Comment se sent-on quand on est engourdi émotionnellement ?

En ébullition ?

Essayer de me connecter à un sentiment c’est, pour moi, comme essayer de faire de la braise avec du bois mouillé. Vous essayez, mais tout ce que vous obtenez, c’est de la fumée. Vous faites tout ce qu’il faut, mais sans braises au final. Il est ironique de constater qu’être incapable de ressentir ses émotions peut être comme marcher sur des charbons ardents.

Paradoxalement, se refuser de ressentir ses propres émotions peut être un bon mécanisme d’adaptation. Lorsque vous traversez une période particulièrement horrible, déchirante et traumatisante, le fait de bloquer les sentiments qui y sont associés peut parfois être bénéfique à votre réhabilitation et à votre reconstruction. Après avoir vécu des événements traumatisants, la survie est cruciale. Surtout lorsqu’il s’agit d’élever des enfants. Savoir rester calme et continuer à vivre n’est pas chose facile. Et je ne dis pas ça à la légère quand je dis que j’ai simplement mis mes sentiments de côté. Ce n’est pas aussi simple que cela. En fait, en de nombreuses occasions, ce n’était pas toujours un choix.

L’état d’esprit

Il y a trois états dans lesquels vous pouvez entrer en réaction à des événements traumatisants. Le premier de ces états étant le combat ; les cris, la colère, la rage, les larmes, en d’autres termes, un débordement complet des émotions. Un jaillissement de ce que vous avez subi. Ensuite, il y a la fuite, qui vous rend anxieux, agité et nerveux avec une inexplicable envie de vous échapper, tant métaphoriquement que physiquement. Puis, il y a la réaction de gel. Elle est plus fréquente qu’on ne le pense en réaction à un traumatisme. L’état de gel est un état d’engourdissement, un grand sentiment de lourdeur, l’incapacité de percevoir ses sentiments ou de s’y connecter. Toutes ces réactions, même si elles sont différentes les unes des autres, sont des réactions normales face à un traumatisme. C’est comme un réflexe.

Le mode « gel » a ses avantages, car il permet de faire preuve d’un certain degré d’adaptation, c’est un peu comme un étrange sentiment de déconnexion de soi, de ses pensées. Il est possible de continuer à avancer, mais cela affecte votre capacité à prendre des décisions. Cela vous rend indécis, confus et complètement engourdi.

Antigel

Cette sensation d’émotions engourdies peut se transformer en dissociation avec perte de connexion à soi-même sur plusieurs niveaux. Jusqu’à oublier qui vous êtes, où vous vivez, etc. J’ai vécu cela, probablement dans sa forme la plus douce. Après de nombreuses années de violence domestique, sans domicile fixe et autres difficultés, mon esprit a commencé à se couper de mes émotions. Je pouvais évoquer une situation, mais pas l’émotion qui lui était rattachée. En apparence, c’était bien. Cela signifiait que je pouvais fonctionner jour après jour, mais j’avais l’impression que la vie était un peu brumeuse. Parfois, je ne vivais pas pleinement les choses. Je ne me sentais pas complètement intégrée dans quoi que ce soit. Pas tout le temps en tout cas. Ce qui a conduit les gens à croire que j’étais sans doute froide (émotionnellement), et m’a également amenée à accepter plus que ce que je ne le devais. J’avais du mal à faire la différence entre bien et mal parce que je ne le sentais pas. Tout ce que j’avais pour m’aiguiller, c’était ma boussole morale et mes limites. Et mes limites étaient floues à ce stade. Comme je ne faisais pas attention à mes sentiments, j’ai commencé à avoir des crises de panique. Avec des rires hystériques, des pleurs intenses, une sensation hors du corps et un essoufflement. Ces épisodes d’anxiété étaient épuisants, mais ils ont libéré une accumulation d’émotions non résolues.

Je me suis perdue dans le brouillard

Il peut être difficile d’aborder ses sentiments enfouis. Ce n’est que depuis quelques années que j’arrive à identifier mes sentiments et à essayer de m’y accrocher. Écrire un journal intime émotionnel peut aider, en notant les mots qui viennent à l’esprit. Et le fait de constater les réactions physiques aux situations peut aussi être utile. Votre cœur bat la chamade ? Votre poitrine est serrée ? Cela peut vous aider à vous ancrer, à vous concentrer, au milieu du brouillard de votre esprit engourdi. Cela n’est pas si simple de se reconnecter à soi-même. Comment l’on se sent, ce que l’on veut. Lorsque l’on se déconnecte de tout ça durant des années, ça devient un automatisme. Mais vous donner la place de ressentir, et laisser les émotions vous remplir, à votre propre rythme, peut vous permettre de vous retrouver.

Traduit par courtoisie depuis CPSTD Foundation

les fêtes de famille avec l’agresseur

Tu es si forte.

C’est la réaction que suscite souvent chez les gens le fait que j’ai vécu des années d’agressions sexuelles pendant mon enfance et que j’ai en quelque sorte survécu. Et à bien des égards, je suis forte. J’ai survécu. C’est miraculeux et cela témoigne de ma volonté de ne pas me laisser vaincre par les effroyables agissements de cet autre.

J’ai surmonté beaucoup de ces agissements.

L’autre jour, j’étais chez le nutritionniste. Nous ne parlons généralement de ma santé mentale que dans le contexte de ma relation à la nourriture, mais comme j’ai été récemment hospitalisée pour des soins psychiatriques, il a creusé plus avant dans le psyché que d’habitude. Il n’arrêtait pas de dire que je pouvais lui parler de ce qui s’était passé et des raisons pour lesquelles je sentais que je devais faire appel ces soins supplémentaires – étant donné que je vois déjà un psychologue une fois par semaine, un psychiatre tous les deux mois et un nutritionniste tous les mois, on pourrait penser que mon état émotionnel et mental est suffisamment bien pris en charge.

Je lui en ai dit un peu plus parce qu’il semblait vouloir sincèrement en parler.

Je lui ai dit à quel point j’avais peur lorsque j’étais intimidée par certaines personnes, du fait que j’avais toujours pensé que seuls des partenaires violents pourraient m’intimider de cette façon. J’ai découvert, le soir où je suis allée à l’hôpital, que ce n’est pas le cas. Les gens peuvent vous faire du mal, peu importe la panoplie de moyens mis en œuvre pour se protéger des agressions.

Je cherche à me protéger depuis l’enfance.

Et voilà. La confession inévitable de « l’enfance ». Le « choc » qui atteint systématiquement les gens au plus profond d’eux-mêmes. Puis j’ai expliqué que mon passé familial était fait d’agressions sexuelles chroniques, sévères, qui ont duré des années et qui ont formé un nuage noir au-dessus de nous depuis des décennies. Et que, pendant les prochaines fêtes, j’allais devoir expliquer qu’il fallait que je rentre plus tôt que prévu pour suivre une thérapie, sans toutefois dire que je ne pensais pas être capable de supporter longtemps le fait d’être confrontée à mon agresseur. Je vis trop de traumatismes à l’heure actuelle pour en plus devoir faire face aux traumatismes passés.

C’est à ce moment que j’ai réalisé avec force et ahurissement que j’ai permis à la personne qui a ruiné ma vie et ainsi provoqué mon trouble de stress post-traumatique complexe (TSPT C), tout en compliquant chaque relation pour le reste de mon existence, d’être dans ma vie.

C’est aussi le moment où je me suis sentie coupable de m’être entendue dire que c’était extraordinaire, ou que j’étais forte.

Ce n’est pas de la force. C’est de la faiblesse.

Je n’ose pas faire éclater ma famille plus qu’elle ne l’est déjà. Je ne veux pas être la « méchante », le mouton noir, ni le bouc émissaire, pas plus que je ne le suis déjà. Je ne veux pas qu’on me reproche de nous avoir éloignés, de rendre les choses difficiles, d’être  » trop gâtée  » et pas assez  » indulgente « . Je n’ai pas la force de mettre en place la limite la plus importante de ma vie. Je n’ai pas le courage de dire à mon agresseur qu’il ne peut pas faire partie de ma vie. Et ce parce que nous sommes de la même famille.

On dit que les liens du sang sont plus forts que tout. Je n’y crois pas. J’ai bien souvent reçu plus d’amour et de soutien de la part de personnes sans liens de parenté que de la part de ma famille. Mon père, ma fille et ma nièce, deux cousins, une tante – ils sont bienveillants et attentionnés, généreux, compatissants et aimants. Mais le reste de ma famille se fiche pas mal que mon sang coule ou non. J’ai traversé diverses épreuves avec peu ou pas de soutien de la part de mes proches, tandis que des inconnus, des amis, des collègues de travail et des voisins m’ont offert toutes sortes d’amour, de ressources et de soins. Mais même si je sais que beaucoup de membres de ma famille sont insensibles ou abusifs, il est difficile de rompre les liens.

Pourquoi nous enseigne-t-on que la famille est tout ce qui compte ? Pourquoi nous dit-on que les liens du sang sont plus forts ? Est-il vraiment exact ou légitime que la famille passe avant tout ? Ma situation est-elle juste une aberration là où les familles sont  »normalement » saines, justes et solidaires ?

Les milliers d’histoires que j’ai entendu au fil des ans ne confortent pas que je suis une exception. Malheureusement, de nombreuses familles semblent manquer de compassion et de générosité. Et beaucoup d’entre nous souffrent aux mains d’une ou plusieurs personnes de notre entourage.

Et il semble que la limite la plus difficile à poser pour nombre d’entre nous – et non seulement moi – est de dire à un membre de la famille qu’il ne peut plus vous faire souffrir.

Je lisais aujourd’hui dans le livre  » Self-Compassion  » de Kristin Neff, l’importance de reconnaître notre interdépendance inhérente. Parfois, nous ne fixons pas ces limites essentielles, parce que nous voulons nous sentir connectés. Mais selon K.Neff, nous sommes connectés du simple fait que nous sommes humains. Nous faisons partie de l’humanité et nous sommes tous connectés par le simple fait d’exister.

C’est un vaste concept à assimiler, et difficile à retenir, mais je pense que c’est une vérité fondamentale que nous devons apprendre à reconnaître chaque jour. Nous sommes connectés par le simple fait d’exister. Donc, nous n’avons pas besoin de nous accrocher à la croyance erronée que le sang est le lien le plus fort, car les êtres humains sont tous faits de sang et d’eau. Ce sont leurs agissements à notre égard qui nous permettent de décider si nous préférons avoir une relation proche avec eux ou si nous devons fixer des limites, et non pas leur lien de parenté avec nous. Nous sommes liés par l’existence. Nous sommes reliés par notre humanité.

Les personnes qui vous traitent comme moins que rien, ou inférieures à elles, n’ont pas un lien bienséant avec vous. Peu importe si ces personnes sont votre parent, votre frère ou votre sœur, votre enfant ou un parfait inconnu dans la rue. Une limite est absolument nécessaire – même si vous ne devez plus jamais revoir cette personne, en fonction des circonstances.

 » Avez-vous parfois envie de tout dévoiler au grand jour ?  » Mon nutritionniste se questionnait sur la problématique de ma famille et des agressions qui nous empêchent d’avoir une chance de nous rapprocher.

Oui.

Tout le temps.

Mais je suis la  » mauvaise personne  » si j’en parle. Tous les autres veulent garder le secret, ne pas y faire face et ne pas en parler. Et ça me blesse. Je ne sais pas combien de temps je continuerai à les laisser me faire du mal, car je sais aussi que l’alternative est de ne plus voir ma famille. Un jour, ils me forceront à faire ce choix. Soit ils accepteront la vérité, soit je dresserai une limite ultime et je ne les reverrai plus. Parce que le chaos qu’ils ont mis dans notre passé affecte mon présent, et probablement mon avenir.

« Votre vie est en fait une série de réparations de dégâts que d’autres ont causés pour vous », a été l’une de ses dernières remarques.

Il avait raison. Et alors que je rentrais chez moi après ce rendez-vous, armée de stratégies pour composer avec la nourriture tout en faisant face à un traumatisme aigu, je ne pouvais m’empêcher de penser à ces dégâts et à ces autres. Combien de temps est-ce que j’allais laisser ces gens me faire souffrir ? Comment est-ce que j’allais me protéger des menaces actuelles ? Jusqu’où est-ce que je laisserais le stress que ma famille place sur moi agir en déclencheur ? Est-ce que j’allais cesser de les voir ? Quand et comment le faire ?

Ce n’est pas ce que je veux – cesser d’avoir des contacts avec ma famille. Mais cela se révèle être une chose dont j’ai de plus en plus besoin. Afin de trouver la meilleure et la plus forte version de moi-même, je devrai peut-être m’affranchir de leur approbation et de leur affection, et me satisfaire des liens que j’ai avec le reste de l’humanité, et être soutenue par les personnes qui sont véritablement à mes côtés et qui veillent à mon bien-être.

Ma famille place ses besoins bien au-dessus des miens. Maintenir le secret depuis plus de 40 ans leur est bien plus important que ma santé mentale actuelle.

Et ça, ça ne va pas.

Je commence à comprendre que ce n’est pas normal. Je commence à réaliser que m’aimer signifie comprendre à quel point ce n’est pas normal, et accepter que ma vie est plus importante que leur fierté.

Et si ce n’est pas le cas…

Si ce n’est pas le cas, ils n’ont pas leur place dans ma vie. Et j’ai besoin de trouver la force de le dire.

Je suis forte.

Et lorsque le moment sera venu – si ce moment vient – je trouverai la force nécessaire pour faire ce qu’il y a de mieux pour ma santé mentale et physique. Je fixerai les limites nécessaires pour me protéger et me sentir bien. Je trouverai la même compassion envers moi-même que celle que j’ai donnée à ma famille, et je commencerai à me traiter comme leur égale, peu importe comment ils me traitent.

Au besoin, je trouverai la force de cesser de voir mon agresseur pendant les fêtes. Et je vous souhaite à tous d’avoir la force de faire de même – de trouver votre force, de connaître votre valeur, de reconnaître vos liens, d’être compatissant envers vous-même et de vous fixer des limites saines.

Vous êtes forts. Vous pouvez le faire.

Joyeuses Fêtes !

Traduit par courtoisie depuis The Mighty

S’autoriser à revivre après les traumatismes de l’enfance

Ces dernières années, j’ai consacré temps, énergie et efforts à me reconstruire suite aux traumatismes de mon enfance. Souffrant de handicaps psychiatriques : bipolarité, syndrome de stress post-traumatique (SSPT) et trouble obsessionnel-compulsif (TOC), j’ai connu à la fois dépression et anxiété débilitante. À mesure que je trouve mon chemin « hors du brouillard » et que je gagne en clarté, je suis encore plus investie dans mon cheminement thérapeutique.

Voici une lettre que je me suis écrite pour honorer ce processus de reconstruction et pour me donner la permission de m’aimer plus pleinement. Une lettre pour me rappeler de la liberté qui m’attend et de mon immense potentiel.

Parfois, nous oublions de nous donner le droit de faire des erreurs, de cultiver la compassion et d’être plus doux dans le processus. Se reconstruire est un travail de longue haleine, parfois. J’espère que ces mots serviront de réconfort pour ceux qui se battent.

Chère bien-aimée,

Je t’ai vu grandir au fil des ans malgré une douleur immense et une volonté d’abandonner. Tu te souviens, j’étais là avec toi chaque fois que tu devenais plus sensible : en risquant la vulnérabilité, en allant en terre inconnue, en prenant de plus en plus conscience de l’armure archaïque qui ne te servait plus. J’étais là au début de ton voyage de reconstruction, t’écoutant pleurer en silence, exprimant ta désillusion face à la vie et à ceux qui semblaient t’avoir abandonnée.

Dans cette tempête de deuil et de perte, tu as décidé de te reconstruire et tu as même commencé à le dire à haute voix, partageant ce souhait d’une chose que tu ne comprenais finalement pas encore. À cause de tous ces schémas de comportement, tu étais dans un tel mal-être, anxieuse et déprimée que tu t’es retrouvée piégée, un peu comme si un boulet d’acier de 90 kilos était attaché à ta cheville et que tu devais le traîner chaque jour. Tu souffrais d’anxiété sévère et ton corps souffrait de la douleur constante causée par ce poids que tu estimais devoir porter. Et pourtant, tu rêvais d’être libre, sans savoir comment, et même sans croire pleinement que c’était possible. Mais tu as osé rêver. Il faut du courage pour rêver.

La lumière et l’amour déferlent maintenant dans ta conscience, dans cette pièce autrefois sombre aux volets fermés, où tu t’es cachée pendant si longtemps. Parfois, la peur t’envahit encore, comme si tu étais en train de rêver et que la lumière du soleil, se déversant, allait te réveiller. La chaleur dans laquelle tu baignes est ton réservoir d’amour ; elle a toujours été là, mais tu ne l’avais pas encore découverte. Ce que tu appelles la « paix » est tienne, et plus tu y séjourneras, plus la conscience de toi-même se développera et grandira.

Dans ce voyage incertain et plein d’anticipation, je veux que tu en sois convaincue : tu es aimée. Tu t’es engagée ici et tu as travaillé très dur pendant des années pour voir la vérité. Alors que les portes continuent de s’ouvrir et qu’une vie plus sereine apparaît, je veux que tu te souviennes de ce qui suit :

Je te donne le droit de…

Trompe-toi – tu feras des erreurs et il y en aura que tu regretteras vraiment. Tu vas perdre ton sang-froid, être « déclenchée » et retomber, par moments, dans de vieux schémas. Ce n’est pas grave. Mais essaie de ne pas passer trop de temps à te détester ; prends plutôt du recul et apprends de ces expériences. La vie en est pleine et elles sont inévitables. Quand tu t’acceptes, ta capacité à aimer les autres avec indulgence s’accroît également. Cela te rendra moins vulnérable à l’avenir.

Par pitié ! Ris plus souvent ! Tu ne ris pas assez ces temps-ci. On ne regrette jamais le fait de rire.

Ne nie pas tes émotions – Tu es en sécurité avec moi ! Pleure, sanglotes, mets-toi en colère, étourdis-toi ! En ma présence, il n’y a aucune insécurité, aucune peur, aucun sentiment que tu ne puisses exprimer. Exprime-les dans l’immobilité ensoleillée que je t’ai procurée et « laisse-toi aller ». Je serai toujours là à t’aimer jusqu’à la fin des temps.

Échoue – Oui !! Tu as ma permission d’échouer aussi souvent que tu le souhaites, que ce soit un grand ou un petit échec. L’important, c’est d’essayer. Ne pas obtenir un travail, échouer à un examen, avoir une relation qui tourne mal n’est pas important pour moi. Ce qui est important, c’est que tu vives ta vie, que tu essaies de faire de ton mieux, et que tu échoues ou que tu réussisses en chemin. Tu peux venir te consoler autour d’une tasse de café avec moi n’importe quel jour. Je veux entendre parler de tes péripéties lorsque tu échoues ou que tu réussis à tous les égards ! Chaque fois que tu essaies, même quand tu as peur, c’est une aventure et je veux m’asseoir avec toi et rire et pleurer de tous tes efforts, quels qu’en soient les résultats.

Protège-toi – Il peut y avoir des personnes ou des emplois pour lesquels il est nécessaire de « couper les ponts » afin de se protéger. Tu devras peut-être dire « non » à maintes reprises et cela risque d’être très difficile pour toi. Mais tu as le droit de poser des limites et de dire « non » aussi souvent et autant de fois que nécessaire. Ta paix est ta priorité.

Pour être réellement heureuse – Fais ce qui fait chanter ton cœur et ne t’excuses pas de répandre ton soleil. Il se peut que tes vibrations soient trop fortes pour certains et ce n’est pas important. Continue à chercher et ta lumière attirera ceux qui désirent être auprès d’elle. Ne tamise pas ta lumière pour ceux qui la trouvent aveuglante. C’est aux autres de s’adapter s’ils le souhaitent.

Ne sois pas bon en toutes choses : Nous avons tous nos faiblesses et il est normal de les admettre et de les accepter. Aime-toi malgré tout. Nous avons tous des forces qui nous sont propres. Il n’est pas nécessaire de se définir par rapport aux aptitudes des autres. Ta vie se définit désormais de plus en plus, sois fière de ce qui te rend unique. Il n’existe absolument qu’un seul toi.

Il y a tant de choses que je veux que tu explores maintenant que tu es suffisamment en paix avec toi-même pour voir le monde qui t’entoure. Ce n’est que le début et je suis très impatiente pour toi ! Lorsque tu commenceras à adopter des schémas de comportement plus sains, tu trouveras dans ta vie beaucoup d’espace et de place pour y accueillir des personnes et des aventures qui te rempliront de façon bénéfique.

Je te donne la permission de continuer à grandir dans l’amour et l’acceptation de ton moi authentique. De t’asseoir au soleil, sans peur, aussi longtemps que tu le souhaites.

Tu es aimée.

C’est toi qui cultives l’espace qui t’entoure et t’apporte sécurité et croissance. Parce que tu en es vraiment capable et que tu es forte. Tu m’as appelée et je suis restée ici, attendant cet appel avec impatience. Je suis ta source d’amour personnelle et je continuerai à grandir avec la conscience que tu as de moi.

Dans la paix,

Ton esprit

Traduction de courtoisie du témoignage d’Amy Taylor

Les limites et les raisons pour lesquelles nous en avons besoin

L’une des choses les plus importantes, sinon la plus importante, dans notre vie sociale, ce sont les limites. Dans cet article, nous allons brièvement définir les limites, examiner les différents types et voir comment nous apprenons à avoir ces limites.

Que sont les limites ?

Les limites, ou limites personnelles, peuvent être perçues comme un bouclier ou une clôture invisible autour de vous. C’est une ligne que vous vous fixez pour vous-même et les autres, et qui vous sépare des autres et de leur influence.

Les limites sont généralement classées comme physiques et mentales.

Les limites physiques se rapportent à votre existence physique, par exemple, votre corps, vos biens et vos ressources. Ainsi, vous laisseriez votre partenaire vous embrasser ou vous tenir la main, mais si un étranger le faisait, vous le verriez comme une violation de vos limites physiques et sexuelles.

Les limites mentales (parfois appelées limites émotionnelles, psychologiques, intellectuelles ou spirituelles) sont en relation avec votre psychisme, par exemple, vos pensées, vos émotions et vos croyances. Elles définissent dans quelle mesure les émotions, les croyances, les attentes, les opinions, les opinions, etc. des autres vous affectent et vous influencent.

Une autre classification de limites concerne la qualité ou la force de ses propres limites. Dans ce cas, il y a normalement quatre types de limites.

Floues. Les gens qui ont des limites floues ont tendance à ne pas savoir où se trouve la limite saine, et à fusionner assez facilement avec les autres. Ils sont prompts à accepter les pensées et les opinions des autres ou sont excessivement préoccupés par la vie des autres. Parce que leurs limites sont trop floues et imprécises, elles sont sujettes à être manipulées et lésées.

Rigide. Les limites rigides sont à tout le contraire des limites floues. En ce sens que les gens qui ont de telles limites sont trop protégés et inaccessibles. Ils restent trop éloignés des autres et ont de la difficulté à s’ouvrir, à être disponibles sur le plan émotionnel ou à établir des relations intimes et significatives.

Perméable. C’est une combinaison de flou et de rigidité. Une personne avec de telles limites ne sait pas trop comment gérer les différentes interactions et relations sociales, et a donc tendance à osciller entre être trop flou et trop rigide.

Flexible. Ce type de limites ressemble un peu aux perméables, mais la principale différence est que la personne en est plus consciente et a plus de contrôle. Elle a une meilleure perception des autres et une meilleure compréhension d’elle-même, donc ses limites sont raisonnables et saines, et changent en fonction de la situation dans laquelle elle se trouve.

Pourquoi avons-nous besoin de limites saines ?

Le but des limites est double. Premièrement, elles sont là pour vous protéger de la violation d’autrui. Et deuxièmement, pour vous informer et vous rappeler de ne pas outrepasser les limites de l’autre.

Avoir des limites saines signifie que vous êtes capable de fixer des limites qui n’interfèrent pas avec les limites saines( !) des autres, où vous êtes capable de vous protéger contre toute violation et où vous respectez celles des autres.

Les limites nous protègent des agressions, de la manipulation, de l’exploitation et de toute autre forme de violation personnelle. Reconnaître et respecter les frontières saines( !) des autres nous permet d’être juste et équitable envers les autres.

Le concept de limites est étroitement lié aux concepts psychologiques, philosophiques et sociaux de l’identité, de l’estime de soi, des relations, de la morale, de la société, de la justice, de la légitime défense, de la politique et bien d’autres.

Comment nous développons notre conception des limites

Que nous soyons sensibilisés ou non à ce sujet, nous avons tous une certaine conception de nous-mêmes, des autres et de notre situation par rapport aux autres. Certains n’ont peut-être jamais entendu parler de  » limites « . Pourtant, nous appliquons tous consciemment ou inconsciemment notre compréhension de la question dans nos relations et nos interactions avec les autres.

La conception que chacun a des limites est différente. Nous les découvrons tous sur la base de notre environnement familier et de nos expériences premières. Les facteurs clés qui déterminent la façon dont une personne apprend à connaître les limites sont les suivants :

Relation dans l’enfance avec l’entourage proche. Cela inclut les parents, les grands-parents, les aînés, les membres de la famille, les enseignants, les prêtres et autres figures d’autorité qui ont exercé pouvoir et influence sur vous lorsque vous étiez petit, dépendant et influençable. Ces relations déterminent dans une large mesure le modèle des relations ultérieures et la dynamique que nous instaurons et recherchons chez les autres.

Environnement social de notre enfance. On y trouve l’école, les enfants du même âge, les amis et les connaissances, l’église, les groupes de loisirs, etc. Ce sont également des exemples importants d’interactions sociales.

L’information qu’on vous a transmise. Il s’agit de ce que les gens, principalement vos parents, vous ont enseignés au sujet de ce qui est acceptable ou inacceptable, bon ou mauvais, sain ou malsain, et ainsi de suite. Beaucoup de personnes ont grandi avec un grand nombre de croyances toxiques.

L’information disponible. Un enfant n’a pas de cadre de référence. Tout ce qui se produit lui semble normal parce qu’il n’a pas de meilleure connaissance de ce qui est sain. Cependant, il est parfois capable de comparer sa vie familiale avec celle de ses amis, de lire un livre ou de voir un meilleur exemple. Tout cela peut l’aider à comprendre les différences entre sain et malsain.

En tant qu’adultes, si nous nous soucions réellement de notre bien-être, un de nos principaux objectifs devrait être de réévaluer notre conception et notre utilisation des limites, de nous pencher sur notre éducation et de nous instruire pour définir des limites plus saines.

Traduit par courtoisie de PsychCentral