trauma psychologie

Questions pour votre futur thérapeute, depuis votre canapé

Publié Laisser un commentairePublié dans dépression et anxiété, EMDR, psychothérapie, TCC

Même si vous vous rencontrez en ligne, un entretien avec un thérapeute peut vous aider à déterminer si la thérapie vous convient ou non.

De l’anxiété à la solitude, et du traumatisme au chagrin, la pandémie de coronavirus ébranle notre bien-être psychologique. Selon un sondage réalisé en avril par la Kaiser Family Foundation, 54 % des femmes et 37 % des hommes affirment que la pandémie aggrave leur santé mentale. Les principales préoccupations des personnes interrogées sont la crainte que des membres de leur famille tombent malades, l’instabilité économique et la perte d’emploi.

Dans cet enchevêtrement de stress, un nombre croissant de personnes se tournent vers un thérapeute pour obtenir des conseils. Votre premier rendez-vous avec un nouveau thérapeute peut être lui-même stressant, et de nos jours, nombre de ces rencontres se font par téléphone ou par vidéo, ce qui peut rendre les contacts plus difficiles que lors d’une rencontre en face à face. Mais comme pour une séance en personne, les patients doivent être prêts à poser des questions au thérapeute pour savoir s’ils sont compatibles.

Des recherches ont montré que l’entretien avec un thérapeute potentiel peut aider les patients à déterminer si la thérapie leur convient ou non. Comme l’ont constaté les chercheurs comportementalistes, les questions sont des éléments de base pour la connexion et la conversation. Les réponses aux questions peuvent également révéler ce que l’on ressent lorsqu’on interagit avec une nouvelle personne. Et en matière de thérapie, la recherche indique que la compatibilité entre thérapeute et patient joue un rôle important dans la réussite du travail personnel.

Voici quelques questions pour vous aider à vous lancer.

  • Quel est votre parcours professionnel ?

Tout d’abord, renseignez-vous sur la formation et l’autorisation d’exercer du thérapeute. Les thérapeutes agréés connaissent les règles d’éthique, comme le respect de la confidentialité du patient, le respect des limites et l’exercice de leur profession dans le cadre de leurs compétences.

Il est également utile de s’informer sur les tarifs des séances et de demander si le thérapeute accepte ou non une mutuelle, ou s’il offre un tarif réduit.

La thérapie est un terme large, qui laisse entendre que tous les professionnels de la santé mentale fournissent des services similaires. Toutefois, ils diffèrent en termes de formation, d’études et de capacité à prescrire des médicaments. Par exemple, les psychiatres sont des médecins qui prescrivent des médicaments pour traiter les symptômes de maladies mentales telles que l’anxiété généralisée, le trouble bipolaire et la dépression majeure. Viennent ensuite les psychologues et psychothérapeute. Contrairement aux psychiatres, ils ne prescrivent pas de médicaments.

  • Quelle est votre approche ?

Les traumatismes et tragédies collectives peuvent affecter notre santé mentale de multiples façons. Une récente enquête menée en Chine a révélé que près de 35 % des personnes interrogées souffraient de troubles de panique, de dépression ou de phobies liées à la pandémie de Covid-19. “Pour un problème donné, plusieurs traitements peuvent fonctionner”, a déclaré Joshua K. Swift, professeur de psychologie clinique et chercheur à l’université d’État de l’Idaho. C’est pourquoi “tous les patients potentiels devraient s’informer de l’approche thérapeutique du professionnel et s’il existe des preuves de son efficacité”. La façon dont chaque thérapeute répond à cette question est souvent guidée par son style clinique.

Par exemple, les cliniciens psychodynamiques aident souvent les patients à découvrir la source de leur souffrance. Pour ceux qui sont aux prises avec des problèmes tels que des difficultés relationnelles, une dynamique familiale difficile ou un deuil, la thérapie psychodynamique peut être particulièrement utile.

Les thérapeutes cognitivo-comportementaux considèrent souvent que la détresse émotionnelle est le résultat d’une mauvaise réflexion. En se concentrant sur la gestion des symptômes, ces thérapeutes s’appuient sur des stratégies comportementales, telles que le suivi de l’humeur et les exercices cognitifs, pour susciter le changement. Les patients souffrant d’anxiété aiguë, d’insomnie ou de troubles alimentaires, par exemple, peuvent trouver cette approche utile.

Les psychothérapeutes spécialisés dans les traumatismes utilisent des méthodes telles que la désensibilisation et le retraitement par mouvements oculaires, la psychothérapie dynamique expérientielle accélérée et l’expérience somatique pour aider un patient à traiter ses émotions douloureuses en utilisant une approche basée sur le corps.

En plus d’apprendre la technique du thérapeute, il est également utile de lui demander comment il mesure les progrès et quel succès il a obtenu en traitant des patients ayant des préoccupations similaires, a déclaré le Dr Swift.

  • Avec quels types de patients aimez-vous travailler ?

Les questions ouvertes, telles que “avec quels types de patients aimez-vous travailler”, peuvent fournir des informations utiles sur les préférences et le style de relation du thérapeute.

Par exemple, un thérapeute peut répondre en disant : “Je vais répondre à votre question, mais avant cela, je suis curieux de savoir ce que ma réponse pourrait signifier pour vous ? D’autres peuvent dépeindre leur patient “idéal” en décrivant avec qui ils aiment travailler et pourquoi. Dans certains cas, les thérapeutes peuvent considérer la question comme une occasion de demander au patient : “Quel type de thérapeute recherchez-vous ?

Quelle que soit la réponse du thérapeute, les patients doivent être attentifs à ce qu’ils ressentent. Les chercheurs en psychothérapie ont constaté que les thérapeutes efficaces transmettent la compréhension, l’authenticité et l’expertise. Lors de la première rencontre, ces qualités peuvent contribuer à consolider une union de collaboration entre le patient et le thérapeute.

  • Comment saurai-je si la thérapie fonctionne ?

Lorsque la souffrance est immense, en particulier pendant et après une crise, les gens aspirent à un soulagement. Cependant, la thérapie ne soulage pas immédiatement la douleur. En effet, parler de sa douleur peut sembler difficile au début, du moins temporairement. La rapidité avec laquelle le traitement commence à fonctionner dépend souvent de la gravité du problème et de l’ampleur de l’adversité passée que le patient a connue.

La détresse provoquée par la pandémie peut prendre des formes et des dimensions diverses. Pour certains, les difficultés liées à la situation, telles que le travail à domicile, l’enseignement à domicile ou le fait d’être un travailleur essentiel, peuvent entraîner un stress immense. Selon l’American Psychological Association, les patients confrontés à ces difficultés peuvent bénéficier d’une psychothérapie limitée dans le temps ou de courte durée.

Ceux qui sont aux prises avec des problèmes plus aigus, comme le décès inattendu d’un proche, un traumatisme infantile non résolu ou un trouble de stress post-traumatique, peuvent avoir besoin de soins continus jusqu’à ce que les traumatismes soient résolus.

Les recherches suggèrent que les thérapeutes efficaces fournissent une explication de la souffrance du patient, discutent du fonctionnement de la thérapie et demandent un retour d’information. Bien entendu, la situation de chaque patient est unique et, au fur et à mesure que la thérapie se déroule, les objectifs peuvent changer.

Après avoir interrogé votre futur thérapeute, posez-vous la question : “Que me disent mes tripes à propos de cette personne”, a déclaré Benjamin Lipton, un psychothérapeute de l’A.E.D.P. à New York. Si quelque chose ne va pas, faites honneur à votre expérience et posez des questions de suivi.

Un thérapeute peut avoir des qualifications irréprochables et des évaluations en ligne élogieuses, mais si l’interaction vous paraît rebutante, il est peu probable que la confiance et la sécurité s’établissent. En fin de compte, ces deux ingrédients sont essentiels dans toute nouvelle relation, y compris celle avec votre thérapeute.

Traduit et adapté par courtoisie du New York Times

protocole violence sexuelles

Étude multicentrique contrôlée, à répartition aléatoire, portant sur l’administration du protocole EMDR PRECI chez des mineures victimes de violences sexuelles et/ou physiques et pour lesquelles un diagnostic de TSPT associé a été établi

Publié Laisser un commentairePublié dans dépression et anxiété, EMDR, TSPT/SSPT/ESPT/PTSD, violences sexuelles

Résumé:

Cette étude longitudinale multicentrique contrôlée, à répartition aléatoire, se fixe trois objectifs : 1) évaluer le protocole EMDR pour les incidents critiques récents (EMDR-PRECI) dans la rémission du diagnostic de TSPT en comparaison au traitement usuel, chez les mineures ayant été victimes de violences sexuelles et/ou physiques; 2) évaluer l’efficacité du protocole EMDR-PRECI dans la réduction des symptômes de TSPT, d’anxiété et de dépression chez les participantes en comparaison au traitement usuel; et 3) améliorer les connaissances concernant la corrélation existante entre les critères fondamentaux du questionnaire auto-rapporté PCL-5 servant à dresser le diagnostic provisionnel du TSPT et le diagnostic clinique du TSPT établi en fonction de l’échelle CAPS-5, sur cette population. L’étude a été réalisée en 2019 dans les villes de Puebla et Mexico, au Mexique, sur trois sites d’une organisation à but non lucratif qui fournit des services aux femmes en situation vulnérable. Au total, 32 mineures ont répondu aux critères d’inclusion. Les participantes étaient âgées de 12 à 17 ans (M = 15,35 ans). La participation était volontaire et soumise au consentement des participantes et de leur tuteur légal. Il est important de mentionner que 31 participantes sur 32 étaient enceintes au moment du traitement, avec une moyenne de grossesse à 24,63 semaines (6,15 mois). Toutes les patientes du groupe à qui l’on avait administré l’EMDR ne répondaient plus aux critères de diagnostic du TSPT après traitement et lors des évaluations de suivis réalisées 90 jours plus tard, alors que toutes les patientes du groupe sujet au traitement usuel répondaient toujours aux critères de base du diagnostic clinique du TSPT après traitement et lors des évaluations de suivi à 90 jours. Des analyses de variance (ANOVA) à mesures répétées ont été utilisées pour le TSPT, l’anxiété et la dépression; le test t et la taille de l’effet du d de Cohen ont été calculésen utilisant des facteurs intra-groupes et inter-groupes pour les différentes mesures. L’ANOVA a révélé un effet significatif quant au temps (F (2, 52) = 149.53 p <.001, ηP 2 =.852), au groupe (F (1, 26 = 140.71, p<.001, ηP 2 =.844); et les scores d’anxiété ont démontré un effet de temps important (F (1, 26) = 32.89, p <.001, ηP 2 =.559). Un effet d’interaction significatif entre le temps et le groupe (F (1, 26) = 17.37, p <.001, ηP 2=.401) a mis en évidence une baisse pour le groupe traité. En ce qui concerne les scores de dépression, des effets significatifs ont été trouvés pour le temps (F (1, 26) = 21.77, p <. 001, ηP 2 =.456). Les résultats ont aussi montré des effets d’interaction significatifs entre le temps et le groupe (F (1, 26) = 6.17, p <.05, ηP 2 =.192). Aucun effet significatif n’a été relevé pour le groupe sujet au traitement usuel. Les résultats de l’étude indiquent que le protocole EMDR-PRECI pourrait être une thérapie possible, offrant un bon rapport coût-performance et des résultats dans un délai raisonnable, pour traiter les patients pour lesquels un diagnostic de TSPT a été établi, et pour traiter les symptômes de TSPT, d’anxiété et de dépression de cette population.

Mots-clés: Intégration neuro-émotionnelle par les mouvements oculaires (EMDR), Protocole EMDR pour le traitement des événements critiques récents (EMDR-PRECI), Trouble de stress post-traumatique (TSPT), Mineure, Violence sexuelle, Violence physique, Anxiété, Dépression

1. Introduction

Dans le contexte de cet article, l’expression « violence sexuelle » sera utilisée pour faire référence à tout comportement lié à l’agression sexuelle, au harcèlement, aux sévices sexuels, au viol ou à la manipulation psychologique en vue d’abuser une personne sexuellement. Selon le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), les violences sexuelles sur enfants et adolescents sont considérées comme l’une des formes d’agression sur personnes de moins de 18 ans les plus graves. Cette violence se manifeste sous diverses formes d’activité sexuelle avec mineurs pouvant aller d’actes sexuels sans contact physique tels que l’exposition à des documents pornographiques à d’autres actes avec contact corporel tels que les caresses et la pénétration. Les victimes de sévices sexuels signalent des réactions émotionnelles plus intenses pendant et après le traumatisme par rapport aux victimes d’autres traumatismes. Le trouble de stress post-traumatique (TSPT) est l’une des séquelles les plus communes des violences sexuelles sur enfant. Des études effectuées auprès de filles en âge de scolarisation ayant été agressées sexuellement démontrent que 30% d’entre elles souffrent de symptômes dissociatifs et 40% de symptômes de TSPT. La violence sexuelle chez les enfants est aussi associée à des troubles de la santé mentale graves et négatifs à court terme et à long terme, tels que la dépression, l’anxiété et le comportement agressif. Une forte prévalence de l’anxiété, de la dépression, du TSPT, et du trouble de personnalité borderline a été découvert chez les femmes victimes de sévices sexuelles pendant l’enfance. Ces données indiquent que les conséquences de cet acte peuvent persister de l’adolescence jusqu’à l’âge adulte. … Outre le statut socio-économique, le contexte familial, et les caractéristiques des agressions, il est également possible que des facteurs culturels influençant l’éducation des enfants, les attitudes envers la sexualité, et le développement des symptômes pourraient aider à expliquer des taux de symptômes sexuels plus élevés au sein de différents groupes ethniques.

Selon le Manuel Diagnostique et Statistique des Troubles Mentaux (5è édition; DMS-5), le trouble de stress post-traumatique (TSPT) est un trouble de la santé mentale qui se développe après l’exposition à un ou plusieurs événements traumatiques (Critère A) et qui se caractérise par une reviviscence intense d’un événement traumatique au travers de souvenirs et de cauchemars intrusifs (Critère B), l’évitement des stimuli associés à l’événement (Critère C), des changements négatifs au niveau de l’humeur et des cognitions (Critère D), l’hypervigilance envers des menaces potentielles dans l’environnement (Critère E), et dans certains cas, des symptômes persistants ou récurrents de dépersonnalisation. Les événements du critère A comprennent, mais ne sont pas limités, aux menaces ou agressions physiques réelles (ex : violence physique pendant l’enfance, attaque physique), menaces ou agressions sexuelles réelles (ex : pénétration sexuelle forcée, pénétration sexuelle facilitée par la consommation d’alcool ou de drogue, les contacts sexuels abusifs, les sévices sexuels sans contact, l’exploitation sexuelle) (p.274).

Le TSPT se caractérise par de multiples phénotypes symptomatiques et est extrêmement comorbide, surtout chez les individus ayant vécu plusieurs traumatismes. La comorbidité du TSPT et les troubles dépressifs et anxieux sont les séquelles d’une exposition à des événements traumatiques. Environ la moitié des individus souffrant de TSPT rapportent généralement des symptômes dépressifs comorbides sur divers échantillons épidémiologiques. Le TSPT peut devenir un facteur de risque pour d’autres conditions médicales, y compris certaines complications pendant la grossesse telles que les grossesses extra-utérines, les fausses couches, l’hyperémèse, les symptômes de l’accouchement prématuré et la croissance excessive du fœtus. Il est possible et plausible que le stress prénatal représente un aspect important de l’environnement intra-utérin qui pourrait avoir une influence sur de nombreux, sinon tous les résultats du développement du fœtus. En ce qui concerne le traitement du TSPT, des méta-analyses et directives thérapeutiques récentes recommandent l’utilisation de la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) ou l’intégration neuro-émotionnelle par les mouvements oculaires (EMDR).

1.1 Thérapie EMDR

La thérapie par intégration neuro-émotionnelle par les mouvements oculaires (EMDR) est une approche psychothérapeutique à trois volets complète, axée sur le patient et codifiée en huit phases. Cette thérapie est guidée par le modèle de Traitement Adaptatif de l’information (TAI) qui suppose que la psychopathologie est fondée sur des souvenirs d’incidents critiques ou d’expériences de la vie négatives non traités par le cerveau et stockés dans la mémoire dans leur état d’origine. Le retour de ces souvenirs peut être déclenché par des stimuli internes et externes et ainsi contribuer au dysfonctionnement actuel. La thérapie EMDR et la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) axée sur le traumatisme sont les seules psychothérapies recommandées pour les enfants, les adolescents et les adultes souffrant de TSPT dans le guide Guidelines for the Management of Conditions Specifically Related to Stress (Guide sur l’évaluation et la prise en charge des affections spécifiquement liées au stress) de l’OMS. Un projet de recherche réalisé récemment indique que la thérapie EMDR et la thérapie cognitivo-comportementale sont des choix de traitement efficaces contre le TSPT et les symptômes dépressifs. Il a été démontré que la thérapie EMDR est efficace chez les enfants souffrant d’un traumatisme. […]

2. Objectifs

Cette étude longitudinale, multicentrique, et contrôlée, à répartition aléatoire a trois objectifs.

1. Évaluer l’efficacité du protocole EMDR-PRECI dans la rémission du diagnostic de TSPT en comparaison au traitement usuel, chez les femmes mineures ayant été victimes de violences sexuelles et/ou physiques et pour lesquelles un diagnostic de TSPT associé aux événements a été établi;

2. Évaluer l’efficacité du protocole EMDR-PRECI dans la réduction des symptômes de TSPT, d’anxiété et de dépression chez les participantes en comparaison au traitement usuel;

3. Améliorer les connaissances concernant la corrélation existante entre les critères fondamentaux du questionnaire auto-rapporté sur le trouble du stress post-traumatique du DSM-5 (PCL-5) servant à dresser le diagnostic provisionnel du TSPT et le diagnostic clinique du TSPT établi en fonction de l’échelle de TSPT administrée par le clinicien du DSM-5 (CAPS-5) sur cette population.

[…]

3.6.3. Traitement

Dans le cadre de cette étude, l’EMDR a été administrée sous forme de thérapie intensive. Des preuves portent à croire que des sessions de traitement plus fréquentes permettent de maximiser les résultats du traitement du TSPT. Ce format intensif a permis aux participantes d’achever un cycle complet de traitement en une brève période. Les participantes du groupe soumis à la thérapie EMDR ont participé en moyenne à 4,68 sessions individuelles de 60 minutes de traitement par EMDR, réalisées deux à trois fois par semaine (en fonction de la disponibilité des participantes) dans les centres désignés alors que les participantes au traitement usuel ont complété en moyenne 12,6 sessions individuelles de 60 minutes, administrées une fois par semaine.

Les thérapeutes et la fidélité au traitement

L’EMDR-PRECI a été fournie par huit thérapeutes accrédités et formés spécifiquement à l’administration du protocole. Afin de protéger l’identité des mineures, il fut interdit de les filmer ou de prendre des photos. Pour garantir la fidélité au traitement et l’adhésion au protocole, les thérapeutes EMDR observèrent strictement toutes les étapes du protocole rédigé.

[…]

5. Résultats

Rémission du diagnostic de TSPT

Le bilan du diagnostic du TSPT, établi en fonction de l’algorithme du DSM-5 permettant d’établir le diagnostic, a démontré que les participantes du groupe EMDR (16 sur 16, 100%) ne répondaient plus aux critères de diagnostic du TSPT après traitement et lors des évaluations de suivi réalisées 90 jours plus tard, alors que le diagnostic clinique de base du TSPT chez les patientes du groupe de traitement usuel a été maintenu après traitement et lors des évaluations de suivi réalisées 90 jours plus tard. En référence à l’amélioration globale sur l’échelle du CAPS-5 (élément 28), les participantes du groupe soumis à la thérapie EMDR ont montré les résultats suivants : 8 participantes sur 16 (50%) ont déclaré être asymptomatiques, et les 8 autres (50%) ont signalé une amélioration considérable.

[…]

6. Discussion

Cette étude longitudinale, multicentrique, et contrôlée, à répartition aléatoire, a trois objectifs :

1. Évaluer l’efficacité du protocole d’intégration neuro-émotionnelle par les mouvements oculaires pour les incidents critiques récents et le stress traumatique toujours en cours (EMDR-PRECI) dans la rémission du diagnostic du trouble de stress post-traumatique (TSPT), en comparaison au traitement usuel, chez les mineures ayant été victimes de violences sexuelles et/ou physiques et pour lesquelles un diagnostic de TSPT associé aux événements a été établi;

2. Évaluer l’efficacité de l’EMDR-PRECI dans la réduction des symptômes de TSPT, d’anxiété et de dépression chez les participantes en comparaison au traitement usuel; et

3. Améliorer les connaissances concernant la corrélation existante entre les critères fondamentaux du questionnaire auto-rapporté sur le trouble du stress post-traumatique du DSM-5 (PCL-5) servant à dresser le diagnostic provisionnel du TSPT et le diagnostic clinique du TSPT établi en fonction de l’échelle de TSPT administrée par le clinicien du DSM-5 (CAPS-5) sur cette population.

En ce qui concerne le premier objectif, les résultats issus de l’algorithme du DSM-5 permettant d’établir le diagnostic du TSPT ont prouvé l’efficacité de l’EMDR-PRECI pour atténuer les troubles de stress post-traumatique (TSPT) chez les mineures victimes de violence sexuelle et/ou physique. Une réduction évidente et significative des symptômes de TSPT a été observée, entre la première et deuxième mesure, puis une autre réduction a été notée entre la deuxième et troisième mesure, au sein du groupe traité. Il est important de mentionner que les différences entre la deuxième et la troisième mesure au sein du groupe traité ont montré une véritable tendance vers la signification statistique (.06), confirmant le retraitement des souvenirs pathogènes. Il est également clair que les résultats au sein du groupe ayant bénéficié du traitement usuel se sont quasiment maintenus au même niveau tout au long de l’étude. Il faut également souligner que lors des évaluations de suivi, 50% des participantes ayant reçu la thérapie EMDR ont déclaré être asymptomatiques, et les autres 50% ont signalé une amélioration considérable.

L’évaluation de l’efficacité de l’EMDR-PRECI dans la réduction des symptômes de TSPT, d’anxiété et de dépression est prouvée par un effet de forte magnitude (d=7.90) obtenu lors de la comparaison du TSPT entre les deux groupes au Temps 3. Les résultats ont également démontré l’efficacité du protocole à réduire l’anxiété et la dépression. Pour les deux variables, cette réduction au sein du groupe traité est évidente lors du test ultérieur, et elle est confirmée par la taille d’effet forte (d=1.41) de la comparaison moyenne de l’incidence sur l’anxiété. Une tendance similaire a été notée pour la dépression, qui a également mis en évidence une taille d’effet forte (d=1.02).

En ce qui concerne la corrélation existante entre les critères fondamentaux du PCL-5 servant à dresser le diagnostic provisionnel du TSPT et le diagnostic clinique du TSPT établi en fonction du CAPS-5, sur cette population, les résultats ont montré une corrélation à 90,62% au Temps 1, et une corrélation de 100% aux Temps 2, et 3.

Les mineures et les femmes sont victimes de violences interpersonnelles depuis des siècles. La violence interpersonnelle comprend la violence sexuelle et/ou physique, la violence conjugale, la violence familiale ou parentale, la violence à caractère sexiste, et encore bien d’autres formes. Les expériences interpersonnelles traumatiques multiples, qui ont lieu pendant l’enfance et à l’adolescence (ex: violence sexuelle et/ou physique, violence ou maltraitance psychologique), ont été définies comme étant “un traumatisme complexe”. Le traumatisme complexe accroît les risques de TSPT et d’autres problèmes émotionnels, comportementaux et physiques variés, dont l’anxiété, la dépression, l’agressivité, l’incapacité de réguler ses propres émotions et de créer des relations interpersonnelles significatives, la dissociation, les troubles addictifs, la maladie physique, une faible estime de soi et des comportements sexualisés. Les expériences négatives récentes, passées ou présentes prolongées vécues par ces populations nécessitent une approche de traitement spécifique pour pouvoir englober l’ensemble du spectre du stress traumatique, telle que celle proposée dans la thérapie EMDR-PRECI.

7. Conclusion

La violence sexuelle est l’une des formes de violence interpersonnelle les plus graves dont un mineur puisse souffrir, car elle est toujours associée à d’autres types d’agressions telles que les sévices émotionnels et/ou physiques. En plus des symptômes de TSPT, d’anxiété et de dépression, les mineurs victimes de violence sexuelle peuvent développer des symptômes psychosomatiques, obsessionnels et phobiques, et peuvent aussi souffrir d’échec scolaire, d’insomnie, d’un manque d’énergie, d’isolement social, d’une pauvre estime de soi, et de fugue. Les résultats de l’étude indiquent que l’EMDR-PRECI pourrait être une thérapie possible, offrant un bon rapport coût-performance et des résultats dans un délai raisonnable, pour traiter les patients pour lesquels un diagnostic de TSPT a été établi, et pour traiter les symptômes de TSPT, d’anxiété et de dépression de cette population.

Gabriela Jiménez1, Yael Becker2, Claudia Varela2, Paola García1, María Amparo Nuño1, María Cristina Pérez1, Amalia Osorio1, Ignacio Jarero2, *, Martha Givaudan2

1Département de recherche, Ágape Desarrollo Humano Integral, Puebla, Mexique

2Département de recherche, Associación Mexicana para Ayuda Mental en Crisis, Mexico, Mexique

Adresses E-mail:

gabrielajimenezperegrina@gmail.com (G. Jiménez), yael406@gmail.com (Y.Becker), claudia_vc02@hotmail.com (C.Varela), paolagmyt@gmail.com (P.García), amparonuno@hotmail.com (M.A. Nuño), perezgrados@yahoo.com.mx (M.C.Pérez), amaliaosoriovigil@hotmail.com (A.Osorio), nacho@amamecrisis.com.mx (I.Jarero), martha@imifap.org.mx (M. Givaudan)

*Auteur principal

Traduction de courtoisie – S.Erraud : American Journal of Applied Psychology

Traduction partielle de l’article de recherche paru dans le périodique American Journal of Applied Psychology, publié par Science Publishing Group

Auteurs : Gabriela Jiménez, Yael Becker, Claudia Varela, Paola García, María Amparo Nuño, María Cristina Pérez, Amalia Osorio, Ignacio Jarero, Martha Givaudan.

Multicenter Randomized Controlled Trial on the Provision of the EMDR-PRECI to Female Minors Victims of Sexual and/or Physical Violence and Related PTSD diagnosis.

Publication: American Journal of Applied Psychology. Vol. 9, No. 2, 2020, pp. 42-51.

doi: 10.11648/j.ajap.20200902.12

Reçu le: 25 mars 2020; Accepté le: 8 avril 2020; Publié le: 23 avril 2020

tspt et thérapies

Quand le trauma ne veut pas s’en aller : Comprendre le stress post-traumatique complexe

Publié Laisser un commentairePublié dans dysfonctionnement familial, EMDR, psychothérapie, TCC, TSPT/SSPT/ESPT/PTSD

Le diagnostic actuellement accepté pour l’expérience d’un événement traumatique unique de la vie est le stress post-traumatique (SSPT). Le diagnostic de stress post-traumatique repose sur le constat d’un psychiatre selon lequel la personne a vécu un événement traumatisant au cours duquel elle a été impliquée ou témoin d’événements avec menace de mort ou de blessures grave, ou lorsque l’intégrité physique personnelle ou celle d’autrui a été mise en danger (D’Andrea, Ford, Bradley, Spinazzola et Van der Kolk, 2012). Mais le traumatisme peut être plus compliqué que cela.

Une autre forme de stress post-traumatique, appelée à juste titre stress post-traumatique complexe, est abordée dans la recherche clinique. Herman (1992) définit le syndrome de stress post-traumatique complexe comme ” le résultat caractéristique d’une exposition à des occurrences répétées ou prolongées ou à des formes multiples de traumatisme interpersonnel, souvent dans des circonstances où l’on ne peut pas s’échapper en raison de contraintes physiques, psychologiques, familiales, environnementales, sociales ou d’âge “.

Quelles sont donc les situations dans lesquelles une personne est exposée à un traumatisme interpersonnel et quelles sont les conséquences à court et à long terme d’un tel traumatisme ? Felitti et ses collaborateurs (1998) décrivent plusieurs abus et dysfonctionnements domestiques de la part de parents ou autres adultes dans le foyer, et dans lesquels un traumatisme interpersonnel peut survenir. Il s’agit notamment de :

Abus

Abus psychologique : Insultes répétées, commentaires négatifs et injures envers la victime.

Violence physique : Lorsqu’un parent ou un autre adulte du foyer pousse, attrape, gifle ou frappe la victime à plusieurs reprises et laisse ainsi souvent des traces de coups.

Abus sexuel : Lorsqu’un parent ou un autre adulte de la famille touche, caresse ou saisit la victime de façon répétée et sexuelle. Lorsqu’un enfant est forcé à avoir des rapports sexuels avec un parent ou un adulte.

Dysfonctionnements du foyer

Toxicomanie : Lorsqu’un parent ou un autre adulte au foyer a un problème de drogue ou d’alcool.

Troubles de santé mentale : Lorsqu’un parent ou un autre adulte de la famille souffre de dépression ou d’un autre trouble mental grave.

Mère violemment maltraitée : Quand la mère est maltraitée physiquement, poussée, saisie et giflée à plusieurs reprises, et la victime en est témoin.

Comportement criminel : Lorsqu’une personne au foyer participe à une activité illégale ou est arrêtée et envoyée en prison.

Intimidation, négligence, trahison : Si une personne est intimidée, négligée ou trahie par un être cher, cela peut causer un traumatisme interpersonnel (D’Andrea, et al., 2012).

Lorsqu’une personne subit l’un ou l’autre des effets susmentionnés, il peut y avoir de nombreux effets néfastes. Les études montrent que les enfants qui sont exposés de façon répétée à ces abus peuvent souffrir de graves problèmes coexistants de régulation des émotions, de contrôle des impulsions, d’attention et de cognition, ainsi que de relations interpersonnelles et d’auto-attributions négatives (D’Andrea, et al., 2012).

L’une des études les plus citées à ce sujet a révélé que plus un enfant était exposé à ces abus, plus il était susceptible d’avoir de graves problèmes de santé à l’âge adulte. L’étude a révélé un lien étroit entre le nombre d’expositions indésirables chez les enfants et les affections suivantes : maladie cardiaque, cancer, bronchite chronique ou emphysème, antécédents d’hépatite ou d’ictère, fractures du squelette et autoévaluation négative de la santé (Felitti, et al., 1998).

De plus, les parents qui ont vécu un traumatisme et qui ne consultent pas un spécialiste peuvent, sans le savoir, extérioriser leur traumatisme et le transmettre à la personnalité en développement de leur enfant, un processus appelé transmission transgénérationnelle (Shulevitz, 2014).

En raison de l’impact que les traumatismes interpersonnels peuvent avoir sur la santé et le bien-être, il est crucial de chercher un traitement. Les traitements efficaces pour l’exposition aux traumatismes interpersonnels peuvent inclure :

La thérapie d’exposition prolongée : Ce traitement est soutenu par plus de 20 ans de recherche et est très efficace pour traiter le stress post-traumatique chronique et les symptômes associés. L’objectif de la thérapie d’exposition est de traiter les souvenirs et les déclencheurs traumatiques. Le thérapeute travaille avec la personne pour aborder ces éléments graduellement afin qu’une tolérance à la mémoire se construise avec le temps (Foa, Hernbree et Rothbaum, 2007).

La désensibilisation et le retraitement des mouvements oculaires : Aussi connu sous le nom d’EMDR, ce traitement est également soutenu par plus de 20 ans de recherche. En engageant le cerveau dans un double stimulus d’attention (DAS) et une stimulation de gauche à droite, le but de cette approche est de permettre à la personne d’accéder à la mémoire, de se rappeler des aspects spécifiques de la mémoire et de retraiter la mémoire pour qu’elle soit stockée sous une forme adaptative. Le thérapeute aide la personne à percevoir l’événement d’une manière différente – par exemple une source de force ou une chose qui a nécessité du courage pour survivre (Shapiro, 2001).

La thérapie cognitivo-comportementale : La TCC est une approche qui cible les pensées négatives automatiques et les croyances fondamentales du moi. Les personnes qui ont subi un traumatisme interpersonnel ont souvent des croyances et des attributions plus négatives à leur propre égard qui ne sont pas justes (D’Andrea, et al. 2012). À l’aide d’exercices comme l’enregistrement des pensées et des données, le thérapeute aide la personne à examiner ses pensées et à comprendre qu’elles ne sont peut-être pas équilibrées. En trouvant des preuves pour et contre ses pensées négatives, la personne est capable de créer des modèles de pensée alternatifs et plus équilibrés à son propre égard (Greenberger et Padesky, 1995).

Malgré les données démontrant que les traumatismes interpersonnels entraînent un stress post-traumatique complexe et ont des effets néfastes à court et à long terme sur la santé, le corps professionnel en santé mentale a encore du mal à établir un diagnostic qui lui permette de déceler cette exposition et ce trouble. Plusieurs groupes de travail ont été créés pour répondre au besoin d’un consensus sur la manière de diagnostiquer et de traiter les personnes touchées par un traumatisme interpersonnel. D’ici là, le stress post-traumatique complexe ne figurera pas dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM).

Si vous ou un être cher avez été exposé à l’un des abus mentionnés ci-dessus, sollicitez l’aide d’un professionnel de la santé mentale diplômé et expérimenté.

Traduit par courtoisie de  Good Therapy

violences sexuelles

Ce que j’apprends sur le pardon en lien avec le SSPT

Publié Laisser un commentairePublié dans EMDR, pardon, TSPT/SSPT/ESPT/PTSD

Le pardon est un sujet très délicat. Il peut être donné de manière différente selon chacun. Il peut signifier autre chose pour chaque individu. C’est pourquoi il est si important, mais aussi si compliqué à comprendre.

Par définition, le pardon est : “Une décision consciente et délibérée de libérer des sentiments de ressentiment ou de vengeance envers une personne ou un groupe qui vous a fait du mal.”

La chose la plus importante à retenir au sujet du pardon est que cela ne signifie pas que vous tolérez l’acte ou que vous l’oubliez. En fait, pardonner peut ne rien avoir à voir avec la personne en question. Le pardon ne porte que sur la personne victime du préjudice.

Grâce à ma thérapie par mouvements oculaires (EMDR), j’ai appris qu’il y a quatre phases du pardon. Cela commence par “la phase de découverte”, où vous approfondissez votre compréhension de la situation et de l’impact qu’elle a eu sur vous.

La deuxième phase vise à mieux comprendre le pardon en lui-même et à prendre la décision de continuer ou non avec le pardon dans votre situation personnelle. C’est ce qu’on appelle “la phase de décision”.

Ensuite, il y a “la phase de travail”, au cours de laquelle vous commencez à appréhender l’agresseur sous un angle nouveau. Cela permet d’amorcer le processus de pensées positives à votre égard et à celui de son agresseur.

Enfin, dans la dernière phase, les émotions négatives seront encore plus atténuées. Vous pourriez aussi trouver un sens à la situation et constater que vous avez pu vous développer en tant que personne. C’est ce qu’on appelle “la phase d’approfondissement”.

Comme vous le remarquerez dans chacune de ces quatre phases, la seule partie conséquente, c’est vous. Les différentes phases n’ont pas toutes à voir avec l’agresseur, ni même avec le crime. Le pardon vise à surmonter le traumatisme, pour votre propre bien-être. Vous libérez alors les émotions négatives liées à l’événement.

Le pardon est un processus long et difficile pour certains. Chacun de nous est unique, a vécu des choses différentes et réagit différemment. Nous avons tous droit à ce processus, peu importe le temps qu’il faut pour cela. Personnellement, je suis une thérapie EMDR depuis environ trois mois et je viens de passer à la troisième phase. Je comprends que le pardon me concerne, et j’ai choisi de pardonner. Peu importe la l’événement que vous avez enduré, vous méritez le pardon, pour vous-même.

#lepardon #agresseur #victime #EMDR

Traduit par courtoisie – The mighty

L’EMDR dans l’évolution de la prise en charge du TSPT

Publié Laisser un commentairePublié dans dissociation, EMDR, prise en charge, psychothérapie, TSPT/SSPT/ESPT/PTSD
Psychothérapie de la dissociation par les Stimulations Bilatérales Alternées Auditives – FlorentViard

Les Stimulations Bilatérales Alternées (SBA) sont des techniques portant sur les modalités visuelles, tactiles ou auditives utilisées dans la psychothérapie EMDR « Eyes Movement Desensitization And Reprocessing ». Les recherches isolant les SBA portent souvent sur la modalité visuelle et relatent son effet sur la perturbation subjective à partir de la diminution de l’activité végétative observée. Or certains TSPT ne présentent pas d’activité végétative marquée, ceci corrélativement à la présence de dissociation (Choi et al., 2017; Sack, Cillien, & Hopper, 2012; Briere, Weathers, & Runtz, 2005) Aussi, peu d’études sont consacrées aux SBA auditives sauf pour signaler leur effet moindre comparativement aux autres modalités (Van Den Hout et al, 2012). Par ailleurs, le lien entre les SBA auditives et la dissociation n’a jamais fait l’objet de publication.

Source : HAL