou qui voit une situation dans laquelle un enfant est vulnérable. Il est indispensable de faire preuve d’observation active pour prévenir les abus sexuels envers les enfants. Intervenir ou prendre des mesures préventives en tant que spectateur peut faire toute la différence entre le fait qu’un enfant soit victime d’abus sexuel ou protégé contre ces abus. Nous pouvons être des spectateurs actifs et responsabilisés dans les rôles de prévention et d’intervention.

LE SPECTATEUR ACTIF

Lorsque nous appliquons les étapes 1 à 3 des 5 étapes pour protéger nos enfants, nous pouvons prévenir les abus sexuels avant que les limites ne soient franchies.

Étape 1 : Se renseigner

Connaître les comportements potentiels de manipulation et comment ces comportements surviennent. La manipulation des enfants est une technique intentionnelle par laquelle les agresseurs initient progressivement et perpétuent des relations sexuelles avec les victimes dans le secret. La manipulation permet aux agresseurs de franchir peu à peu les limites naturelles bien avant que les agressions sexuelles ne se produisent. La manipulation peut consister à porter une attention particulière à un enfant, à lui offrir un cadeau, à le toucher ou à le serrer dans ses bras, à aider sa famille, à l’écouter avec sympathie, à l’isoler des autres enfants, à combler ses besoins insatisfaits, à outrepasser ses limites physiques ou à recourir aux secrets et aux menaces pour prendre le contrôle.

Étape 2 : Limiter les opportunités

Nous savons que 80 % des cas d’abus pédosexuels se produisent dans des situations de tête à tête isolées. En tant que spectateur, il est donc important de mettre en place des structures plus sûres dès le départ. Vous pouvez, par exemple, remplacer les rencontres individuelles par des activités de groupe, demander à plusieurs adultes de faire la supervision, observer les interactions et faire en sorte que quelqu’un se joigne ou interrompe la conversation. Il ne faut pas oublier non plus l’Internet. Un grand nombre d’applications permettent des échanges, des interactions et des jeux en mode conversation individuelle. Établissez des règles concernant l’utilisation d’Internet et surveillez-en l’utilisation que fait votre enfant.

Étape 3 : Parler

Parle aux enfants des comportements et du contact physique appropriés. Dites-leur de vous prévenir s’ils ont eu des contacts individuels. Insistez sur le fait qu’ils doivent avertir un adulte de confiance lorsqu’ils se sentent mal à l’aise avec quelqu’un.


INTERVENTION DU SPECTATEUR

Lorsque nous sommes témoins d’une violation de limites ou lorsque nous assistons à une situation dans laquelle un enfant est vulnérable, il faut intervenir. Peu importe de savoir quelles étaient les intentions de la personne qui a franchi la limite. Ce qui est important, c’est que nous renforcions cette limite – même si nous nous trouvons en présence d’autres personnes, ou dans un lieu public. Alors, comment intervenir ?

  • Décrivez le comportement – dites à la personne qui a franchi la limite en quoi son comportement est problématique. Par exemple – on dirait que vous avez forcé Chole à faire un câlin. Elle a l’air mal à l’aise.
  • Fixez une limite – expliquez clairement que les limites de l’enfant doivent être respectées. – arrêtez s’il vous plaît. Chole décide à qui elle veut donner son affection.
  • Passez à autre chose – assurez-vous que la personne est prête à respecter la limite que vous avez fixée. Si ce n’est pas le cas, amenez l’enfant dans un lieu plus sûr – Chole, allons voir ce que font les autres enfants.

Traduit par courtoisie de Darkness to Light

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TSPT-C : Qu’est-ce que le Trouble de Stress Post-Traumatique Complexe ?

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maltraitance enfance

Il est probable que vous connaissiez déjà le TSPT. Ce trouble de stress post-traumatique qui affecte les militaires et les survivants d’accidents de la route, de catastrophes naturelles et d’actes de violence. Le TSPT complexe, quant à lui, est spécifique aux traumatismes graves et répétitifs qui surviennent généralement pendant l’enfance – le plus souvent sous forme de maltraitance.

POURQUOI LE TSPT COMPLEXE EXISTE-T-IL ?

Le TSPT complexe survient en réponse à un traumatisme prolongé au fil de plusieurs mois ou, généralement, de plusieurs années. Il peut s’agir d’abus émotionnels, physiques et/ou sexuels, de violence domestique, de vie en zone de guerre, de captivité, de trafic d’êtres humains ou autres réseaux organisés de violences, pour n’en citer que quelques-uns. Bien qu’il existe des circonstances exceptionnelles au cours desquelles des adultes peuvent développer un TSPT-C, on le rencontre le plus souvent chez ceux dont le traumatisme est survenu dans l’enfance. Pour les plus âgés, le fait d’être sous le contrôle total d’une personne (et souvent incapable de pourvoir à ses propres besoins primaires sans elle), associé à l’absence de toute issue prévisible, peut détruire le psychisme, le sentiment que la victime a d’elle-même et l’affecter de manière profonde. Pour les personnes ayant vécu cette expérience dans l’enfance, alors que leur cerveau était encore en développement et qu’ils commençaient à peine s’appréhender en tant qu’individus, à découvrir le monde qui les entoure et à construire leurs premières relations – ce traumatisme grave a interrompu le cours entier de leur développement psychologique et neurologique. Lorsqu’un adulte vit un événement traumatique, il dispose de plus de moyens pour comprendre ce qui lui arrive, sa place en tant que victime, et il sait qu’il lui faut demander de l’aide même si cela ne lui dit rien. Les enfants ne possèdent pas ces compétences, ni même la capacité de se séparer des actions répréhensibles de l’autre. Les implications psychologiques et développementales de cette situation s’enchevêtrent et s’entremêlent de façon complexe dans la manière dont l’enfant se perçoit – créant un réseau de croyances fondamentales beaucoup plus difficile à démêler que les flash-back, cauchemars et autres symptômes post-traumatiques qui vont survenir ultérieurement. Une autre chose importante à savoir est que le traumatisme causé aux enfants par le TSPT-C (ainsi que les troubles dissociatifs) est habituellement profondément interpersonnel au sein du système qui s’occupe de lui. Indépendamment des événements traumatiques et de l’agresseur, il y a souvent une composante supplémentaire de négligence, de douches d’affections chaud-froid de la part de l’adulte responsable, ou une invalidation totale du traumatisme si l’enfant essaie d’en parler. Ces relations d’attachement déstructurées et ces messages contradictoires de la part de ceux qui sont censés apporter amour, réconfort et sécurité – le tout en situation de traumatisme extrême – peuvent créer encore plus de souffrances que ne connaissent les personnes atteintes de TSPT seul.

À QUOI RESSEMBLE LE TSPT-C ?

Pour cerner certains défis caractéristiques – tels que décrits dans les critères du TSPT complexe – nous commencerons par celui qui apparaît le plus fréquemment dans la vie quotidienne : la régulation des émotions. Les survivants atteints du syndrome de stress post-traumatique complexe ont beaucoup de difficulté à composer avec leurs émotions – à les vivre, les contrôler et, pour beaucoup, à tout simplement les comprendre ou les nommer avec exactitude. Beaucoup souffrent d’une tristesse incontrôlable et persistante, de colère explosive ou refoulée, et/ou de pensées suicidaires. Ils peuvent être désensibilisés, ne pas avoir les réponses émotionnelles appropriées aux situations, être incapables de détecter les changements soudains dans leur contenu émotionnel ou avoir de la difficulté à retrouver un équilibre après émotion forte. Il est également très courant pour ces survivants de revivre les émotions du traumatisme de façon intrusive – en particulier lorsqu’elles sont déclenchées par un élément extérieur. Ces sentiments sont souvent disproportionnés par rapport à la situation présente, mais ils correspondent à l’intensité des émotions au moment du traumatisme, c’est ce que l’on appelle un flash-back émotionnel. La difficulté à se percevoir objectivement constitue une autre lutte existentielle pour les survivants de traumatismes complexes, notamment parce que le développement de leur identité a été violemment interrompu ou manipulé par une personne aux intentions subversives. La façon dont ils se perçoivent peut être radicalement différente de la vision qu’ont les autres. Certains ont le sentiment de porter ou de s’identifier à la honte et aux actes humiliants qu’ils ont vécu – ils ont le sentiment d’être “mauvais”. D’autres se sentent totalement impuissants ; ils ont été déçus par tant de personnes qui auraient pu mettre fin à ces mauvais traitements, mais qui ne l’ont pas fait, si bien qu’ils pensent que “ça doit venir d’eux “. Beaucoup se considèrent comme responsables de ce qui leur est arrivé et donc indignes de gentillesse ou d’amour parce qu’ils se sont infligés cela eux-mêmes”. Et pour beaucoup d’autres, ils se sentent stigmatisés, ils se perçoivent uniquement sous l’angle de leur traumatisme et s’inquiètent toujours d’être en trop ou d’êtreun fardeau, ou bien se sentent totalement et complètement différents des autres et de ce qui les entoure – il ne sont pas normaux. Aussi surprenant que cela puisse paraître, tous ces sentiments, et bien d’autres encore, peuvent cohabiter chez une personne qui est à vos yeux très talentueuse, compétente, forte et compréhensive. Les interruptions de conscience sont également une autre conséquence fréquente – et parfois très effrayante – du TSPT complexe. Certains effacent les événements traumatisants (même s’ils s’en rappelaient à un moment donné), les revivent de façon intrusive, s’en souviennent en fragments désordonnés, etc., c’est ce que l’on appelle la dissociation. La dissociation se présente sur un éventail allant de la rêverie anodine ou du ”déphasage” temporaire à des épisodes plus perturbateurs comme le sentiment de déconnexion du corps ou du processus mental, l’impression de ne plus se sentir réel, une perte de notion du temps, jusqu’à des épisodes plus sévères tels que le fait de passer d’un état à un autre (ou différentes personnalités), tout comme on peut l’observer dans le Trouble Dissociatif de l’Identité. Les épisodes de perte de notion de temps peuvent durer de quelques minutes à plusieurs jours, et même se porter sur de longues étapes de l’enfance. Les écarts de temps les plus importants ne sont généralement observés que dans les cas de TDI, mais les personnes atteintes du TSPT-C peuvent subir des “interruptions de conscience” qui entraînent des trous de mémoire, le stockage de peu de souvenirs, un contenu traumatique complètement inaccessible ou, inversement, un retour de trauma non désiré (ex. flashback, images envahissantes, mémoires corporelles, etc.) La suite logique porte sur les difficultés relationnelles, car chaque conséquence mentionnée jusqu’ici affecte le degré d’aptitude pour les relations. Mais ces difficultés ne se limitent pas à un manque de qualité ou de diversité dans les liens crées. Il s’agit davantage du fait que les survivants se sentent complètement isolés de leurs semblables et ne savent même pas comment interagir. Ils refusent instinctivement de faire confiance à quiconque (ou ne savent simplement pas comment), ou alors ils font trop facilement confiance (même aux mauvaises personnes, car leur d’alarme est affaibli). Ils recherchent perpétuellement un sauveteur ou à l’être pour les autres. Ils recherchent des amis et des partenaires blessants ou violents parce que c’est la seule chose qui leur semble familière, et ils peuvent quitter de manière abrupte une relations positive sans raison particulière. En gardant tout cela à l’esprit, et en étant plus conscient du degré de lutte que mènent les victimes du TSPT dans leur perception d’eux-même ainsi que dans leurs relations interpersonnelles, il est plus facile de comprendre la conséquence suivante :

La perception des agresseurs.

C’est l’une des batailles les plus insidieuses pour nombres de survivants du syndrome de stress post-traumatique complexe, même si la position semble claire pour ceux qui les entoure. Les victimes de traumatismes prolongés peuvent finir par ”se rendre”, en acceptant le pouvoir total de leur(s) agresseur(s) sur eux, et peuvent même continuer à s’y soumettre une fois “libre”. “Je serai toujours sous son contrôle, il décide de tout, il sait probablement mieux que moi ce qui est bon pour moi.” D’autres ressentent une profonde tristesse ou une profonde culpabilité à l’idée de les quitter, qui perdure longtemps après qu’ils soient partis, s’ils en ont été capable. Certains peuvent se sentir hypnotisés par le côté charmant de leur agresseur ou par cette personnalité publique chaleureuse que tout le monde semble apprécier; il est vraiment impossible de penser en mal à cette personne. Nombreux sont ceux qui désirent ardemment que leurs agresseurs les aiment, tout simplement, recherchant leur approbation même à l’âge adulte, et s’épuisant dans une vie personnelle en quête de leur fierté. Parallèlement d’autres sont obnubilés par leur colère, ne gardant que haine et mépris pour leur(s) agresseur(s), jusqu’à en devenir définitivement amer ou à vouloir se venger. (Notons qu’ils sont peu à le faire. C’est plus une notion de pensées que d’actes).

De nombreux survivants ont des pensées et des sentiments plus primaires, plus superficiels, concernant leur(s) agresseur(s), surtout lorsqu’on le leur en parle. Ils savent ce qu’ils sont “censés dire” ou “censés ressentir”, et agissent en conséquence. Mais il est important de savoir que plusieurs réactions coexistent, bien souvent, chez une même victime, oscillant entre deux extrêmes, dissimulés derrière ce que l’on montre et ce qui se trouve en soi-même. D’une année à l’autre et au cours d’une même journée, les sentiments peuvent changer et ce dont le survivant est conscient par la pensée peut être en désaccord avec ce qu’il ressent émotionnellement.

Le “Système des Significations”

Parmi les nombreuses perturbations du développement observées chez les personnes atteintes de TSPT-C, l’une des plus difficiles à surmonter, même avec un suivi thérapeutique, est (…) celle que nous appelons le “système des significations”. Cette conséquence, après avoir subi un traumatisme si terrible, peut paraître presque irréparable. Ce critère fait référence au combat mené pour tenter de s’accrocher à la foi ou la croyance que la justice puisse l’emporter sur l’éthique et la morale bafouées. La vision de la vie des survivants et leur vision sur le monde en général est complètement déformé par leur vécu, ce qui parait évident.

UNE PERSPECTIVE CLINIQUE : INCLURE LES TROUBLES CONCOMITANTS ET LES EFFETS DU TRAUMATISME SUR LA SANTÉ

Le trouble de stress post-traumatique complexe (TSPT-C) est un syndrome qui résulte d’un traumatisme grave, prolongé ou extrêmement menaçant. Souvent, ce traumatisme est aussi interpersonnel, il survient tôt dans la vie, dure longtemps, implique un mélange de types de traumas ou est suivi d’un ou plusieurs traumatismes non reliés. Le TSPT -C comprend tous les critères du syndrome de stress post-traumatique (SSPT), en plus des symptômes qui reflètent l’impact global du traumatisme. En termes simples, en plus des intrusions traumatiques, de l’évitement, des altérations négatives de la cognition et de l’humeur, et des altérations de la stimulation et de la réactivité, le TSPT-C implique également une perception faussée de l’agresseur (comme le sentiment positif envers un agresseur, sa vision d’être tout-puissant ou le désir obsédant de se venger) et des altérations négatives en cognition et humeur bien plus extrêmes. Une personne atteinte du TSPT se sent déprimée à la suite d’une catastrophe naturelle, mais une personne atteinte du TSPT-C va se sentir impuissante, honteuse et complètement différente des autres personnes après ces années de négligence ou de violence. Elle peut avoir des difficultés à établir des relations interpersonnelles et être aux prises entre méfiance et besoin d’échapper au sentiment d’isolement. Elle perd complètement confiance en la vie et n’y trouve aucun sens. De plus, elle peut éprouver une colère intense qu’elle tente désespérément de refouler, ou qui va être dirigée vers les autres dans des éclats explosifs ou envers elle-même, par des gestes autodestructeurs ou suicidaires. Enfin, la dissociation joue un rôle beaucoup plus important dans le trouble de stress post-traumatique complexe et de nombreuses personnes atteintes de ce syndrome sont confrontées à la dépersonnalisation chronique (sentiment d’irréalité) et/ou à la déréalisation (sentiment d’irréalisme), l’amnésie dissociative (capacité à se souvenir en partie ou entièrement du traumatisme), la confusion de leur identité (incapacité de savoir qui elles sont, sentiment que le traumatisme a annihilé le sens de soi), voire la mutation des traits d’identité (passage d’une personnalité dissociative à l’autre). Le TSPT-C est très souvent associé à des troubles dissociatifs, y compris le trouble dissociatif de l’identité (TDI) ou aux autres troubles dissociatifs spécifiques (TDNS). Parmi les autres comorbidités courantes, mentionnons le trouble de la personnalité limite (TPL), les troubles dépressifs ou bipolaires, les troubles anxieux, les troubles obsessionnels compulsifs, les troubles alimentaires et la toxicomanie. La plupart des personnes atteintes d’un TDI ou d’un TDNS souffrent de TSPT-C parce que le traumatisme qui a causé leur état était souvent interpersonnel, récurrent et grave et qu’il s’est produit pendant leur enfance et a donc eu un très fort impact sur leur développement. Alors que le TSPT-C est moins fréquent chez les personnes atteintes de trouble bipolaire, celui-ci partage de nombreuses caractéristiques de diagnostiques avec le TSPT-C, ce qui le rend parfois difficile à distinguer. Certaines différences clés sont qu’automutilation et comportements suicidaires causés par une instabilité émotionnelle jouent un rôle moins important; les personnes ayant un trouble bipolaire ont une image personnelle changeante alors que celles avec un TSPT-C ont une image personnelle négative constante ; les personnes atteintes du TSPT-C sont plus susceptibles de se sentir isolées et méfiantes (…) ; et, pour finir, la dissociation est plus courante et plus importante dans le TSPT-C. Néanmoins, il n’est pas du tout rare qu’une personne présente à la fois un TSPT-C et un trouble bipolaire ou un TDI ou un TDNS, avec une combinaison d’autres troubles comorbides. (…)

Les symptômes négatifs du TSPT sont plus temporaires ou plus clairement identifiés comme résultant du trouble, mais pour les personnes atteintes de TSPT-C, toute leur personnalité et leur vision de la vie a été façonnée par les événements traumatiques. Malheureusement, ces symptômes ne se limitent pas à leur état psychologique. Les personnes atteintes du TSPT-C sont également sujettes à des symptômes physiques qu’on ne peut expliquer médicalement, et qui sont plutôt associés à une douleur et à un stress interne. Ces symptômes physiques, appelés symptômes somatiques, peuvent inclure des douleurs cervicales et dorsales, des maux de tête et des migraines, des problèmes gastro-intestinaux, y compris le syndrome du côlon irritable, des allergies, des troubles thyroïdiens et autres troubles endocriniens, le syndrome de fatigue chronique ou le syndrome appelé fibromyalgie qui entraîne une douleur généralisée, une fatigue, des troubles du sommeil, de la mémoire et de l’humeur. De plus, le traumatisme qui cause le TSPT-C peut déclencher ou exacerber des maladies chroniques ou des vulnérabilités génétiques existantes. Tout cela peut pousser un survivant de trauma déjà éprouvé mentalement et émotionnellement au-delà de ses limites lorsque les déclencheurs augmentent ses symptômes de TSPT-C et provoquent une poussée de son état somatique ou physique. Chez les survivants très dissociatifs, ces périodes intenses sont susceptibles d’entraîner une anesthésie émotionnelle, des difficultés de mémoire autobiographique, des périodes de déréalisation ou de dépersonnalisation intense, des épisodes de ‘’fugue’’ au cours desquels l’individu se déplace et agit en état de transe, ou par des va-et-vient entre personnalités dissociées. Bien que cela puisse atténuer temporairement la douleur causée par le traitement des souvenirs traumatiques et les douleurs physiques, cela peut nuire à la guérison à long terme et rendre le travail, la scolarité et l’interaction sociale difficiles. La dissociation en réponse au stress traumatique et le TSPT-C qui en résulte peut aussi augmenter le risque de revictimisation et de nouveaux abus ou événements traumatisants.

Source : Beauty after bruises

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On ne peut plus traiter l’anxiété du traumatisme complexe de la même façon que l’anxiété généralisée.

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Je vis avec les effets d’un traumatisme complexe depuis longtemps, mais pendant de nombreuses années, je ne savais pas ce que c’était. Tout au long de ma vie, j’ai lutté contre ce que je croyais être de l’anxiété et de la dépression. Ou plutôt, en plus d’être traumatisée, j’étais anxieuse et déprimée.

Peu importe la différence, il ne faut jamais minimiser une pathologie. Si vous vous sentez anxieux ou déprimé, il est important et urgent de trouver le soutien qui vous convient. Personne ne remporte le prix de ” pire ” dépression, anxiété, traumatisme ou toute autre combinaison de maux à surmonter, et personne ne devrait souffrir seul. Ceci dit, il y a une différence entre ce que ressent une personne atteinte du TSPT complexe et ce que ressent une personne souffrant d’anxiété généralisée ou de dépression légère ou modérée.

Pour une personne aux prises avec un traumatisme complexe, l’anxiété qu’elle ressent ne vient pas d’une source mystérieuse et inconnue, ni de son obsession pour ce qui pourrait arriver. Pour beaucoup, l’anxiété ressentie n’est pas rationnelle. L’anxiété peut souvent être calmée par des techniques d’ancrage et des rappels de ce qui est réel et vrai. Les techniques de pleine conscience peuvent aider. Même lorsqu’elles se sentent déconnectées, les personnes anxieuses peuvent souvent reconnaître qu’elles sont aimées et soutenues par les autres.

Pour ceux qui ont vécu un traumatisme, l’anxiété vient d’une réaction physiologique automatique en rapport à ce qui s’est déjà passé. Le cerveau et le corps, qui ont déjà vécu le ” pire des cas “, savent ce que c’est et sont déterminés à ne plus jamais y retourner. La réaction combat/fuite/blocage se met en surcharge. C’est comme vivre avec une alarme incendie qui se déclenche à des intervalles aléatoires 24 heures sur 24. Il est extrêmement difficile pour le cerveau rationnel d’être convaincu que “cela n’arrivera pas”, parce qu’il sait déjà que c’est arrivé, et c’était épouvantable.

Ceux qui vivent avec une anxiété généralisée vivent souvent dans la peur de l’avenir. Ceux qui ont des traumatismes complexes craignent l’avenir à cause du passé.

Le remède à l’anxiété et au traumatisme est de ramener la conscience dans le présent. Pour une personne traumatisée qui a été victime de violence, divers facteurs rendent la situation difficile. D’abord et avant tout, une personne traumatisée doit se sentir en sécurité à 100 % avant même de pouvoir affronter le tsunami de colère, de chagrin et de désespoir enfermé en elle, qui a causé son hyper vigilance et toute autre symptôme anxiogène. Cela signifie habituellement qu’aucune personne qui les a maltraités ou qui a permis la violence dans le passé ne peut être autorisée à avoir une place dans sa vie. Cela signifie aussi éliminer toute autre personne qui suit les mêmes schémas abusifs ou permissifs.

Malheureusement pour beaucoup, il n’est pas possible de créer un environnement sans agresseur à 100 pour cent, même pour ceux qui ont des limites bien tracées et qui se méfient de ces signes. Cela signifie qu’être dans le moment présent, pour un survivant d’un traumatisme complexe, ne suffit pas, surtout dans le cas d’un événement stressant. Il peut être déclenché par tout ce qui se trouve dans son environnement actuel et se transformer en un flash-back émotionnel.

Il est possible (et probable) qu’une personne souffrant des effets d’un traumatisme complexe se sente anxieuse et déprimée, mais il y a une différence à la cause profonde. De nombreuses techniques, efficaces pour traiter l’anxiété et la dépression, ne fonctionnent pas chez les survivants de traumatismes. Les techniques de méditation et de pleine conscience qui permettent de prendre conscience de son environnement peuvent parfois avoir un effet contraire sur un survivant de traumatisme. Les survivants de traumatismes n’ont souvent pas besoin d’être davantage sensibilisés. Ils ont besoin de se sentir en sécurité malgré ce que leur conscience leur dit.

Au premier signe d’anxiété ou de dépression, les personnes traumatisées vont sombrer dans la honte. Selon les messages blessants qu’ils reçoivent de leurs agresseurs, ils ressentiront non seulement les effets de l’anxiété et de la dépression, mais aussi une honte profonde d’être ” défaillants ” ou ” incompétents “. Beaucoup de survivants ont été émotionnellement et/ou physiquement abandonnés, et ont une connaissance profonde du fait qu’ils n’ont pas été suffisamment aimés. Ils vivent avec le rappel constant que leur cerveau et leur corps ont été privés d’un droit humain fondamental. Même les situations courantes où ils reçoivent l’amour d’une personne de confiance peuvent déclencher la conscience et le chagrin qui en résulte de savoir combien ils étaient mal-aimés avant.

L’anxiété et la dépression sont considérées comme des problèmes fréquents, mais je soupçonne que bon nombre de ceux qui se considèrent anxieux ou déprimés vivent en fait les conséquences d’un traumatisme. La plupart des thérapeutes ne sont pas bien formés pour gérer les traumatismes, surtout le traumatisme complexe qui résulte d’une exposition prolongée à la violence. À moins d’être titulaires d’un diplôme spécialisé, ils ont peut-être passé quelques heures dans un programme d’études supérieures sur les troubles de la personnalité, et encore moins d’heures à aider les victimes. De nombreux survivants de traumatismes complexes sont souvent diagnostiqués à tort comme ayant un trouble de la personnalité limite (TPL) ou un trouble bipolaire. Toute personne en quête d’un traitement contre l’anxiété ou la dépression se doivent de reconnaître le rôle du trauma.

Source : The Mighty

Abus psychologique

La vie d’un survivant de l’inceste, selon 3 victimes

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Imaginez que vous êtes coincé dans un cycle d’abus et de traumatismes, avec apparemment aucun moyen de vous libérer de ce que vous traversiez. Ensuite, imaginez que lorsque vous demandez de l’aide, vous faites face à la stigmatisation et au dégoût entourant le cauchemar dans lequel vous êtes coincés.

C’est souvent ce que ressentent les survivants de l’inceste. La cible de la colère des membres de la famille qui veulent que vous restiez silencieux, ou les soi-disant “alliés” qui font nonchalamment des blagues sur l’inceste sur Internet, font qu’il est dur de naviguer dans ce monde en tant que survivant. Le mouvement #MeToo a fourni aux personnes marginalisées une plate-forme pour parler des agressions sexuelles, mais certaines survivantes ont le sentiment que la dénonciation du silence autour de l’inceste n’a pas réussi à les inclure, ni leurs expériences, ni la discrimination unique à laquelle elles sont confrontées.

Bien que l’inceste soit systématiquement négligé dans la prévention et la sensibilisation aux agressions sexuelles, il est répandu aux États-Unis et dans le monde. Le Réseau national de viol, d’abus et d’inceste (RAINN) estime qu’au moins 34% des auteurs d’agressions sexuelles sur enfants sont un membre de la famille de la victime. Alors que les pères seraient les auteurs les plus fréquents d’inceste, selon une étude publiée en 2014, tous les membres de la famille, y compris les frères et sœurs, les mères, les cousins, les oncles, les tantes et les autres parents proches, peuvent en être les auteurs, tout comme les personnes de tout sexe, peuvent en être les victimes.

L’inceste est une forme de violence sexuelle insidieuse. La plupart des enfants font naturellement confiance aux membres de leur famille proche, et lorsque l’inceste se produit, cela peut être profondément choquant, déroutant et honteux pour les victimes.

J’avais huit ans [quand mon père a commencé]. Comme pour beaucoup de petites filles, mon père était mon idole. Rien n’était plus grand que lui. Il était mon meilleur ami. Il était quelqu’un en qui j’avais confiance et que j’aimais” raconte Julia, une survivante de l’inceste. “C’est naturel de penser : Oh mon Dieu, est-ce que j’ai provoqué ça?, quand une personne se sert de son autorité pour abuser – vous n’avez pas votre mot à dire sur ce qui se passe.”

De plus, les victimes sont souvent réduites au silence par les personnes sur lesquelles elles devraient pouvoir compter le plus – les autres membres de la famille.

Anne affirme avoir été agressée à plusieurs reprises. Elle s’est confiée : ”Je n’ai parlé de cet abus à ma mère que des années plus tard, et elle m’a reproché de m’être mise dans cette situation. Et elle est toujours en contact avec mon cousin qui m’a agressé, malgré le fait que je lui dise à quel point ça me fait mal. Pour Anne, les mauvais traitements ont commencé après son immigration des Caraïbes aux États-Unis pour vivre avec son père et sa belle-mère, à l’âge de 16 ans. “Les abus sexuels ont cessé lorsque j’ai commencé ma première année d’université. Les abus émotionnels et physiques ont continué”, dit-elle. “Le processus de guérison n’a pas été un parcours facile.” Quand elle a parlé de cet abus à sa famille, ils l’ont dissuadée de le signaler. “Ils avaient tous peur de lui. Il a passé sa vie à terroriser tout les gens qu’il a rencontré”, a-t-elle confié. “En en parlant, vous détruisez le passé qu’ils se sont fourvoyé à croire.”

Dr. Patti Feuereisen, psychologue et auteure de ”Invisible Girls” explique qu’il peut être impossible pour les survivants de l’inceste de s’éloigner de leurs agresseurs. La majorité des enfants dépendent des membres de leur famille pour obtenir des conseils , ainsi qu’un soutien financier et émotionnel. Bien que toutes les formes d’agressions sexuelles soient terribles et méritent d’être condamnées, les victimes d’inceste ont rarement un lieu sûr où s’échapper et sont particulièrement vulnérables lorsqu’elles sont chez elles.

Les abus sexuels dans l’enfance peuvent avoir des conséquences dévastatrices pour la santé mentale et physique des survivants. En 2007, des pédopsychiatres ont déclaré que le trouble de stress post-traumatique ne couvrait pas entièrement l’étendue des symptômes observés chez les jeunes patients victimes d’un traumatisme. Selon l’American Psychological Association, ils ont proposé d’ajouter “trouble de développement traumatique” au Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux afin de reconnaître “l’exposition à de multiples traumatismes chroniques” à un jeune âge.

Les experts s’interrogent encore sur l’ajout des troubles traumatiques du développement au manuel psychiatrique , mais il est impossible d’ignorer les conséquences d’un traumatisme subit à un jeune âge. Julia dit qu’elle a eu des idées suicidaires à 12 ans. “Je ne pouvais demander de l’aide à personne, comment j’aurais pu?” dit-elle. “Je pensais : je vais mourir demain.” C’est uniquement parce que son père a commencé à la laisser tranquille qu’elle n’a pas tenté de se suicider.

Comme le démontrent les recherches, les victimes d’inceste peuvent avoir recours à l’auto-mutilation, à des troubles de l’alimentation, à la toxicomanie et à d’autres comportements auto-destructeurs pour faire face à leur traumatisme – jusqu’à ce qu’elles trouvent un lieu sûr et accueillant, à l’abri des abus, et qu’elle puissent s’informer sur la prise en charge des traumatismes . D’autres troubles graves, tels que le trouble de la personnalité, la dépression et la dysmorphie corporelle sont également en forte corrélation avec les abus sexuels durant l’enfance.

En outre, le Dr Feuereisen explique qu’il n’est pas rare que des enfants survivants développent une hypersexualité en réponse à la maltraitance, alors que d’autres peuvent éprouver une aversion totale pour le sexe et la sexualité. Cependant, elle dit que “les deux sont réactives – en réponse au traumatisme- mais pas pour toujours”.

Étant donné l’impact traumatique de l’inceste sur les victimes, la société et les familles, il n’est pas suffisamment pris en compte dans nos sociétés – et ce en dépit de la volonté de responsabiliser les victimes d’agressions sexuelles avec la campagne #MeToo et Time’s Up. L’auteur Mia Fontaine a donné une explication à ce sujet dans un article de 2013 pour The Atlantic :

Étant donné la prévalence de l’inceste et le fait que la famille est l’unité de base sur laquelle repose la société, imaginez ce qui se passerait si chaque enfant actuellement victime de violence – et chaque adulte victime de violence demeurant silencieux – sortait des sentiers battus, insistait pour que justice soit rendue et appliquée. Le tissu même de la société serait déchiré.

Ce sentiment est toujours d’actualité. L’inceste est un sujet inconfortable dont beaucoup d’entre nous, même ceux qui ont vécu l’inceste, ne souhaitent pas parler. De nombreux survivants de l’inceste peuvent se sentir obligés de ne pas perturber l’équilibre familial, malgré les abus passés ou présents. D’autres survivants peuvent ne pas se souvenir des violences. Pour cela et pour bien d’autres raisons encore, l’inceste reste sous-déclaré.

” D’après mon expérience, l’inceste, même une fois révélé, demeure une chose à cacher. Il n’y a pas de justice parce que c’est une famille” selon Anne . ”Meme si j’ai parlé de ce qui s’est passé à plusieurs proches, ils insistent toujours pour sauver les apparences et demeurer ami avec mon agresseur. Ils me disent de garder le silence et me tiennent responsable de ce qui s’est passé. On ne peut pas briser les liens. Il me reste la honte et la culpabilité d’être une victime. ”

La voie du rétablissement et du mieux-être peut s’avérer moins difficile pour les survivants lorsque l’on aborde les stigmates et mythes associés à ce type d’abus sexuel, qui ont tendance à être ignorés.

“J’espère que les personnes qui n’ont pas connu l’inceste savent que ce n’est pas parce qu’un proche est membre de la famille que c’est une bonne personne, qu’il s’agisse de l’agresseur lui-même ou des personnes qui continuent à le soutenir. Les agressions sexuelles ne sont jamais acceptables », déclare Anne. ”Les agressions sexuelles peuvent survenir n’importe où, même à la maison, un lieu normalement associé à la protection et à la sécurité, et avec des personnes de confiance. Nous avons tendance à rester assis en silence, dans un climat de peur, de honte et de culpabilité qui ne nous appartiennent pas vraiment”, explique Summer. “Nous savons qu’une fois que nous commencerons à rester debout dans notre vérité, nous allons énerver beaucoup de gens. Il est temps que nous, survivants de l’inceste, arrivions à réaliser que ce n’est pas grave de déranger les gens.”

“Il est crucial de parler de ces abus sexuel, et en particulier de l’inceste, lorsque vous êtes jeune, à l’adolescence ou dans la vingtaine”, a déclaré le Dr Feuereisen. “Nous devons croire toute personne qui sort de l’ombre. Nous devons comprendre qu’elle ne pouvait pas sortir du silence.” Julia est d’avis que parler d’un traumatisme est la seule façon de le traiter, et elle espère que les enfants victimes de violences se rendront compte qu’ils ne sont pas seuls. “J’ai décidé d’utiliser mon histoire comme moyen de guérir”, dit-elle. Julia veut que les survivants sachent qu’ils ne doivent pas se blâmer eux-mêmes. “On a profité de vous”, dit-elle. Anne dit qu’elle a également intériorisé beaucoup de discours nuisibles au sujet de son abus. “Soyer prêt à défier votre histoire”, dit-elle. “Nous nous sommes racontés tant de c*ies.”

Le message ici n’est pas seulement d’être plus disposés à parler ouvertement de l’inceste dans nos sociétés, mais que les survivants puissent enfin trouver une voie, se sentir en paix et mener une vie épanouissante. La recherche nous montre chaque jour de plus en plus qu’avec l’aide de thérapeutes professionnels, notre cerveau peut en fait être reprogrammé après un traumatisme. Dr. Feuereisen dit qu’une pratique qu’elle utilise souvent avec les survivants est la méthode Remap. Lors de la reconfiguration, similaire à la thérapie d’exposition, le survivant revisite mentalement l’espace ou la situation dans lequel le traumatisme s’est produit pour reconnecter le cerveau afin de faire face aux déclencheurs. “La peur est transformée lorsque vous dépassez votre traumatisme et que vous le visualisez de manière positive. En reprogrammant votre expérience à plusieurs reprises, vous réduisez le traumatisme”, explique le Dr Feuereisen.

”Je veux qu’il soit clair que l’abus sexuel et l’inceste ne constituent en aucun cas une condamnation à mort”, a déclaré le Dr Feuereisen. “Vous n’êtes pas un bien endommagé. Vous pouvez aller mieux. “

L’espoir de guérison des survivants de l’inceste n’est pas un rêve éphémère: de nombreuses preuves soutiennent l’idée que la guérison après un abus sexuel est tout à fait possible, et qu’en parler sans honte est un aspect essentiel du rétablissement. Alors que les discussions portant sur la manière dont notre société peut éliminer les violences sexuelles continuent de prendre de l’ampleur, les survivants de l’inceste méritent de faire entendre leur voix dans la politique, la défense des droits et à travers #MeToo.

Source :  KYLI RODRIGUEZ-CAYRO and AYANA LAGEBustle

Abus sexuel

Rêves dysphoriques et agression sexuelle

Publié le
Contenu thématique des cauchemars d’enfants victimes

par Alexandra Duquette

Les récits de cauchemars ont été recueillis au Centre d’expertise Marie-Vincent lors de l’évaluation d’enfants pour lesquels des allégations d’AS ont été jugées fondées. Au total, 63 récits ont été transcrits, provenant de 51 filles et 12
garçons âgés de 4 à 14 ans (M: 9,7 ans). Une analyse descriptive du contenu thématique de
leurs cauchemars a été réalisée en partie à l’aide du système de codification Hall et Van de
Castle (interactions, personnages, émotions, malchance). Les différences dans le contenu
descriptif ont été explorées selon divers paramètres distinctifs de l’AS (p. ex : fréquence,
sévérité, polyvictimisation, genre de la victime, âge lors de la 1ière AS et lien avec l’agresseur).