Abus sexuel

Osez en parler !

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De Maëlle Challan Belval

Quand on pensait éducation affective et sexuelle, hier, on pensait puberté, contraception, sida. Aujourd’hui, l’éducation affective et sexuelle intègre des thèmes tels que : pudeur, estime de soi, cadre des lois, vie amoureuse.
L’éducation affective et sexuelle est une nécessité : les enfants, les jeunes n’ont jamais autant été exposés à des messages sexuels – publicités, clips, films pornographiques. Exposés sans être réellement informés. Exposés sans espace pour penser le corps, l’amour, les relations aux autres. Exposés sans savoir repérer les situations d’abus.
Les parents veulent une éducation et affective et sexuelle de qualité pour leurs enfants et souhaitent aborder ce sujet avec eux, mais leur motivation est freinée : ils craignent d’être maladroits, ils n’ont pas les mots, ils ne se sentent pas experts. Pourtant, les enfants attendent d’eux une parole. Comment faire de ce rendez-vous raté une chance ? Maëlle Challan-Belval, éducatrice à la vie depuis plus de 14 ans, donne dans ce livre tous les outils aux parents pour mieux en parler. L’objectif de ce livre est d’offrir aux parents une compréhension large des enjeux de l’éducation affective et sexuelle et de leur donner envie d’échanger sur ce sujet avec leurs enfants.

Vous n’êtes pas un expert? Ça tombe bien. Un parent est avant tout un passeur. Le livre Osez en parler! vous donne des outils, des mots pour oser l’échange sur ces sujets délicats avec vos enfants, petits ou adolescents. Vous y trouverez des réponses:

  • Quels mots employer sans choquer? Doit-on nommer leurs parties intimes?
  • A quel âge commencer?
  • Faut-il provoquer le moment soi-même ou attendre les questions des enfants?
  • Comment parler de la pédophilie à mon fils? Et des agressions sexuelles?
  • Ne vais-je pas être intrusif·ve et mettre mon enfant mal à l’aise?
  • Que faire des « questions-bombes », des provocations?
  • Comment consolider l’estime de soi de mon adolescent·e?
Maëlle Challan Belval vous présente son livre
inceste

5 livres de témoignages masculins sur les violences sexuelles

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Un sourd fracas qui fuit à petits pas – Jean-Paul Roger

Dénoncer le père, mais ma mère? Là, elles ne disent rien sinon qu’avec le procès «votre mère sera obligée de témoigner». Encore attendre qu’elle m’aide, qu’elle témoigne en ma faveur, qu’elle choisisse le restant de sa progéniture, le débauché des vains espoirs, au lieu de son Gérard. Ça fait vingt-huit ans qu’elle prend pour lui, qu’elle le torche et lui sert tous ses repas. Le procès arrivera-t-il à effacer ces années domestiques, tout ce conditionnement? La justice se fait prétentieuse et les psychologues sont complices. À moins que ce soit une sorte de vengeance des femmes contre les hommes: «Dénoncez votre père, c’est lui l’agresseur!» Pas si sûr que ça! Vous n’avez jamais entendu ma mère dire et redire: «Celui qui tient la poche est aussi voleur que celui qui commet le vol.»

Lire : Un roman dérangeant sur un sujet qui tue

Je suis debout : L’aîné des enfants d’Outreau sort du silence

Novembre 2005. A la barre des témoins de la cour d’assises de Paris, Chérif Delay, 15 ans, subit les foudres des avocats de la défense. Traité de menteur, tétanisé, il ne peut que chuchoter : “Je sais pas, je sais plus…” Le procès bascule… Le “fiasco” d’Outreau, c’est, pour toute la France, le drame d’adultes accusés par des enfants menteurs, avant d’être acquittés. Invités par les plus hautes instances de l’Etat et sur tous les plateaux de télévision, les acquittés ont raconté leur calvaire et rencontré l’empathie du public. Ce qui leur est arrivé pourrait arriver à n’importe qui… Quant aux enfants violés ? Oubliés, escamotés… Humilié, traumatisé, Chérif Delay est devenu SDF le jour de ses 18 ans. Sa souffrance et sa colère ont fait de lui une menace pour l’ordre public. Il est passé par la case prison avant de se retrouver en Afrique. Chérif Delay, un mythomane ? S’il souffre aujourd’hui, c’est bien de s’être tu : “J’aurais pu sauver mes frères et les autres enfants si j’avais parlé plus tôt, mais j’étais menacé de mort. J’ai été lâche…”. Cet ouvrage ne refait pas le procès et ne conteste pas la chose jugée. Il révèle une seconde vérité judiciaire occultée : douze enfants, dont Chérif, ont été officiellement reconnus victimes de violences sexuelles et de viols. Devenu adulte, Chérif a désormais le droit de parler. Malgré les pressions et les menaces, il témoigne. Un document sans complaisance, qui bouleverse par sa force et sa pudeur. Un livre choc qui nous place devant deux vérités judiciaires difficilement conciliables. Celle des acquittés et celle, inédite à ce jour, de l’aîné des enfants victimes.

Lire : Chérif Delay en collaboration avec Serge Garde

Tous les frères font comme ça – Laurent Boyet

Violé par son frère pendant 3 ans, Laurent Boyet a décidé, 37 ans plus tard, de briser le silence pour libérer la parole des victimes. 

Le voyage fût long pour arriver jusqu’à vous. Un voyage de quarante ans, dans le silence et la honte ; quarante années à me penser plus coupable que victime. 
C’est le temps qu’il m’a fallu pour me pardonner et trouver le courage de vous raconter mon histoire.
Je vous livre mon témoignage qui traite, sans fard, de l’inceste dont j’ai été victime enfant et de la façon dont je me suis débattu pour me construire, survivre. Vivre !
Il est temps que la honte change de camp…

Lire : Laurent Boyet, un cri libérateur contre les viols d’enfants

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Tais-toi et pardonne! – Laurent de Villiers

« Aujourd’hui, je suis seul. Je n’ai plus rien, plus de frères, de sœurs, de père, ni de mère. La justice m’a donné tort mais je sais aussi que je ne dois pas me taire. » Laurent de Villiers 
Deux millions de personnes en France déclarent avoir subi des abus dans le cadre familial. Moins de 30 % osent porter plainte, sans qu’il y ait le plus souvent de poursuites judiciaires. Ce témoignage est emblématique du parcours d’obstacles se dressant devant ceux qui revendiquent leur statut de victime. Dans le cas de Laurent de Villiers, après avoir ordonné en mai 2010 le renvoi aux Assises de son agresseur présumé, la justice s’est ravisée et a prononcé un non-lieu en appel. Il a décidé de se pourvoir en cassation.

Lire : Le fils mots dits

Mourir pour Renaitre a la Vie Sur le Chemin des Odeurs Oubliees – Edouard Bisson

Il était l’exemple parfait du succès : vie professionnelle, affective, familiale, il fonçait tête baissée dans la réussite. Puis un jour la machine s’enraie et craque. Tout s’arrête; c’est la dépression. Il en sort de peine et de misère, car il ne comprend pas bien ce qui lui est arrivé. Il retombe encore plus bas, quelques mois plus tard. Nouvelle dépression, très profonde cette fois. C’est le cirage total. C’est en suivant, pour se libérer, le chemin des odeurs oubliées de son enfance qu’il arrive enfin à retrouver profondément engrammée dans son psychisme «la cause profonde de cet épouvantable blocage qui l’avait mené tête première dans la dépression».

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5 livres de témoignages féminins sur l’inceste

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Des larmes dans les yeux et un monstre par la main – Kathya de Brinon

Année 1948. Âgée de quelques mois, Muriel sera confiée à ses grands-parents paternels. Aimée tendrement pendant neuf belles années, elle ne retrouvera le foyer parental que pour son malheur. Son grand-père maternel, le Monstre, la violera et la prostituera. Parler lui sera impossible : son Monstre menace de mort ceux qu’elle aime le plus. A onze ans, elle se confiera enfin. Son père l’aidera peu, sa mère la culpabilisera sa vie durant. Elle sombrera dans la dépression, la boulimie, l’anorexie. Adulte, sous l’emprise d’un homme alcoolique et violent, elle sera violée. Enceinte, elle deviendra maman d’un enfant qui deviendra le seul sourire de sa vie. Un psychiatre hors du commun lui permettra de tuer Muriel et de faire naître Kathya…

Lire : Livre témoignage de Kathya de Brinon « Des larmes dans les yeux et un monstre par la main »

Vivre – Isabelle Maillot

Chacun de nous porte en lui ou en elle une histoire différente. Ces pages relatent la mienne, un récit émaillé de douleurs mais aussi de joies. Malgré toutes les difficultés que j’ai rencontrées, j’ai réussi à me battre et je me battrai encore.

Ce que j’ai subi dans mon enfance, l’inceste répété pendant deux ans, aurais pu me briser, me détruire. Mais il ne m’a pas tuée. En saisissant toutes les perches que l’on a bien voulu me tendre, en trouvant mon véritable père, en devenant mère alors qu’a priori cet espoir m’était interdit, en recourant aux services de thérapeutes, je me suis reconstruite.

Je n’ai rien oublié, mais j’ai appris à vivre avec cette chose au fond de moi, à la transcender. Il me restait à dire ma Vérité. C’est maintenant chose faite.

Lire : Isabelle Maillot veut venir en aide aux victimes d’inceste

Je reviens de loin – Fanny Dattée  

La perversion familiale se traduit d’une façon générale par une emprise psychologique et émotionnelle malsaine des parents et toutes les violences psychologiques que cela implique.
Pour ma part, elle s’est exprimée par l’irresponsabilité de mes parents, l’inceste et l’amnésie traumatique, le fait d’avoir normalisé des choses anormales quand j’étais enfant. J’avais normalisé la maltraitance psychologique et la négligence parentale, j’avais normalisé les addictions (drogues) de mes parents ainsi que leurs vices. J’avais
normalisé cette perversion qu’un enfant n’a pas à subir et continué de le normaliser adulte jusqu’à ce que je me rende compte avec mes propres enfants que ce que j’avais vécu n’était pas normal et sain.

Lire : Perversion familiale : un livre-témoignage pour briser le tabou

Dans la lumière – Aline Farran

Après une enfance meurtrie par un père alcoolique et violent, Aline Farran se réfugie dans la culture hip-hop et devient, au milieu des années 1990, Lady Laistee, l’une des premières rappeuses françaises. Mais elle doit affronter une nouvelle tragédie avec l’assassinat de son jeune frère. Elle lui écrit alors un morceau-hommage : « Et si ?… » la révèle au grand public. En plein succès, elle est terrassée par un accident vasculaire cérébral. Ce sera sa rencontre inattendue avec la foi qui redonnera un sens à sa vie et lui permettra de se reconstruire.

Lire : Lady Laistee, après 14 ans d’absence et un livre choc : “Je devais m’arrêter…”

l autruche

Le confort de l’autruche -Martine Magnin

“Tu sais, Jenny, derrière ces murs, on enferme les petites filles qui parlent trop.”

Petite fille docile et sensible, Jenny passe les sept premières années de sa vie dans le mensonge et la douleur. Elle survit, et raconte avec courage et détermination la maltraitance sexuelle et le déni familial. Le ton, sobre et pudique, est celui d’une violence rentrée et maîtrisée sous forme d’interrogations quant au rôle d’une mère.

Plutôt que de se concentrer sur les agissements du prédateur et d’accuser, “Le confort de l’autruche” dénonce avant tout le comportement des proches, mère et grand-mère, engluées dans leurs mensonges, leur passivité et leur confort organisé. Toute la particularité de ce texte se situe dans l’évocation d’une tacite malfaisance familiale et affective.

Lire : Le confort de l’autruche de Martine Magnin chez Fauves Editions

Si d’autres livres vous ont marqué, n’hésitez pas à nous en faire part dans les commentaires !

Agresseur

Du bon usage de la haine et du pardon

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De Gabrielle Rubin 2007, Paris, Payot

Un sentiment (souvent inconscient) de culpabilité peut causer de grandes souffrances et un mal être dont on ne s’explique pas l’origine ; or ce qui rend difficile la résolution de tels cas, c’est que le sujet, loin d’être le responsable de la faute qui l’accable en est, au contraire, la victime : ce qu’il se fait payer, et parfois cruellement, c’est le forfait de son bourreau.

Les fautes dont il s’accuse sans le savoir ne sont cependant pas imaginaires, elles ont effectivement été perpétrées, mais contre lui et par un autre que lui-même.
C’est une double peine pour la victime car si elle souffre bien évidemment du mal qu’on lui a fait, elle souffre aussi, et durement, du châtiment qu’elle s’inflige à la place du vrai coupable.

Le cas le plus visible en est celui de l’enfant qui a subi l’inceste : tandis que le fautif se porte fort bien, lui se sent honteux, coupable et sale et il s’impose une vie misérable pour payer un crime qu’il n’a pas commis.
Cela ne se produit cependant que dans des cas particuliers ; normalement, lorsque ‘Pierre’ frappe (physiquement ou psychiquement) ‘Paul’, celui-ci ressent bien évidemment la douleur causée par le coup. Mais il en veut à son agresseur, il le déteste et, éventuellement, décide de s’en venger. Tout est simple alors, car la culpabilité est clairement attribuée au vrai coupable, c’est-à-dire à ‘Pierre’.

Mais lorsque l’agresseur est justement quelqu’un que ‘Paul’ chérit tout particulièrement et qu’il ne peut pas détester et dont il ne désire pas se venger, que se passe-t-il ? 

L’expérience m’a montré que la victime retourne contre elle-même la haine qu’elle devrait normalement éprouver pour son bourreau et que ce sentiment destructeur en arrive souvent à ruiner sa vie.

Cette haine immérité que l’on se voue inconsciemment n’est jamais aussi violente que lorsque l’agressé est un enfant et que son agresseur est son parent (père ou surtout mère) ou un substitut de ceux-ci : oncle ou grand père, professeur ou curé.

Lorsqu’il s’agit de la mère, par exemple, l’amour sans limite que lui voue l’enfant ( et qui, comme le disait Freud, est le modèle de tout amour ultérieur) lui interdit absolument de la rejeter et même de ressentir consciemment la moindre rancune contre elle.
Dès lors, que faire de cette haine dont il ne peut pas se débarrasser en la renvoyant au vrai coupable ? C’est contre lui-même qu’il va la retourner, en se punissant par toutes sortes de tourments.

En écrivant cet ouvrage, j’ai constaté que si tous les agresseurs meurtrissent leur victime tous n’ont pas le même degré de culpabilité et qu’il existe même des bourreaux innocents.

Le dessin que je reproduis ci après, et qui est du au peintre autrichien Alfred Kubin, est une étonnante représentation graphique du rapport qui enchaîne la victime à son bourreau, et c’est aussi une image très proche des rêves que produit un sujet qui est en passe de découvrir le vrai visage de son tortionnaire.

Kubin dessine la malheureuse victime réduite en esclavage, écrasée d’humilité de soumission et de douleur. Mais, remplie d’une adoration éperdue pour celui qui la domine, balançant l’encensoir, elle se sent trop infime pour oser lever les yeux vers son bourreau.

En référence à son histoire, chaque sujet crée évidemment son propre rêve, mais tous ces rêves ont point commun : ils donnent du bourreau une image exacte et terrifiante.

Kubin voit le sien comme un être plein d’arrogance ; son gros ventre repu ne laisse aucune place à l’autre et sa toute petite tête d’animal stupide mais auréolé par la dévotion de ses sujets est, à l’évidence, bien incapable de contenir la moindre pensée.

A son réveil le rêveur n’ose généralement pas encore identifier son agresseur, mais son inconscient lui a envoyé le portrait du vrai coupable, et s’il se situe lui-même à l’extérieur de la scène, il est tout près reconnaître, puis d’accepter la réalité.

Alfred Kubin (1877 – 1959)

Source : Gabrielle Rubin

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Familles inces-tueuses

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famille inces-tueuse

Radio Libertaire, émission Pas de Quartiers –  S.May  (Séverine Meyer)

Marielle FOURCADE – Le 02 mai 2019 à 09h50

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Quand la famille étouffe la victime

Familles inces-tueuses, le dernier livre de Séverine Mayer,  n’est ni un polar, ni un thriller pour lecteurs en manque de sensations fortes. Pourtant, on y découvre toute l’horreur du quotidien d’une « survivante » de quatorze années d’inceste, et on aimerait tant se dire que tout n’est fiction. Pourtant…

En publiant La Parole, en 2013, Séverine Mayer pensait s’être libérée d’un poids insupportable, et être « sortie d’affaire ». C’était sans compter sur la mémoire traumatique (amnésie post-traumatique) qui réactivera violemment – alors qu’elle est en train de doucher son enfant qui va fêter ses  cinq ans – le souvenir de la petite fille qu’elle était, incestuée dans la salle de bain familiale à l’âge de quatre ans et demi.

Sans complaisance ni voyeurisme, elle explique dans son livre toute la rage, la colère, l’incompréhension, la douleur physique, la souffrance morale, les crises d’angoisse, les troubles de la dissociation, de la dépersonnalisation, jusqu’à sa tentative de suicide. Ses moments de répit, fugaces, et d’espoir aussi. Et un questionnement qui tourne en rond sans jamais trouver de réponse : « Mais pourquoi, Maman ? ».

Car, en plus d’avoir subi des violences sexuelles de la part d’un beau-père qu’elle doit gentiment appeler « papa », son inceste se transforme en cauchemar à vie lorsqu’elle constate que la famille, (elle a deux demi-frères) soudée autour de sa « génitrice », prend des allures de toile d’araignée géante. Pour mieux se tisser autour d’elle, victime qui tente désespérément de survivre, et protéger ce beau-père, criminel qui vivra en toute impunité jusqu’à sa mort. Dès l’enfance, Séverine se retrouve condamnée à subir, à mentir, à dissimuler les traces de violence, à faire en sorte d’avoir « l’air normal », alors que tout n’est que chaos et enfer autour d’elle.

« Le principe de la famille inces-tueuse est de tout faire pour que la victime soit mise à l’écart, stigmatisée, dénigrée (…) Pour qu’une famille devienne inces-tueuse, il faut d’abord un pédocriminel qui va démolir un enfant de la famille. Ensuite, il faut un(e) conjoint(e) qui a intérêt à faire en sorte que le crime ne soit pas découvert (complicité passive ou active) ».

Aujourd’hui, installée dans le Gers, Séverine Mayer  tente de se protéger de cette mémoire traumatique, qui peut ressurgir à tout moment à travers des faits et des gestes du quotidien, et de réparer son corps et son âme  aux côtés de son compagnon et ses enfants.

Elle soutient des actions militantes pour le respect des personnes vulnérables, les migrants, les sans-abris, et se bat depuis des années pour faire abolir en France le délai de prescription toujours en application concernant les violences faites aux enfants. Elle a lancé notamment la pétition #StopPrescription.

Mais la route est longue et difficile tant le sujet est encore considéré aujourd’hui  comme tabou. Et les gouvernements qui se succèdent font la sourde oreille en matière de pédocriminalité.

Les victimes, elles, sont pourtant condamnées à perpétuité.

Source : Le journal du Gers

Familles inces-tueuses de Séverine Mayer, publié chez Z4 Éditions www.z4editions.fr

L’interview commence à 3:50 : Ecouter