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La honte chronique et toxique : Ce que c’est que de vivre avec.

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chronique et toxique

Les personnes souffrant de honte chronique et toxique en sont affectées dans de nombreux domaines de vie. Parfois, ces personnes ne sont même pas conscientes de l’impact que cela a sur elles. Certaines vous diront quelque chose comme : “Je me sens tout le temps mal dans ma peau.

“Je reçois souvent des commentaires, messages et courriels me disant : ” Je viens de lire votre article et c’est exactement ce que je ressens, mais je ne savais pas comment le formuler! Merci beaucoup !” . Voilà à quel point il peut être difficile de verbaliser ce qui se passe quand on a constamment honte. De plus, cela s’accompagne souvent d’autres sentiments désagréables, comme la culpabilité toxique, douter de soi, la colère, l’impuissance, le désespoir ou la solitude.

Voici quelques-uns des problèmes les plus courants auxquels sont confrontées ces personnes et pour lesquels ils ont honte.

Culpabilité et responsabilité trompeuse

La responsabilité et la culpabilité toxique sont deux choses qui vont souvent de pair avec la honte chronique. La personne a tendance à se blâmer pour les choses dont elle n’est pas responsable. Par conséquent, elle se sent aussi investie d’un sens des responsabilités écrasant. Et quand on se sent responsable des autres, il est très difficile de dire non ou de fixer des limites plus fermes. Par conséquent, on a tendance à accepter trop de responsabilités et d’obligations. On est aussi trop gentil et crédule. C’est un énorme problème parce qu’une telle personne est susceptible d’être manipulée par des personnes ayant une personnalité toxique : narcissiques, psychopathes, sociopathes, malfaiteurs, voleurs et autres prédateurs de toutes sortes. (…)

Le vide

De plus, les personnes qui souffrent de la honte toxique se sentent souvent vides et ne ressentent pas de véritable bonheur à long terme. Les gens qui se situent dans le spectre narcissique et toxique font face à ce manque en se comparant pathologiquement aux autres et en essayant de les dévaloriser pour se sentir supérieur. Ils recherchent le pouvoir et le contrôle sur les autres, le statut social, la célébrité, la notoriété, etc. Tout ce qui peut prouver qu’ils ne sont pas aussi inutiles et déplaisants que ce qu’ils perçoivent d’eux-même.

Les autres s’effacent, se sacrifient et se dévouent afin de se sentir utiles et indispensables, même si c’est au détriment de leur propre bien-être. Enfant, ils ont appris que le but de leur existence était de répondre aux besoins des autres. Ils ressentent donc simplement un vide existentiel s’il n’y a personne pour s’occuper d’eux.

Automutilation et négligence personnelle

Nombre de ceux qui vivent avec une honte chronique et toxique ont de la difficulté à prendre soin d’eux-mêmes. C’est difficile de prendre soin de soi-même si personne ne se souciait vraiment de nous quand on était petit. C’est pourquoi les personnes qui ont été négligées dans leurs premières années de développement ont tant de mal avec cet aspect. Certains se causent même activement du tort. (…) :”Si un enfant n’est pas autorisé à ressentir certaines émotions, comme la colère, il apprend à y faire face de façon destructive et autodestructrice, ce qui implique souvent l’automutilation et la négligence personnelle. Ce sont là des moyens “plus acceptables” de communiquer leurs émotions”.

Anxiété sociale

La honte est une émotion qui nous donne envie d’éviter les autres. Elle est souvent illustrée par une personne qui se couvre le visage ou qui essaie de se cacher. Par conséquent, une personne qui ressent une honte chronique cherche, la plupart du temps, à se cacher des autres.

Ceci est le résultat d’expériences sociales douloureuses dans le passé, généralement dans l’enfance, où les autres représentaient un danger et infligeaient souffrance et tristesse. Ces expériences ont amené l’individu à apprendre que les autres, ou les interactions sociales en général, sont le plus souvent associés à des douleurs émotionnelles et même physiques, à des situations de malaises ou de menaces.

Sur le plan comportemental, il en résulte de l’évitement, de la gêne, de la timidité, parfois jusqu’à être terrorisé de passer un appel ou de s’isoler complètement dans son espace personnel, hors de danger.

Il est intéressant de noter que les personnes ayant de fortes tendances narcissiques et autres traits de personnalité toxiques ont tendance à composer avec leurs sentiments de honte chronique et d’inutilité en étant plus extravertis. Ils cherchent à attirer l’attention et se comportent comme des enfants capricieux, irritables, irresponsables, niant la réalité. Leur comportement est souvent qualifié d’antisocial, en ce sens qu’il est nuisible aux autres et à eux-même (à ne pas confondre avec asocial, ce qui signifie simplement que la personne n’aime pas les interactions sociales).

La solitude

Etant donné que la honte toxique découle d’expériences douloureuses et traumatisantes vécues dans l’enfance, maltraitée par les autres, des problèmes de confiance peuvent se développer. Le fait d’avoir des difficultés à faire confiance a pour conséquence de ne pas avoir de limites et, par extension, de nouer des relations malsaines et de vivre avec un sentiment chronique de solitude. Certaines personnes ont l’impression d’être un fardeau et ne veulent pas déranger les autres. Pour elles, il est très difficile de demander de l’aide ou d’exprimer des préférences.

Certains sont trop agressifs et narcissiques, ce qui décourage immédiatement les gens plus sains. Par ailleurs, une personne narcissique ne veut pas ou ne peut pas se rendre compte qu’elle est incapable d’établir ou d’entretenir des relations saines et harmonieuses. Pour elle, le problème vient toujours de l’autre. Par conséquent, elle ne peut même pas s’attaquer au problème parce qu’elle en nie l’origine et se retrouve donc coincée dans sa solitude.

Certains sont trop dans le besoin et attendent que les autres s’occupent et fassent des choses pour eux. Ils ont intériorisé la croyance qu’ils sont trop incompétents, impuissants et dépendants, ce qui, malheureusement, repousse les personnes qui veulent une relation égalitaire et mature.


Résumé et mot de la fin

La honte toxique est une problématique complexe et compliquée. Elle ronge la personne de l’intérieur et affecte tous les aspects de sa vie. Beaucoup de gens ne sont même pas conscients de ce qu’ils ressentent. Et parmi ceux qui le sont, nombreux sont ceux qui n’arrivent pas à le verbaliser clairement et à le comprendre.

La honte chronique et toxique, comme la plupart des problèmes psychologiques, est enracinée dans une éducation douloureuse et traumatisante, où la personne a été maltraitée et a appris qu’elle était mauvaise, qu’elle méritait des punitions, qu’elle était indigne de bonnes choses, qu’elle souffrait d’une déficience innée, etc.

Les conséquences d’une telle éducation sont souvent dévastatrices et durables. Les problèmes les plus courants, auxquels une personne ayant vécu ces expériences est confrontée, sont la culpabilité et une responsabilité trompeuse, un sentiment constant de vide et d’insatisfaction, de la négligence personnelle, l’effacement et l’autodestruction, une phobie sociale et des problèmes interpersonnels, un isolement chronique, des difficultés à faire confiance, mais aussi des relations toxiques ou malsaines et de la difficulté à poser des limites.

Il est possible de surmonter la honte toxique ou du moins de la gérer, mais cela demande beaucoup de travail personnel. Il est aussi très utile d’avoir une aide professionnelle avec laquelle vous pourrez établir une relation thérapeutique, ainsi que quelques personnes proches, car les problèmes qui découlent de la maltraitance sont plus faciles à résoudre dans un environnement social bienveillant.

Source : By Darius Cikanavicius

/ PsychCentral

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CE QUE SIGNIFIE S’APAISER SOI-MÊME ET 9 FAÇONS DE LE FAIRE

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Ce concept peut ne pas nous être familier, et nous ne savons pas non plus quelles sortes de choses pourraient nous apaiser, mais lorsque nous nous sentons particulièrement anxieux ou en détresse, l’apaisement est un outil bien utile dans notre trousse psychologique.

QU’EST-CE QUE L’APAISEMENT DE SOI ?

L’apaisement de soi est un outil que nous pouvons utiliser pour nous réconforter et nous calmer lorsque nous sommes anxieux ou en détresse, sans utiliser de médicaments ni recourir aux stratégies négatives d’adaptation. C’est une façon de se consoler, de prendre soin de soi et d’être gentil avec soi-même. Pour certains d’entre nous, il peut être nécessaire de prendre des médicaments, mais l’apaisement de soi peut tout de même être utile en parallèle.

1. LE NIVEAU DE BRUIT

Le niveau de bruit autour de nous peut affecter notre état d’esprit. Certains d’entre nous aiment être entourés de sons ; cela peut nous permettre de nous déconnecter car on ne peut pas penser à quoi que ce soit quand on écoute quelque chose, ce qui permet à notre esprit de tranquiliser. Pour les autres, le silence complet est préférable parce qu’il offre au cerveau l’espace nécessaire pour régler les choses. Beaucoup d’entre nous se trouveront quelque part entre les deux, et un faible niveau de bruit peut être réconfortant. Cela suffit à nous empêcher de nous sentir totalement seuls, mais pas au point de nous sentir dépassés.

Si nous ne sommes pas chez nous, les écouteurs peuvent être utiles, soit pour produire du son, soit encore pour calmer le bruit du monde qui nous entoure.Ce que nous écoutons peut aussi influer sur nos sentiments. Il se peut que certains d’entre nous aient une playlist ou une chanson qui nous permet de nous sentir plus calmes. D’autres préfèrent une station de radio spécifique, dont le rythme et la routine peuvent être apaisants – une station qui nous rappelle un espace où nous nous sommes sentis en sécurité. Les podcasts ou livres audio peuvent aussi être apaisants ; le rythme des mots, ou la façon dont ils nous entraînent hors du quotidien pour quelques instants, peut être réconfortant, surtout si c’est un de nos livres ou conférenciers favoris.

2. UTILISER DES COUVERTURES

Les couvertures peuvent être vraiment réconfortantes – et nous ne sommes pas obligés de nous limiter à une seule. On peut avoir autant de couvertures que notre maison peut en stocker si on veut. Le fait d’être sous une couverture assez épaisse (vous pouvez même acheter des couvertures lestées) peut nous aider à nous sentir calmes et à ralentir notre respiration. Avoir des couvertures de textures différentes peut nous permettre de nous concentrer sur autre chose que sur nous-mêmes et de nous ancrer. Une couverture douce peut aussi avoir un effet apaisant – elle est là quand nous avons besoin d’essuyer nos larmes, elle a notre odeur et peut nous procurer un sentiment de familiarité et une étreinte quand la situation devient difficile.

3. L’ÉCLAIRAGE

Lorsque nous sommes angoissés, souvent nos pupilles se dilatent. Cela peut nous rendre incroyablement sensibles à la luminosité qui nous entoure. En diminuant la lumière, nous pouvons éviter de nous sentir anxieux devant la luminosité de la pièce. Si on est dehors, on peut porter des lunettes de soleil. Si nous sommes à la maison et que nous n’avons pas de variateur d’intensité sur notre luminaire principal, nous pourrions utiliser des lampes, des lampions de bureau, des bougies ou des guirlandes lumineuses au lieu du luminaire habituel. Nous pouvons aussi utiliser une lumière à couleur changeante, ou une lampe à lave si nous les trouvons apaisantes.

4. ODEURS

Chez certains, les odeurs peuvent apporter du réconfort et aider à se calmer. Les bougies, l’encens, les boissons chaudes, un assouplissant pour linge ou certains aliments peuvent nous aider à créer des odeurs particulières dans notre maison. Cela peut nous aider à nous sentir calmes et sereins dans notre espace de vie.Nous pouvons parfois emporter certaines senteurs avec nous. Si, par exemple, la lavande est quelque chose qui nous aide à nous sentir calmes, alors nous pourrions fabriquer ou acheter des sachets de lavande pour les mettre dans nos poches.

5. LE GOÛT

Le chewing-gum et les bonbons peuvent nous aider à nous ancrer car ils nous donnent quelque chose de concret sur lequel nous concentrer. Des enquêtes ont mis en évidence que le chewing-gum peut en fait nous aider à réduire notre niveau d’anxiété en période de stress intense. Les bonbons peuvent nous faire penser à des temps plus simples ; le goût et la sensation que nous avons en les suçant peuvent nous aider à nous remémorer ces temps passés.

6. LA CHALEUR

Avoir quelque chose de chaud peut nous aider à nous sentir calmes. Cela peut nous aider à nous détendre. Une boisson chaude (surtout si elle ne contient pas de caféine), un bain chaud, un patch chauffant ou une bouillotte peuvent tous nous aider à nous sentir bien au chaud, dans le confort et le calme.

7. LES ANIMAUX

Les animaux de compagnie peuvent être apaisants. Le fait de caresser ou de jouer avec un animal peut nous aider à nous concentrer sur autre chose que sur nous-mêmes et à nous soustraire à tout ce qui se passe dans notre tête. Caresser un animal, sentir sa chaleur et la texture de sa fourrure peuvent aider à réduire notre niveau d’anxiété. Si nous n’avons pas d’animal domestique, on peut offrir de garder l’animal d’un ami, faire du bénévolat dans un refuge pour animaux ou visiter un café pour chats, par exemple, ou encore être promeneur de chien.

8. UTILISER DES APPLICATIONS

Il y a beaucoup d’applications téléphoniques spécialement conçues pour nous aider à gérer l’anxiété. Une fois blottis sous nos couvertures, nous pourrions découvrir l’une de ces applications utiles. En plus des applications spécialement conçues pour la santé mentale, il existe de nombreux jeux différents qui peuvent être captivants (…). Si nous préférons simplement regarder quelque chose, des applications de retransmission, Netflix ou YouTube peuvent nous aider à trouver toute une variété de contenus, du film que nous avons toujours voulu regarder, en passant par une émission qui nous intéresse.

9. SE LAISSER PLEURER

Lorsque notre angoisse s’intensifie, nous avons parfois besoin de la laisser s’exprimer, et pleurer peut être une excellente façon de le faire. Parfois, nous avons l’impression que nous ” ne devrions pas ” pleurer, et nous essayons de nous retenir. Mais pleurer est une chose tout à fait naturelle. Nous avons tous besoin de pleurer de temps en temps – cela peut être incroyablement cathartique.

Traduit et adapté par courtoisie de Blurt

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La honte chronique et toxique : Ce que c’est que de vivre avec.

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Les personnes souffrant de honte chronique et toxique en sont affectées dans de nombreux domaines de vie. Parfois, ces personnes ne sont même pas conscientes de l’impact que cela a sur elles. Certaines vous diront quelque chose comme : “Je me sens tout le temps mal dans ma peau.”

Je reçois souvent des commentaires, messages et courriels me disant : ” Je viens de lire votre article et c’est exactement ce que je ressens, mais je ne savais pas comment le formuler! Merci beaucoup !” . Voilà à quel point il peut être difficile de verbaliser ce qui se passe quand on a constamment honte. De plus, cela s’accompagne souvent d’autres sentiments désagréables, comme la culpabilité toxique, douter de soi, la colère, l’impuissance, le désespoir ou la solitude.

Voici quelques-uns des problèmes les plus courants auxquels sont confrontées ces personnes et pour lesquels ils ont honte.

Culpabilité et responsabilité trompeuse

La responsabilité et la culpabilité toxique sont deux choses qui vont souvent de pair avec la honte chronique. La personne a tendance à se blâmer pour les choses dont elle n’est pas responsable. Par conséquent, elle se sent aussi investie d’un sens des responsabilités écrasant. Et quand on se sent responsable des autres, il est très difficile de dire non ou de fixer des limites plus fermes. Par conséquent, on a tendance à accepter trop de responsabilités et d’obligations. On est aussi trop gentil et crédule. C’est un énorme problème parce qu’une telle personne est susceptible d’être manipulée par des personnes ayant une personnalité toxique : narcissiques, psychopathes, sociopathes, malfaiteurs, voleurs et autres prédateurs de toutes sortes. (…)

Le vide

De plus, les personnes qui souffrent de la honte toxique se sentent souvent vides et ne ressentent pas de véritable bonheur à long terme. Les gens qui se situent dans le spectre narcissique et toxique font face à ce manque en se comparant pathologiquement aux autres et en essayant de les dévaloriser pour se sentir supérieur. Ils recherchent le pouvoir et le contrôle sur les autres, le statut social, la célébrité, la notoriété, etc. Tout ce qui peut prouver qu’ils ne sont pas aussi inutiles et déplaisants que ce qu’ils perçoivent d’eux-même.Les autres s’effacent, se sacrifient et se dévouent afin de se sentir utiles et indispensables, même si c’est au détriment de leur propre bien-être. Enfant, ils ont appris que le but de leur existence était de répondre aux besoins des autres. Ils ressentent donc simplement un vide existentiel s’il n’y a personne pour s’occuper d’eux.

Automutilation et négligence personnelle

Nombre de ceux qui vivent avec une honte chronique et toxique ont de la difficulté à prendre soin d’eux-mêmes. C’est difficile de prendre soin de soi-même si personne ne se souciait vraiment de nous quand on était petit. C’est pourquoi les personnes qui ont été négligées dans leurs premières années de développement ont tant de mal avec cet aspect. Certains se causent même activement du tort. (…) :

”Si un enfant n’est pas autorisé à ressentir certaines émotions, comme la colère, il apprend à y faire face de façon destructive et autodestructrice, ce qui implique souvent l’automutilation et la négligence personnelle. Ce sont là des moyens “plus acceptables” de communiquer leurs émotions”.

Anxiété sociale

La honte est une émotion qui nous donne envie d’éviter les autres. Elle est souvent illustrée par une personne qui se couvre le visage ou qui essaie de se cacher. Par conséquent, une personne qui ressent une honte chronique cherche, la plupart du temps, à se cacher des autres.

Ceci est le résultat d’expériences sociales douloureuses dans le passé, généralement dans l’enfance, où les autres représentaient un danger et infligeaient souffrance et tristesse. Ces expériences ont amené l’individu à apprendre que les autres, ou les interactions sociales en général, sont le plus souvent associés à des douleurs émotionnelles et même physiques, à des situations de malaises ou de menaces.

Sur le plan comportemental, il en résulte de l’évitement, de la gêne, de la timidité, parfois jusqu’à être terrorisé de passer un appel ou de s’isoler complètement dans son espace personnel, hors de danger.

Il est intéressant de noter que les personnes ayant de fortes tendances narcissiques et autres traits de personnalité toxiques ont tendance à composer avec leurs sentiments de honte chronique et d’inutilité en étant plus extravertis. Ils cherchent à attirer l’attention et se comportent comme des enfants capricieux, irritables, irresponsables, niant la réalité. Leur comportement est souvent qualifié d’antisocial, en ce sens qu’il est nuisible aux autres et à eux-même (à ne pas confondre avec asocial, ce qui signifie simplement que la personne n’aime pas les interactions sociales).

La solitude

Etant donné que la honte toxique découle d’expériences douloureuses et traumatisantes vécues dans l’enfance, maltraitée par les autres, des problèmes de confiance peuvent se développer. Le fait d’avoir des difficultés à faire confiance a pour conséquence de ne pas avoir de limites et, par extension, de nouer des relations malsaines et de vivre avec un sentiment chronique de solitude. Certaines personnes ont l’impression d’être un fardeau et ne veulent pas déranger les autres. Pour elles, il est très difficile de demander de l’aide ou d’exprimer des préférences.

Certains sont trop agressifs et narcissiques, ce qui décourage immédiatement les gens plus sains. Par ailleurs, une personne narcissique ne veut pas ou ne peut pas se rendre compte qu’elle est incapable d’établir ou d’entretenir des relations saines et harmonieuses. Pour elle, le problème vient toujours de l’autre. Par conséquent, elle ne peut même pas s’attaquer au problème parce qu’elle en nie l’origine et se retrouve donc coincée dans sa solitude.

Certains sont trop dans le besoin et attendent que les autres s’occupent et fassent des choses pour eux. Ils ont intériorisé la croyance qu’ils sont trop incompétents, impuissants et dépendants, ce qui, malheureusement, repousse les personnes qui veulent une relation égalitaire et mature.

Résumé et mot de la fin

La honte toxique est une problématique complexe et compliquée. Elle ronge la personne de l’intérieur et affecte tous les aspects de sa vie. Beaucoup de gens ne sont même pas conscients de ce qu’ils ressentent. Et parmi ceux qui le sont, nombreux sont ceux qui n’arrivent pas à le verbaliser clairement et à le comprendre.

La honte chronique et toxique, comme la plupart des problèmes psychologiques, est enracinée dans une éducation douloureuse et traumatisante, où la personne a été maltraitée et a appris qu’elle était mauvaise, qu’elle méritait des punitions, qu’elle était indigne de bonnes choses, qu’elle souffrait d’une déficience innée, etc.

Les conséquences d’une telle éducation sont souvent dévastatrices et durables. Les problèmes les plus courants, auxquels une personne ayant vécu ces expériences est confrontée, sont la culpabilité et une responsabilité trompeuse, un sentiment constant de vide et d’insatisfaction, de la négligence personnelle, l’effacement et l’autodestruction, une phobie sociale et des problèmes interpersonnels, un isolement chronique, des difficultés à faire confiance, mais aussi des relations toxiques ou malsaines et de la difficulté à poser des limites.

Il est possible de surmonter la honte toxique ou du moins de la gérer, mais cela demande beaucoup de travail personnel. Il est aussi très utile d’avoir une aide professionnelle avec laquelle vous pourrez établir une relation thérapeutique, ainsi que quelques personnes proches, car les problèmes qui découlent de la maltraitance sont plus faciles à résoudre dans un environnement social bienveillant.

Source : By Darius Cikanavicius / PsychCentral