Les cauchemars

Les cauchemars et le TSPT

Le cauchemar est un rêve effrayant et angoissant. Pratiquement tout le monde fait un cauchemar de temps à autre. Cependant, pour les survivants du TPST, le cauchemar s’avère être un problème courant. Avec les flashbacks et les souvenirs intrusifs, les cauchemars font partie des symptômes qui font revivre au survivant du traumatisme la scène pendant des mois, voire des années après.

Les cauchemars suite au trauma sont-ils fréquents ?

En général, environ 5% des personnes s’en plaignent. Cependant, les personnes ayant fait l’expérience d’un évènement traumatique sont plus susceptibles d’avoir, par la suite, des cauchemars angoissants.  Il s’agit d’une réalité, peu importe le type de traumatisme dont il est question.

Les survivants d’un traumatisme atteints de TSPT sont d’autant plus sujets à ces cauchemars. Les cauchemars font partie des 17 symptômes du TSPT. A titre d’exemple, une étude qui met en comparaison les vétérans de la guerre du Viêt Nam et les civils a montré que 52% des vétérans atteints de TSPT font régulièrement des cauchemars contre seulement 3% des civils.

Une autre étude a rapporté des taux plus élevés : 71 à 96% de personnes ayant un TSPT souffriraient de cauchemars. Les personnes atteintes de maladies mentales supplémentaires, comme le trouble panique, ont plus de risques de faire des cauchemars que ceux atteints uniquement de TSPT.

Non seulement les survivants de l’évènement traumatique ont plus de risques d’avoir des cauchemars, mais ils peuvent aussi être plus réguliers, jusqu’à plusieurs fois par semaine pour certains d’entre eux.

A quoi ressemblent les cauchemars suite à un traumatisme ?

Les cauchemars qui font suite à un traumatisme se caractérisent souvent par des éléments semblables à ceux vécus pendant l’évènement traumatique. Par exemple, une personne ayant survécu à l’ouragan Katrina rêvera de vents violents ou d’inondations. Dans son cauchemar, elle peut essayer de fuir les inondations ou se retrouver dans un abri où elle ne se sent pas en sécurité. Un survivant de vol à main armé peut rêver du voleur ou de se voir menacer avec une arme à feu.

Les cauchemars qui font suite à un traumatisme ne sont pas tous une copie de l’évènement traumatique. Environ la moitié des personnes qui font des cauchemars après un traumatisme revivent la scène dans leurs rêves. Les personnes atteintes de TSPT ont plus de risques de faire des rêves qui sont une reproduction exacte de la scène traumatique que les survivants non atteints de ce trouble.

Les recherches ont démontré que les cauchemars post-traumatiques sont, dans une certaine mesure, différents des cauchemars habituels. Les cauchemars post-traumatiques peuvent survenir plus tôt pendant la nuit et à différents cycles du sommeil. Les personnes atteintes de TSPT auront des cauchemars accompagnés de mouvements corporels. 

Les cauchemars et les différences culturelles

Les cauchemars peuvent être perçus différemment en fonction des cultures. Dans certaines cultures, les cauchemars signifient que le rêveur est exposé à un mal physique ou spirituel. Dans d’autres, ils sont considérés comme des rêves pouvant prédire l’avenir ou comme des messages transmis par les esprits. Ces croyances peuvent mener ce type de rêveurs à remédier à certaines pratiques visant à se protéger.

Existe-il des traitements efficaces pour les personnes ayant des cauchemars post-traumatiques ?

Les traitements habituels du TSPT parviennent souvent à atténuer ce symptôme. Si les cauchemars persistent, il existe des traitements qui peuvent diminuer leur fréquence.

Il existe un traitement connu sous le nom de Thérapie par répétition d’imagerie mentale (IRT). Durant les séances, la personne souffrant des cauchemars imagine, pendant son état d’éveil, une fin différente à ses mauvais rêves, de telle sorte qu’elle n’en soit plus affectée. Ensuite, le patient repasse plusieurs fois dans sa tête les images de son nouveau rêve en imaginant une fin non angoissante. Selon plusieurs études, ce type de traitement peut diminuer la fréquence des cauchemars.

Les traitements contre l’apnée du sommeil peuvent aussi diminuer la fréquence des cauchemars post-traumatiques. Des apnées du sommeil sévères ont été constatées parmi les survivants de traumatismes. Lors d’une étude, les patients bénéficiant d’un traitement visant à améliorer leur respiration durant le sommeil n’ont plus vécu de cauchemars violents et angoissants.

Il existe peu de recherches sur l’utilisation de médicaments visant à traiter les cauchemars post-traumatiques. Le médicament le plus prometteur est la prazosine. Deux études ont découvert que la prazosine réduit la fréquence des cauchemars. Plus de recherches sur la prazosine sont en cours actuellement.

Traduction de courtoisie par Fayza depuis MedicineNet

Évaluation du recours aux psychédéliques pour le traitement du SSPT

La thérapie d’exposition est considérée comme le traitement de première ligne du SSPT. Pourtant, dans de nombreux cas, le SSPT reste une maladie chronique, avec des taux élevés de comorbidité psychiatrique et médicale. Il est donc urgent de mettre en place de nouvelles interventions susceptibles d’accroître l’efficacité des traitements du SSPT. Comme le montre cette étude, les médicaments psychédéliques offrent la possibilité d’une nouvelle approche pour le traitement du SSPT. Chacun des composés étudiés offre un potentiel unique, depuis leur utilisation pour cibler rapidement les symptômes du SSPT jusqu’à leur utilisation comme adjuvant pour faciliter les traitements psychothérapeutiques.

MDMA

La MDMA peut permettre aux patients de ressentir moins de peur et de honte et, simultanément, des sentiments de confiance et de sécurité, souvent très importants dans les cas de SSPT complexes. Cela leur permet de revisiter et de traiter plus facilement les souvenirs traumatiques et de gagner en ouverture et en confiance. Les patients se sentent également plus empathiques et sont plus ouverts à des perspectives nouvelles et constructives sur leur situation. Ils peuvent ressentir une plus grande connexion avec les autres, des changements de points de vue sur les valeurs et les objectifs de la vie, et des idées sur la valeur morale des expositions traumatiques ou sur des questions existentielles. Intégrées dans un traitement psychothérapeutique, 2 à 3 séances de MDMA ont montré la capacité à induire des réductions significatives et durables des symptômes du SSPT (Mithoefer et al., 2019).

Kétamine

Jusqu’à présent, la kétamine a surtout été utilisée comme traitement autonome du SSPT. Utilisée de cette manière, elle a montré sa capacité à réduire rapidement les symptômes du SSPT (Feder et al., 2014). Une seule administration de kétamine semble conduire à des réductions relativement brèves des symptômes jusqu’à une semaine, mais des perfusions multiples sur plusieurs semaines (Albott et al., 2018), ou la combinaison avec des interventions psychothérapeutiques (Pradhan et al., 2017, 2018), peuvent prolonger les effets thérapeutiques. L’intégration correcte de la kétamine dans un cadre de psychothérapie assistée par substance pourrait être prometteuse pour des effets à long terme. En outre, la capacité de la kétamine à modifier les processus de la mémoire, comme par exemple le renforcement de l’extinction de la peur ou la perturbation de la reconsolidation de la mémoire, offre une possibilité intéressante d’application en combinaison avec une thérapie d’exposition (Veen et al., 2018). Actuellement, au moins deux études (NCT03960658 ; NCT02727998) explorent une telle approche.

Substances psychédéliques classiques

Les substances psychédéliques classiques telles que la psilocybine et le LSD ont donné des résultats prometteurs pour le traitement de diverses indications psychiatriques, mais les essais cliniques axés sur le traitement du SSPT font toujours défaut. Les observations de l’utilisation clinique au siècle dernier (Leuner, 1981 ; Bastiaans, 1983 ; Ossebaard et Maalsté, 1999) et plusieurs de leurs effets psychoactifs aigus suggèrent un potentiel significatif pour le traitement du SSPT. Toutefois, leurs effets psychologiques partiellement imprévisibles pourraient ne pas en faire les meilleurs candidats par rapport aux autres substances examinées ici. Ainsi, par rapport à la MDMA, leurs effets sont plus variables et instables et plus difficiles à prévoir et à traiter. Leurs effets sensibilisateurs et affectifs ainsi que la labilisation de l’état psychologique général pourraient être préjudiciables pour certains patients atteints de SSPT. Bien que la réaction de peur puisse également être réduite par les psychédéliques classiques, cela peut dépendre beaucoup plus de l’état psychologique du patient. L’état psychologique de nombreux patients souffrant de SSPT est instable, et ils sont particulièrement vulnérables à une augmentation de l’anxiété lorsqu’ils revivent des souvenirs traumatiques, qui dans certains cas peuvent être amplifiés par les psychédéliques classiques. Une autre différence avec la MDMA, qui produit un schéma d’effets relativement stable, est la diminution du sentiment de soi et de la maîtrise de soi. Alors que les altérations du sens de soi et de la maîtrise de soi sont légères avec la MDMA, les psychédéliques classiques peuvent réduire plus fortement l’intégrité de l’ego et la maîtrise de soi, bien que de manière dose-dépendante.

Par conséquent, les psychédéliques classiques pourraient avoir moins de potentiel que la MDMA pour le traitement du SSPT. Leur potentiel pourrait être maximisé par une sélection rigoureuse des patients, l’utilisation de doses plus faibles et des cadres spécifiquement structurés. En outre, les observations cliniques suggèrent que les psychédéliques classiques peuvent être traités plus facilement et plus efficacement après que les patients ont fait l’expérience de la MDMA (Gasser, 1996 ; Passie, 2012). La MDMA peut aider les patients à faire l’expérience d’un état de conscience altéré avec une anxiété réduite et un sens de soi seulement légèrement altéré, ce qui pourrait aider les patients à s’habituer à un état de conscience altéré avant qu’un psychédélique classique puisse être envisagé. Cependant, aucune recherche formelle n’a été menée sur une telle approche.

Cannabinoïdes

Les cannabinoïdes ont été principalement utilisés pour le traitement symptomatique du SSPT. Le seul essai contrôlé par placebo s’est concentré sur l’utilisation du nabilone et a démontré son efficacité pour le traitement de l’insomnie et des cauchemars (Jetly et al., 2015). Cependant, des ECR plus importants sur la sécurité et l’efficacité des cannabinoïdes (et du cannabis à plante entière en particulier) sont nécessaires. Il existe d’importantes inconnues concernant la dose, les ratios de cannabinoïdes, les voies d’administration, les risques à long terme et les effets secondaires. Certains essais cliniques sont actuellement en cours (NCT02759185 ; NCT02517424) dans lesquels différentes souches de cannabis médical – avec des ratios variables de THC et de CBD – sont comparées pour l’efficacité et la sécurité du traitement du SSPT. Comme certains cannabinoïdes ont montré des effets similaires à ceux d’autres psychédéliques sur l’apprentissage de l’extinction et la reconsolidation de la mémoire (Rabinak et al., 2013, 2014 ; Stern et al., 2017), ils pourraient également être prometteurs pour une utilisation dans le cadre d’une psychothérapie assistée par substance.

Le SSPT a été associé à un risque accru de développer une addiction au cannabis dans certains cas (Hasin et al., 2016). Une consommation intensive de cannabis peut avoir des effets négatifs sur les symptômes du SSPT (par exemple, Bonn-Miller et al., 2013 ; Wilkinson et al., 2015). Une explication possible est que la consommation de cannabis peut servir à éviter des expériences désagréables (Bonn-Miller et al., 2007 ; Bordieri et al., 2014). La question de savoir si un tel usage doit être classé comme problématique ou comme automédication dépend probablement des circonstances spécifiques de chaque cas. La consommation prolongée de grandes quantités de cannabis a également été associée à une réduction de l’apprentissage de l’extinction de la peur (Papini et al., 2017). Bien que la prescription contrôlée de cannabis médical en doses contrôlées ne puisse être comparée à une utilisation excessive non supervisée de cannabis de sources inconnues, cela appelle à la prudence lors de la prescription quotidienne de cannabinoïdes. Dans ce cas, il est conseillé de surveiller étroitement le traitement.

Parmi les substances examinées dans le présent document, seuls les cannabinoïdes ont été étudiés en tant que traitement sur ordonnance à emporter chez soi pour le contrôle des symptômes quotidiens. En revanche, la MDMA, la kétamine et les psychédéliques classiques ne sont administrés que dans un cadre clinique, sous la supervision directe d’un clinicien, tandis que les patients présentant certains facteurs de risque médicaux ou psychologiques (par exemple, hypertension artérielle, antécédents de psychose ou de trouble bipolaire) sont exclus par un processus de dépistage spécifique. Lorsqu’ils sont administrés de cette manière, en utilisant des protocoles de traitement et de sécurité appropriés, les risques peuvent être facilement contrôlés (Johnson et al., 2018 ; Mithoefer et al., 2019).

L’utilisation de composés psychédéliques dans le cadre d’une psychothérapie assistée par substance offre une nouvelle méthode pour l’intégration des pharmacothérapies et des psychothérapies. Comme le montre cette étude, ces substances peuvent accroître l’engagement et l’efficacité des interventions psychothérapeutiques en raison de divers effets psychologiques et neurobiologiques, tels qu’une capacité accrue de traitement émotionnel et cognitif grâce à une diminution pharmacologique de la peur et de l’excitation, une perspicacité et une introspection accrues, une alliance thérapeutique renforcée grâce à une confiance et une interaction accrues, une augmentation de la plasticité synaptique ou en ciblant les processus d’extinction de la peur et de consolidation de la mémoire.

La recherche d’une optimisation de ces méthodes ouvre de nouveaux domaines d’exploration clinique et scientifique. L’un de ces domaines est la mise en œuvre des psychédéliques dans différentes modalités de traitement psychothérapeutique. La plupart des études récentes ont utilisé une approche relativement non directive pendant les séances de traitement médicamenteux, dans laquelle les thérapeutes suivent le processus interne unique de développement de chaque patient. Il reste à vérifier si des approches plus directives, telles que la thérapie de traitement cognitif, l’exposition prolongée ou la désensibilisation et le retraitement des mouvements oculaires, pourraient également être utilisées lorsque les patients sont sous l’influence de psychédéliques comme la MDMA ou la psilocybine.

L’approche thérapeutique la plus appropriée peut dépendre de plusieurs variables. Par exemple, l’utilisation de kétamine ou de psychédéliques classiques à une dose suffisamment élevée pour diminuer sensiblement la perception de soi pourrait bénéficier d’une approche non directive, tandis que l’utilisation d’une dose plus faible qui maintient la perception de soi suffisamment intacte pour l’interaction verbale pourrait potentiellement bénéficier d’approches psychothérapeutiques plus directives. Une autre variable à considérer est le moment de l’intervention psychothérapeutique par rapport à l’administration du médicament psychédélique. Lorsque les effets de la drogue sont le plus actif, les patients pourraient bénéficier de méthodes particulièrement non directives d’interventions psychothérapeutiques et de soutien, tandis que l’utilisation d’approches directives et non directives pourrait être plus souple lors des séances précédant l’administration d’un médicament psychédélique, lorsque les effets de la drogue diminuent, ou lors de séances dans les jours et semaines suivant l’administration.

Un exemple d’approche mixte est la combinaison de la MDMA avec la thérapie cognitivo-comportementale combinée pour le SSPT (CBCT ; Monson et Fredman, 2012), une approche thérapeutique dans laquelle les proches d’un patient souffrant de SSPT sont directement impliqués dans le traitement. L’ajout de séances de MDMA à cette approche pourrait être particulièrement utile, car il a été démontré que la MDMA augmente l’empathie (Kuypers et al., 2017) et la confiance interpersonnelle (Schmid et al., 2014). Une étude pilote sur cette approche a ajouté 2 séances de MDMA à la CBCT au cours desquelles le patient a pris le médicament avec son partenaire. Les séances non médicamenteuses ont suivi le protocole relativement structuré et directif de la CBCT, tandis que les séances de MDMA ont suivi une approche plus non directive. Les résultats préliminaires de cette étude suggèrent qu’il s’agit d’une approche prometteuse (Wagner et al., 2019).

D’autres approches psychothérapeutiques de plus en plus explorées pour être utilisées en combinaison avec des médicaments psychédéliques sont les thérapies de troisième vague telles que la thérapie d’acceptation et d’engagement (Walsh et Thiessen, 2018). Ces thérapies de troisième vague représentent un mouvement qui s’éloigne de la remise en question ou de la modification du contenu des expériences internes pour aller vers l’acceptation sans jugement de ces expériences en mettant l’accent sur les méthodes expérientielles. Comme le rapportent Walsh et Thiessen (2018), ces nouvelles approches s’inspirent de concepts et de pratiques qui sont enracinés dans des pratiques spirituelles contemplatives et partagent des mécanismes potentiels avec les effets aigus des drogues psychédéliques, notamment une meilleure conscience, un décentrement, une régulation des émotions et une tolérance à la détresse. Ce sont tous des éléments importants pour le traitement du syndrome de stress post-traumatique. L’exploration de l’utilisation des drogues psychédéliques dans le cadre de ces nouvelles approches pourrait ouvrir un éventail de nouvelles possibilités pour améliorer l’efficacité des traitements du SSPT.(…)

Remerciements

Erwin Krediet, Tijmen Bostoen, Joost Breeksema, Annette van Schagen, Torsten Passie, Eric Vermetten, Reviewing the Potential of Psychedelics for the Treatment of PTSD, International Journal of Neuropsychopharmacology, , pyaa018, https://doi.org/10.1093/ijnp/pyaa018

Analyse traduite par courtoisie depuis Oxfrord Academic

Les phobies et le trouble panique

Tout le monde éprouve de la peur à certains moments. Mais parfois, la peur peut surgir lors d’une situation inattendue. Cette peur nous empêche de réaliser nos activités habituelles ou nos objectifs. Les phobies et le trouble panique sont deux exemples de maladies mentales qui peuvent entraîner ces problèmes.

Que sont les phobies?

Une phobie est une peur intense d’une chose spécifique comme un objet, un animal ou une situation. La peur des hauteurs et la peur des chiens constituent des phobies courantes.

Nous avons tous peur de certaines choses à certains moments de notre vie, mais les phobies sont différentes, car les gens changent leur façon de vivre afin d’éviter ce qu’ils redoutent. Par exemple, prendre l’avion suscite la nervosité pour beaucoup de gens, mais ils monteront quand même à bord d’un avion s’ils doivent le faire. Une personne qui éprouve une phobie des avions pourrait ne pas être capable d’aller dans un aéroport. Les phobies peuvent avoir une incidence sur les relations, les études, les possibilités d’emploi ou de carrière et les activités quotidiennes.

Qu’est-ce que le trouble panique?

Le trouble panique entraîne des crises de panique répétées et inattendues. Une crise de panique est une peur intense ou de terreur qui dure peu de temps. Elle provoque des sensations physiques comme l’accélération du rythme cardiaque, des essoufflements, des douleurs thoraciques, des étourdissements, des tremblements, de la transpiration ou des nausées. Certaines personnes ont l’impression de faire une crise cardiaque ou d’étouffer, ou ont peur de mourir. Cependant, une crise de panique disparaît d’elle-même.

Les crises de panique peuvent être une réaction normale à une situation stressante ou une partie d’une autre maladie mentale. Avec le trouble panique, les crises de panique semblent se produire sans raison. Les personnes atteintes d’un trouble panique ont peur d’avoir plus de crises de panique et peuvent craindre que quelque chose de grave arrive à la suite de la crise de panique. Elles peuvent éviter des endroits, des sensations ou des activités qui leur rappellent une crise de panique.

Certaines personnes évitent toute situation où elles ne peuvent pas s’échapper ou trouver de l’aide. Elles peuvent éviter les lieux publics, voir éviter de sortir de chez elles. C’est ce que l’on appelle l’agoraphobie.

Qui est touché?

N’importe qui peut être atteint de trouble panique ou d’une phobie. Personne ne sait exactement ce qui cause les phobies ou le trouble panique, mais ils sont probablement causés par une combinaison d’expériences de vie, d’antécédents familiaux et d’expériences d’autres problèmes physiques ou mentaux.

Qu’est-ce que je peux faire?

La plupart des gens qui éprouvent des problèmes d’anxiété reconnaissent que leurs peurs sont irrationnelles, mais croient qu’ils peuvent rien faire pour les contrôler. Mais il est possible de traiter les troubles anxieux. Le rétablissement ne consiste pas à éliminer l’anxiété, mais à gérer l’anxiété afin de mener une vie satisfaisante.

Certains problèmes de santé physique comme les problèmes cardiaques ou de glande thyroïde peuvent causer des symptômes d’anxiété. Votre médecin examinera toutes les options possibles pour s’assurer qu’aucun autre problème médical ne se dissimule derrière vos expériences.

La thérapie et le soutien

La thérapie peut être très utile pour gérer l’anxiété, et il est souvent le premier traitement à essayer si vous avez des problèmes légers ou modérés. La thérapie cognitivo-comportementale (ou TCC) s’est révélée efficace pour de nombreux problèmes d’anxiété. La TCC vous enseigne comment vos pensées, vos sentiments et vos comportements agissent ensemble. Plus particulièrement, le counseling pour le trouble panique et les phobies peut inclure l’exposition, ce qui consiste à introduire lentement des choses ou des situations redoutées.

Les groupes de soutien peuvent être une bonne façon de partager vos expériences, d’apprendre des autres et d’établir des liens avec des personnes qui comprennent ce que vous vivez.

Il existe de nombreuses stratégies d’autothérapie à essayer à la maison. Des petites étapes comme bien manger, faire de l’exercice régulièrement et adopter de saines habitudes de sommeil peuvent vraiment aider. Vous pouvez mettre en pratique plusieurs compétences de la TCC de vous-même, comme la résolution de problèmes et la contestation de pensées anxieuses. Posez des questions à votre équipe de soutien sur les organismes communautaires, les sites Web ou les livres qui enseignent les compétences de la TCC. Et il est toujours important de consacrer du temps à des activités que vous aimez et d’entrer en contact avec vos proches.

La médication

Les médicaments anxiolytiques peuvent aider en cas de difficultés ou de situations à court terme, mais cela n’est habituellement pas le meilleur choix pour une utilisation à long terme. Certains types d’antidépresseurs peuvent aider à réduire l’anxiété, et ils peuvent être utilisés pendant des périodes plus longues. Il est important de se rappeler que les médicaments ne peuvent pas changer l’ensemble des pensées, des sentiments et des comportements qui entraînent l’anxiété. C’est pourquoi on recommande généralement du counseling. Certaines personnes prennent des médicaments pour contrôler leur anxiété au point de pouvoir commencer du counseling.

Comment est-ce que je peux aider un proche?

De nombreuses personnes atteintes de troubles anxieux comme le trouble panique ou les phobies peuvent avoir honte de leurs expériences. Elles peuvent se blâmer ou voir leurs expériences comme un problème de personnalité au lieu d’une maladie. Il est important de reconnaître le courage qu’il faut pour parler de problèmes difficiles.

Il peut être difficile de soutenir un proche en détresse, particulièrement si vous n’avez pas peur de l’objet ou de la situation. L’anxiété que vit un proche peut également vous toucher. Par exemple, certaines personnes cherchent à être rassurées constamment par des membres de la famille et des connaissances ou leur demandent de suivre certaines règles. Ces comportements peuvent engendrer du stress et des conflits dans les relations. Mais, avec les outils et les soutiens appropriés, les gens peuvent parvenir à bien gérer l’anxiété et retourner à leurs activités habituelles. Voici quelques conseils pour soutenir un proche :

  • Rappelez-vous que les pensées et les comportements liés aux troubles anxieux ne sont pas des traits de personnalité.
  • Les peurs d’un proche peuvent vous sembler irréalistes, mais elles sont bien réelles pour lui. Au lieu de vous concentrer sur la chose ou la situation en soi, il peut être plus utile de prêter attention aux sentiments d’anxiété qu’elles provoquent. Il peut être utile également de penser à des moments où vous avez ressenti une peur intense, pour sympathiser avec ce que votre proche ressent.
  • Les gens veulent naturellement protéger un proche, mais « compenser » les comportements anxieux (comme s’occuper des tâches quotidiennes qu’un proche évite) peut compliquer la pratique de nouvelles compétences pour votre proche.
  • Si les comportements d’un proche ont des répercussions sur vous et votre famille, il est conseillé de demander des services de counseling familial. Les conseillers et conseillères peuvent vous aider grâce à des outils qui soutiennent des relations saines.
  • Faites preuve de patience : il faut du temps pour acquérir et mettre en pratique de nouvelles compétences. Prenez le temps de féliciter un proche lorsque vous constatez qu’il utilise des compétences ou qu’il progresse.
  • Fixez vos propres limites et demandez du soutien pour vous-même si vous en avez besoin. Les groupes de soutien pour les proches peuvent être un bon endroit pour établir des relations avec d’autres personnes et en apprendre davantage.

Source: ACSM

Le cannabis produit par notre propre corps nous aide à oublier les souvenirs traumatiques.

Résumé : L’anandamide, un composé endogène produit par le corps, intervient dans la réversibilité de la mémoire des évènements traumatiques. Cette découverte pourrait mener à de nouveaux traitements pour le syndrome de stress post-traumatique.

Source : Université de Leyde

Le composé endogène anandamide – que l’on appelle également la cannabis – agit en effaçant les souvenirs de l’événement traumatique. Ce phénomène a été découvert par une équipe internationale dirigée par le chimiste Mario van der Stelt de Leyde. Les résultats ont été publiés dans Nature Chemical Biology et pourraient constituer le point de départ du traitement des troubles de l’anxiété tels que le SSPT.

Le cannabis dans votre cerveau

Lorsque vous fumez un joint, l’ingrédient actif THC vous permet de vous sentir détendu. Mais il y a aussi des effets secondaires, tels qu’une augmentation de l’appétit et une perte de mémoire. Le professeur de physiologie moléculaire Mario van der Stelt s’est posé les questions suivantes : « Qu’en est-il du cannabis de notre corps ? Est-ce qu’il a un effet similaire? ». Il a commencé à se poser ces questions il y a cinq ans et a décidé de lancer un programme de recherche pour le découvrir. Deux ans plus tard, en 2020, lui et son équipe sont les premiers au monde à inhiber la production d’anandamide dans le cerveau, révélant ainsi sa véritable nature : elle nous aide à oublier les souvenirs traumatiques et réduit le stress.

Des bras robotiques à la rescousse

La recherche a débuté en 2015 lorsque Elliot Mock, premier auteur de la publication et candidat au doctorat, et Anouk van der Gracht, étudiante en maîtrise, ont réussi à isoler la protéine NAPEPLD. Cette protéine est responsable de la production d’anandamide dans le cerveau. L’étape suivante consistait à trouver un composé qui empêche cette protéine de fonctionner – l’idée était que l’inhibition de la production d’anandamide leur permettrait d’étudier son rôle biologique.

La découverte d’une telle substance s’est avérée être un véritable exploit. M. Van der Stelt s’est tourné vers l’ELF de Oss, aux Pays-Bas, qui a été cofondée par son groupe de recherche en 2013 et qui est spécialisée dans le criblage rapide de centaines de milliers de substances. Il a d’abord dû obtenir l’approbation de l’UE avant qu’un système entièrement automatisé puisse commencer à rechercher le composé qui inhibe la protéine. « En fait, cela a impliqué 350 000 mini réactions, dont chacune avec une substance différente », explique M. Van der Stelt. « Ils l’ont fait avec l’aide de bras robotisés de l’industrie automobile. Il n’a fallu que trois jours pour cribler 350 000 substances, très impressionnant ».

Deux ans de travail en laboratoire

À la fin du criblage, il s’est avéré qu’une molécule prometteuse bloquait la production d’anandamide. « Mais cette molécule n’était pas encore prête », dit Van der Stelt. « Alors Elliot s’est mis au travail. » Mock a optimisé la molécule et, avec plusieurs étudiants, a passé deux ans à synthétiser plus de 100 analogues – des molécules qui diffèrent légèrement les unes des autres. L’un d’entre eux a finalement révélé la fonction de l’anandamide dans l’organisme.

« Nous avons ensuite commencé à travailler avec la société Roche Pharmaceuticals pour déterminer si notre molécule optimisée atteignait le cerveau, une condition essentielle. » Les modèles cellulaires avaient alors déjà identifié l’analogue qui fonctionnait le mieux, et les chercheurs l’ont nommé LEI-401. Roche a ensuite confirmé que LEI-401 atteignait effectivement le cerveau. « Ensuite, avec des chercheurs des National Institutes of Health (NIH) aux États-Unis, nous avons cherché à savoir si notre substance fonctionnait vraiment dans le cerveau. Cela s’est avéré être le cas », explique M. Van der Stelt.

Au bout de trois ans, la voie était enfin ouverte pour répondre à la question cruciale : Quel est le rôle physiologique de l’anandamide ? Cette fois, M. Van der Stelt a fait appel à des partenaires au Canada et aux États-Unis pour étudier les effets physiologiques de la réduction des niveaux d’anandamide dans le cerveau. « Dans les modèles animaux, le LEI-401 a eu pour effet de ne plus effacer les souvenirs traumatiques. En outre, le niveau de corticostéroïdes était élevé et une région du cerveau responsable de la coordination de la réponse au stress était activée. On a pu en déduire que l’anandamide est impliqué dans la réduction de l’anxiété et du stress ».

Une nouvelle voie

Les recherches de M. Van der Stelt ouvrent la voie à de nouvelles méthodes pour traiter les troubles anxieux tels que le SSPT. « C’est un point de départ pour le développement de nouveaux médicaments. Comme nous avons désormais démontré que l’anandamide permet d’oublier les angoisses, les entreprises pharmaceutiques peuvent se concentrer sur une nouvelle voie. Et deux options s’offrent alors à elles : chercher des molécules qui stimulent la production d’anandamide ou chercher des molécules qui réduisent sa dégradation ».

Endocannabinoïdes

La substance active du cannabis est connue depuis les années 1960 : leTHC. En 1990, on a découvert une protéine qui joue un rôle dans les effets psychoactifs du THC. Il s’est avéré plus tard que la présence de ces protéines n’est pas due au hasard. L’organisme produit des substances semblables à celles du cannabis : les endocannabinoïdes. En 1992, le chimiste israélien Raphael Mechoulam a identifié l’anandamide comme le premier endocannabinoïde. Les endocannabinoïdes interviennent dans toute une série de processus allant de la sensation de douleur à l’appétit, la mémoire, la tension artérielle et le mouvement. Deux endocannabinoïdes sont actuellement connus : l’anandamide – objet de cette recherche – et le 2-AG.

À propos de cet article de recherche en neurosciences

Source : Université de Leyde

Contacts pour les médias : Service de presse – Université de Leyde

Recherche originale : Accès fermé – « Découverte d’un inhibiteur NAPE-PLD qui module le comportement émotionnel chez les souris ». par Elliot D. Mock et al. – Nature Chemical Biology doi:10.1038/s41589-020-0528-7

Traduit et adapté par courtoisie depuis Neuroscience news.com

Les médicaments pour les troubles de santé mentale

La décision d’utiliser la médication ou de suivre tout autre traitement se prend dans le cadre d’un dialogue soutenu entre vous et votre médecin traitant. Comme c’est vous qui êtes au centre de votre plan de traitement, vos choix et vos questions sont des éléments cruciaux de ce dialogue. C’est en étant bien informé au sujet de la médication proposée et en connaissant les raisons pour lesquelles elle correspond à votre situation que vous pouvez prendre une décision éclairée, qui vous donnera une meilleure chance de vous sentir mieux.

Les médicaments sont un outil

La plupart des gens en voie de rétablissement d’une maladie mentale utilisent plus d’un outil durant leur cheminement. Les études démontrent que les médicaments pour les maladies mentales contribuent, dans bien des cas, à aider les personnes à se sentir mieux. Toutefois, cela ne signifie pas que tous les médicaments sont efficaces ou encore qu’ils agissent de la même façon pour tout le monde. Vous pouvez recourir à d’autres outils tels que les thérapies verbales (la psychothérapie ou le counseling, par exemple), le soutien professionnel à l’école ou au travail, les traitements à l’hôpital ainsi que les groupes de soutien. Il existe également d’autres méthodes que vous pouvez pratiquer par vous-même. Les outils qui vous seront offerts dépendront de votre diagnostic, de votre situation, des ressources disponibles dans votre région et de vos valeurs. Pour certaines personnes, la médication est une partie importante de leur plan de traitement à long terme. Pour d’autres, les médicaments aident à ce qu’elles se sentent suffisamment bien pour ensuite pouvoir commencer à utiliser d’autres outils. D’autres personnes peuvent par contre essayer diverses approches avant d’envisager de prendre des médicaments. La médication peut aider à gérer plusieurs symptômes, mais elle ne peut pas résoudre tous les problèmes. Par exemple, elle ne pourra pas éliminer une source externe de stress qui contribuerait à amplifier vos problèmes. Des médicaments peuvent vous aider à gérer des symptômes affectant l’humeur, les pensées, l’émotivité et les manifestations physiques, vous permettant ainsi de profiter davantage d’autres types d’aide.

Prenez part à votre plan de traitement

Lorsque vous recevez un traitement pour un problème de santé quelconque, vous devez faire des choix qui conviennent à vos besoins et à vos valeurs. Votre médecin, votre pharmacien et les autres professionnels de la santé peuven vous guider par rapport aux différentes options qui s’offrent à vous et vous aider à comprendre les risques et les avantages qu’elles comportent. Toutefois, dans la plupart des cas, la décision finale vous revient. Vous êtes également la personne qui mettra en action votre plan de traitement. Ce que votre médecin vous prescrit doit donc être une chose avec laquelle vous êtes en accord. Certaines personnes sont plus réticentes à respecter des traitements pharmaceutiques à cause de leurs préoccupations quant aux coûts qui en découlent, à de possibles effets secondaires, à la réaction de leurs proches face à ce type de traitement ou à d’autres obstacles qui rendent difficile la prise de médicaments tels que prescrits. Il est également ardu de suivre un plan de traitement s’il ne correspond pas à vos objectifs. Dans ces situations, certaines personnes peuvent décider que le traitement n’est pas pour elles et donc le cesser sans chercher une option de rechange, ce qui signifie qu’elles n’obtiennent pas l’aide dont elles ont besoin. Il vaut mieux être franc par rapport aux difficultés rencontrées pour vous permettre, à vous et à votre médecin traitant, de trouver la meilleure solution. Pour que votre plan de traitement soit le plus efficace possible, vous devez donc prendre part aux décisions qui s’y rattachent. Une bonne communication est essentielle afin que vous soyez un partenaire actif dans votre plan de traitement. Vous êtes invité à communiquer vos besoins et vos préoccupations à votre médecin traitant et à utiliser ses connaissances et ses conseils pour vous aider à prendre des décisions éclairées. Si vous n’avez pas une bonne relation avec votre médecin traitant, il peut être difficile d’obtenir l’aide dont vous avez besoin pour bien suivre votre plan de traitement. Si c’est le cas, c’est dans votre droit de chercher un nouveau médecin ou d’obtenir un deuxième avis.

Le début de La prise de médication

Si vous avez décidé d’essayer la médication, il est important de la prendre correctement. Si vous commencez un nouveau médicament, le pharmacien vous donnera de l’information à lire. Celle-ci n’est pas toujours facile à comprendre; assurez-vous donc de poser des questions si quelque chose n’est pas clair. Lorsque vous commencez à prendre un médicament, il est utile de surveiller vos progrès et de documenter tout effet secondaire afin de savoir s’il donne les résultats attendus sur vous. Vous pouvez tenir un journal ou essayer une application mobile pour vous aider à effectuer ce suivi. Transmettez régulièrement vos observations à votre médecin traitant.

Les préoccupations communes par rapport aux médicaments

De nombreuses personnes ont des préoccupations par rapport aux médicaments, tout particulièrement lorsqu’il est question de médicaments pour les troubles de santé mentale :

« Les médicaments me changeront. »
Lorsque les médicaments fonctionnent comme ils le devraient, ils vous aident à vous sentir de nouveau vous-même, c’est-à-dire de la manière dont vous êtes lorsque vous vous sentez bien. Les médicaments les plus courants, comme les antidépresseurs et les antipsychotiques, sont connus pour leur effet sur les messagers chimiques du cerveau (et du système nerveux), qui sont appelés neurotransmetteurs. Ces médicaments contribuent à augmenter le nombre de neurotransmetteurs dans votre corps ou à rendre plus efficaces ceux qui y sont déjà présents.

« J’ai essayé un médicament auparavant, et il n’a pas fonctionné. »
Il existe de nombreux types de médicaments et chacun d’eux fonctionne de façon plus ou moins distincte. Un grand nombre de personnes qui choisissent de prendre un médicament constatent qu’elles doivent essayer différentes options pour trouver celle qui fonctionne le mieux pour elles. Cela peut être frustrant, particulièrement lorsque vous voulez tout simplement vous sentir mieux. Mais il est difficile pour les médecins de prédire quel effet peut avoir un certain médicament sur vous sans l’essayer.

« Je devrais être capable de gérer cela moi-même. »
Lorsqu’une personne a un problème de santé physique, elle demande habituellement l’aide d’un médecin ou d’un autre professionnel de la santé. Il en va de même pour les maladies mentales. Les médicaments ne sont qu’un outil parmi d’autres que vous pouvez utiliser pour prendre soin de votre santé.

« Je devrai prendre des médicaments pour le reste de ma vie. »
Dans certains cas et avec l’aide de votre médecin traitant, vous pouvez être en mesure d’arrêter de prendre un médicament lorsque vous allez bien durant une certaine période. Dans d’autres cas, vous devez continuer à prendre des médicaments même lorsque vous vous sentez bien afin de prévenir la réapparition des symptômes. Peu importe la situation, il est important de parler à votre médecin pour bien comprendre ce à quoi vous pouvez vous attendre par rapport au traitement proposé et au rétablissement possible.

« Les médicaments peuvent causer une dépendance. »
La plupart des médicaments pour les troubles de santé mentale ne créent ni dépendance ni accoutumance, y compris les antidépresseurs, les antipsychotiques, les régulateurs de l’humeur, les anticonvulsivants et les stimulants. Malgré cela, vous ne devriez jamais arrêter soudainement de prendre un tel médicament sans en parler à votre médecin traitant. Toutefois, certains anxiolytiques, soit les benzodiazépines, peuvent engendrer une dépendance s’ils ne sont pas utilisés de manière appropriée. Même si ces médicaments comportent certains risques, ils peuvent être utiles. Si vous envisagez de prendre des benzodiazépines, informez-vous auprès de votre médecin afin de savoir comment en tirer le meilleur parti tout en réduisant certains des risques.

Traduction par courtoisie depuis ACSM