revis herault et reconstruction

REVIS fête son premier anniversaire 🌱

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L’association REVIS est née le 07 juin 2019, créee par une survivante. L’objectif étant d’informer, de partager les expériences, de s’entraider et de soutenir les victimes. Au mois de mars 2020, le bureau s’est agrandi avec l’arrivée d’une deuxième survivante.

Cette année 2019-2020, bien qu’interrompue par le COVID, s’est concrétisée par :

  • ateliers ouverts à tous
  • 8 rencontres entre survivants
  • des rencontres individuelles, des rencontres entre proches, des visio-rencontres et sorties
  • la création d’annuaires et affiches
  • la diffusion d’informations sur le site internet, nos 5 réseaux sociaux et 3 forums

Nous avons maints projets en cours et sommes impatientes de pouvoir les partager avec vous cette année à venir ! Les événements en groupes sont eux reportés jusqu’en septembre.

Si vous souhaitez prendre part à nos actions ou proposer des projets, nous serions ravies de vous rencontrer. Si vous avez des demandes en terme de recherches sur des problématiques particulières, n’hésitez pas à nous en informer.

Nous tenons à remercier chaleureusement tous ceux qui nous ont soutenus, ceux qui ont participés à des actions bénévoles, ceux qui nous ont aidés par le biais de dons financiers et matériels, ceux qui nous ont fait confiance, ceux qui nous ont remerciés et VOUS, car vos appréciations, commentaires et partages sont autant d’encouragements.

Merci ♥

Lydia et Françoise

tspt cheminement thérapeutique

S’autoriser à revivre après les traumatismes de l’enfance

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Ces dernières années, j’ai consacré temps, énergie et efforts à me reconstruire suite aux traumatismes de mon enfance. Souffrant de handicaps psychiatriques : bipolarité, syndrome de stress post-traumatique (SSPT) et trouble obsessionnel-compulsif (TOC), j’ai connu à la fois dépression et anxiété débilitante. À mesure que je trouve mon chemin “hors du brouillard” et que je gagne en clarté, je suis encore plus investie dans mon cheminement thérapeutique.

Voici une lettre que je me suis écrite pour honorer ce processus de reconstruction et pour me donner la permission de m’aimer plus pleinement. Une lettre pour me rappeler de la liberté qui m’attend et de mon immense potentiel.

Parfois, nous oublions de nous donner le droit de faire des erreurs, de cultiver la compassion et d’être plus doux dans le processus. Se reconstruire est un travail de longue haleine, parfois. J’espère que ces mots serviront de réconfort pour ceux qui se battent.

Chère bien-aimée,

Je t’ai vu grandir au fil des ans malgré une douleur immense et une volonté d’abandonner. Tu te souviens, j’étais là avec toi chaque fois que tu devenais plus sensible : en risquant la vulnérabilité, en allant en terre inconnue, en prenant de plus en plus conscience de l’armure archaïque qui ne te servait plus. J’étais là au début de ton voyage de reconstruction, t’écoutant pleurer en silence, exprimant ta désillusion face à la vie et à ceux qui semblaient t’avoir abandonnée.

Dans cette tempête de deuil et de perte, tu as décidé de te reconstruire et tu as même commencé à le dire à haute voix, partageant ce souhait d’une chose que tu ne comprenais finalement pas encore. À cause de tous ces schémas de comportement, tu étais dans un tel mal-être, anxieuse et déprimée que tu t’es retrouvée piégée, un peu comme si un boulet d’acier de 90 kilos était attaché à ta cheville et que tu devais le traîner chaque jour. Tu souffrais d’anxiété sévère et ton corps souffrait de la douleur constante causée par ce poids que tu estimais devoir porter. Et pourtant, tu rêvais d’être libre, sans savoir comment, et même sans croire pleinement que c’était possible. Mais tu as osé rêver. Il faut du courage pour rêver.

La lumière et l’amour déferlent maintenant dans ta conscience, dans cette pièce autrefois sombre aux volets fermés, où tu t’es cachée pendant si longtemps. Parfois, la peur t’envahit encore, comme si tu étais en train de rêver et que la lumière du soleil, se déversant, allait te réveiller. La chaleur dans laquelle tu baignes est ton réservoir d’amour ; elle a toujours été là, mais tu ne l’avais pas encore découverte. Ce que tu appelles la “paix” est tienne, et plus tu y séjourneras, plus la conscience de toi-même se développera et grandira.

Dans ce voyage incertain et plein d’anticipation, je veux que tu en sois convaincue : tu es aimée. Tu t’es engagée ici et tu as travaillé très dur pendant des années pour voir la vérité. Alors que les portes continuent de s’ouvrir et qu’une vie plus sereine apparaît, je veux que tu te souviennes de ce qui suit :

Je te donne le droit de…

Trompe-toi – tu feras des erreurs et il y en aura que tu regretteras vraiment. Tu vas perdre ton sang-froid, être “déclenchée” et retomber, par moments, dans de vieux schémas. Ce n’est pas grave. Mais essaie de ne pas passer trop de temps à te détester ; prends plutôt du recul et apprends de ces expériences. La vie en est pleine et elles sont inévitables. Quand tu t’acceptes, ta capacité à aimer les autres avec indulgence s’accroît également. Cela te rendra moins vulnérable à l’avenir.

Par pitié ! Ris plus souvent ! Tu ne ris pas assez ces temps-ci. On ne regrette jamais le fait de rire.

Ne nie pas tes émotions – Tu es en sécurité avec moi ! Pleure, sanglotes, mets-toi en colère, étourdis-toi ! En ma présence, il n’y a aucune insécurité, aucune peur, aucun sentiment que tu ne puisses exprimer. Exprime-les dans l’immobilité ensoleillée que je t’ai procurée et “laisse-toi aller”. Je serai toujours là à t’aimer jusqu’à la fin des temps.

Échoue – Oui !! Tu as ma permission d’échouer aussi souvent que tu le souhaites, que ce soit un grand ou un petit échec. L’important, c’est d’essayer. Ne pas obtenir un travail, échouer à un examen, avoir une relation qui tourne mal n’est pas important pour moi. Ce qui est important, c’est que tu vives ta vie, que tu essaies de faire de ton mieux, et que tu échoues ou que tu réussisses en chemin. Tu peux venir te consoler autour d’une tasse de café avec moi n’importe quel jour. Je veux entendre parler de tes péripéties lorsque tu échoues ou que tu réussis à tous les égards ! Chaque fois que tu essaies, même quand tu as peur, c’est une aventure et je veux m’asseoir avec toi et rire et pleurer de tous tes efforts, quels qu’en soient les résultats.

Protège-toi – Il peut y avoir des personnes ou des emplois pour lesquels il est nécessaire de “couper les ponts” afin de se protéger. Tu devras peut-être dire “non” à maintes reprises et cela risque d’être très difficile pour toi. Mais tu as le droit de poser des limites et de dire “non” aussi souvent et autant de fois que nécessaire. Ta paix est ta priorité.

Pour être réellement heureuse – Fais ce qui fait chanter ton cœur et ne t’excuses pas de répandre ton soleil. Il se peut que tes vibrations soient trop fortes pour certains et ce n’est pas important. Continue à chercher et ta lumière attirera ceux qui désirent être auprès d’elle. Ne tamise pas ta lumière pour ceux qui la trouvent aveuglante. C’est aux autres de s’adapter s’ils le souhaitent.

Ne sois pas bon en toutes choses : Nous avons tous nos faiblesses et il est normal de les admettre et de les accepter. Aime-toi malgré tout. Nous avons tous des forces qui nous sont propres. Il n’est pas nécessaire de se définir par rapport aux aptitudes des autres. Ta vie se définit désormais de plus en plus, sois fière de ce qui te rend unique. Il n’existe absolument qu’un seul toi.

Il y a tant de choses que je veux que tu explores maintenant que tu es suffisamment en paix avec toi-même pour voir le monde qui t’entoure. Ce n’est que le début et je suis très impatiente pour toi ! Lorsque tu commenceras à adopter des schémas de comportement plus sains, tu trouveras dans ta vie beaucoup d’espace et de place pour y accueillir des personnes et des aventures qui te rempliront de façon bénéfique.

Je te donne la permission de continuer à grandir dans l’amour et l’acceptation de ton moi authentique. De t’asseoir au soleil, sans peur, aussi longtemps que tu le souhaites.

Tu es aimée.

C’est toi qui cultives l’espace qui t’entoure et t’apporte sécurité et croissance. Parce que tu en es vraiment capable et que tu es forte. Tu m’as appelée et je suis restée ici, attendant cet appel avec impatience. Je suis ta source d’amour personnelle et je continuerai à grandir avec la conscience que tu as de moi.

Dans la paix,

Ton esprit

Traduction de courtoisie du témoignage d’Amy Taylor

inceste

Comment la thérapie par le mouvement peut-elle guérir le stress traumatique?

Publié Laisser un commentairePublié dans cerveau, neurosciences, reconstruction, TSPT/SSPT/ESPT/PTSD

Le stress traumatique peut être invalidant et terrifiant. La thérapie par le mouvement – qui implique des approches de plus en plus accessibles et réfléchies de l’exercice – offre un nouvel espoir.

Cela peut paraître comme un jeu d’enfant : Je marche pieds nus, avec deux morceaux de Jenga en équilibre dans ma main. Je serre un bloc de bois entre mon pouce droit et mon index et l’autre bloc est posé dessus. Il faut se concentrer pour équilibrer les deux morceaux quand je suis immobile. Au fur et à mesure que je bouge, le défi augmente de façon exponentielle.

Ce “jeu” d’une simplicité trompeuse peut avoir des effets profonds. J’y joue dans le cadre de la thérapie traumatologique du mouvement, un nouveau type de conditionnement physique qui vise à compléter la thérapie traumatologique traditionnelle.

Je fais partie d’un groupe de certification à New York qui comprend des entraîneurs personnels et des entraîneurs sportifs, des travailleurs sociaux et d’autres professionnels de la santé psychologique. Dirigé par Jane Clapp, spécialiste en rétablissement post-traumatique et coach en force-et-mouvement, qui a élaboré ces cours pour les praticiens et les survivants afin de les aider à apprendre à utiliser le corps comme support de guérison.

J.Clapp est douce et calme. Elle nous conseille de rester concentrés et de maintenir l’équilibre des blocs tout en marchant. Restez concentré et gardez l’équilibre en changeant de main. Tout en s’abaissant pour s’asseoir au sol et en se relevant. En s’allongeant et en se redressant. Tout en faisant des huit avec nos hanches. En agitant le haut de notre corps comme s’il s’agissait de moulins à vent. Et ne laissez pas les blocs de bois tomber par terre.

Oh, et n’oubliez pas de respirer.

“Il s’agit d’une double conscience, la capacité de maintenir la conscience de deux ou plusieurs aspects de l’expérience”, explique-t-elle. En l’occurrence, les deux aspects sont l’équilibre des blocs et le déplacement dans l’espace.

La double conscience est l’une des nombreuses techniques utilisées pour traiter les traumatismes. La concentration requise place les participants directement dans l’ici et maintenant plutôt que dans le passé ou l’avenir. Cela peut aider à porter leur attention au-delà d’eux-mêmes lorsque les stimuli internes, comme une fréquence cardiaque élevée ou une respiration peu profonde, sont insupportables.

En fin de compte, la double conscience est un outil conçu pour démontrer que le présent est sans danger et sans traumatisme – un moment où la réussite (équilibrer les blocs) est possible et l’échec (faire tomber les blocs) ne signifie pas la fin du monde.

“Le traumatisme altère le cerveau. Il fait en sorte que les survivants perçoivent des menaces partout et réagissent comme s’ils étaient constamment en danger “, dit Clapp. “Si vous avez peur ou si vous n’êtes pas en sécurité, votre cerveau se spécialisera dans les sentiments de peur. Si vous vous sentez en sécurité et aimé, votre cerveau se spécialise dans l’exploration, le jeu et la coopération.”

“La bonne nouvelle, c’est que le cerveau est plastique, ce qui signifie qu’il peut être modifié. Apprendre de nouvelles façons d’être et de nouvelles capacités d’adaptation est une des manières de faire changer le cerveau.”Les exercices d’équilibre, explique-t-elle, peuvent être une forme d’autorégulation, “un moyen de se retenir” en déclenchant le réflexe de rééquilibrage du système nerveux.

Tandis que je zigzag à travers la pièce avec mes blocs de bois, je commence à trouver un équilibre entre tension et relaxation – sans quoi les blocs dégringolent.

Traiter les traumatismes est un travail sérieux, mais il est réconfortant de savoir qu’il existe un moyen de soulager par le jeu. C’est aussi l’occasion de regagner un sentiment de capacité et confiance en soi en bougeant son corps.

Bougez le corps, guérissez l’esprit

Aujourd’hui plus que jamais, les gens peuvent se tourner vers une grande variété de ressources pour obtenir de l’aide. La thérapie cognitivo-comportementale axée sur les traumatismes, par exemple, s’attaque aux distorsions de la pensée et aux réactions négatives. La désensibilisation et le retraitement des mouvements oculaires, ou EMDR, modifient les souvenirs traumatiques pour atténuer leur charge émotionnelle douloureuse. Les Expériences Somatiques, développées par Levine, peuvent augmenter la tolérance aux sensations corporelles éprouvantes et aux émotions refoulées.

Récemment, des recherches neurologiques et biologiques inédites ont montré que l’intégration consciente du corps dans les pratiques de guérison est essentielle au rétablissement après un traumatisme. Cette inclusion du corps dans le rétablissement a ouvert la porte à l’intégration d’exercice physique comme thérapie complémentaire, rétablissant la confiance du corps comme source de plaisir et de force plutôt que comme source de douleur et de peur.” Dans tous les types de traumatismes, la confiance est le plus grand problème sur lequel nous travaillons “, dit Mark Schneider, CSCS, un coach et médiateur de conflits basé à Minneapolis. “La force est une manifestation de confiance en soi. Plus vous croyez en ce que vous pouvez faire, plus vous pouvez y avoir accès, et plus vous avez de chances d’atteindre et de dépasser les limites. La confiance en vos propres capacités est primordiale.

“L’exercice aide le corps à trouver un équilibre plus sain, tant physiologiquement qu’émotionnellement. Il améliore la régulation des systèmes hormonal et nerveux et aide les gens à se reconnecter avec leur corps, ce qui augmente leur capacité à contrer la dérégulation et à avoir confiance en eux.En fin de compte, le mouvement rend les gens ” plus résistants physiquement et, espérons-le, émotionnellement, ” dit Clapp.

Or, les personnes qui vivent un stress traumatique ont tendance à éviter de faire de l’exercice. “De nombreuses personnes atteintes du SSPT craignent les symptômes corporels associés à l’anxiété, comme l’accélération du rythme cardiaque et l’essoufflement “, explique Matthew Tull, professeur de psychologie à l’Université de Toledo. Les symptômes de dépression souvent associés au SSPT, comme le manque de motivation et d’énergie, peuvent aussi décourager les gens de faire de l’exercice.Ce sont là des obstacles de taille. Mais à mesure qu’un nombre croissant de psychiatres, de chercheurs, de médiateurs familiaux, de physiothérapeutes, d’entraîneurs et de responsables de clubs de santé et de gymnases se tournent vers les thérapies du mouvement et créent des espaces adaptés, il se crée des lieux qui permettront à ceux qui en ont besoin d’y accéder.

Le professeur de yoga David Emerson, auteur de Trauma-Sensitive Yoga in Therapy, a ouvert la voie en 2001, lorsqu’il a lancé le Black Lotus Yoga Project. L’organisme offre des cours de yoga pour les personnes souffrant de traumatismes complexes – les expériences répétitives ou cumulatives, comme la maltraitance et les abus dans l’enfance – ainsi que le SSPT. En 2003, il s’est associé au réputé Trauma Center de Brookline, au Massachusetts, pour en étudier le modèle. En 2018, Emerson et sa collègue Jennifer Turner ont fondé le Center for Trauma and Embodiment au Justice Resource Institute à Needham, au Massachusetts, pour que ce programme soit mis en place et que de nouvelles techniques soient mises au point, en priorité pour le corps.

Pendant ce temps, à Toronto, Clapp développait son propre système. En 2016, elle a commencé à proposer des ateliers et un programme de certification en trois parties dans le cadre du Mouvement pour la traumatologie (MFT) afin de former des entraîneurs personnels, ainsi que des travailleurs sociaux et des professionnels en soins psychologiques, en mouvement axé sur la traumatologie. (….)

Mouvement d’incarnation

L’objectif de la pratique de ce mouvement n’est pas de libérer le traumatisme ou de le guérir. Par contre, une pratique ciblée vise à aider les gens à reconstruire leur conscience corporelle, à leur enseigner qu’ils ont des choix pour ce corps et à leur permettre de faire un choix qui est bon pour eux.

“Le mouvement physique peut activer les parties du cerveau qui nous aident à être plus conscients de notre corps “, dit Emerson. Dans le yoga adapté aux traumatismes, cette prise de conscience, combinée à l’expérimentation du mouvement et à la prise de décisions personnelles, aide à encourager chez le pratiquant l’incarnation essentielle à sa guérison.

La capacité de remarquer ce que le corps ressent intérieurement s’appelle l’interception. Une catégorie de nerfs sensoriels, les intercepteurs reçoivent des signaux et des sensations comme la faim, une accélération cardiaque ou le besoin d’une pause. La conscience du corps dans l’espace et par rapport aux objets extérieurs est appelée proprioception. L’extéroception décrit la catégorie de sens qui nous aide à percevoir et à naviguer parmi les stimuli externes : la vue, l’audition, l’odorat, le goût et le toucher.

Les traumatismes peuvent compromettre l’interception, la proprioception et l’extéroception, qui sont essentielles à ce que le psychiatre van der Kolk décrit comme étant “l’incarnation”. Sans incarnation, on se sent détaché des expériences physiques et émotionnelles.

“Ce n’est qu’en entrant en contact avec son corps, en se connectant viscéralement avec soi-même que l’on peut retrouver le sens de ce que l’on est, de ses priorités et de ses valeurs “, écrit-il. “Le traumatisme donne aux gens l’impression d’être soit un autre corps, soit sans corps. Pour surmonter les traumatismes, on a besoin d’aide pour reprendre contact avec son corps, avec soi-même.

“L’exercice a un rôle important à jouer dans la reconnexion avec le corps et avec soi-même, ainsi que dans la régulation du système nerveux et de sa réponse au stress. Parfois, il arrive que des individus retournent involontairement là-dedans simplement en commençant un programme d’exercices, dit Schneider. Il a formé des clients qui ne savaient pas qu’ils souffraient d’effets post-traumatiques jusqu’à ce qu’ils commencent à bouger leur corps. “Le mouvement et le toucher peuvent faire ressortir les souvenirs et les expériences somatiques[du corps seulement] bloqués par le traumatisme “, explique-t-il.

Le mouvement est un moyen d’apprendre à être attentif aux sens, à l’intérieur comme à l’extérieur. Cela ” est extrêmement important lorsqu’il s’agit de surmonter un traumatisme “, écrit Rothschild, psychothérapeute du corps. “C’est l’information des sens que l’amygdale [responsable des émotions, de la survie et de la mémoire] utilise pour déterminer si un environnement est dangereux ou non et comment réagir.

“Les personnes qui vivent avec des séquelles traumatiques peuvent accorder une importance disproportionnée à leurs sensations d’interception, note Clapp, surtout si leur état s’accompagne de sensations très inconfortables, comme une douleur ou une accélération du rythme cardiaque.”

Mais les problèmes surgissent lorsque la personne utilise ces sensations internes inconfortables pour juger de la sécurité ou du danger de l’environnement extérieur “, ajoute-t-elle. Un lieu sûr peut paraître dangereux.” Pour sortir de ce dilemme, il faut acquérir une double conscience qui permettra de prêter attention simultanément aux sens internes et externes “, explique Rothschild.

C’est pourquoi les activités qui exigent de se concentrer sur quelque chose d’intérieur et extérieur – comme le jeu d’équilibre avec les blocs Jenga de Clapp – peuvent être extrêmement utiles.

En plus de corriger les effets du traumatisme, l’exercice physique renforce graduellement la résilience physique, dit Schneider. Et cette force peut nous aider à nous sentir en sécurité et capables de faire face à notre monde.

Il existe de multiples formes de traumatismes et diverses façons de les exprimer, mais il n’existe pas de remède magique pour en surmonter les effets persistants, voire dévastateurs, qui en découlent. Il se peut qu’un outil thérapeutique fonctionne pour une personne et non pour une autre, et qu’il soit préférable d’utiliser plusieurs techniques en tandem – comme le jumelage de la thérapie par la parole avec une pratique du mouvement consciente. De même, il n’existe pas non plus d’ordonnance en matière d’exercice physique en cas de traumatisme ; chaque protocole fructueux est aussi unique que la personne traitée.

Une pratique de thérapie par le mouvement conscient pourrait inclure les éléments du programme MFT de Clapp :

Les activités d’équilibre, telles que les exercices sur une jambe, avec les bras au niveau de la poitrine ou au-dessus (avec un poids supplémentaire), ou même avec les yeux fermés.Les mouvements contralatéraux, comme les mouvements à quatre pattes ou les mouvements verticaux à une jambe, pour lesquels les côtés opposés du corps (bras gauche et jambe droite, par exemple) doivent travailler simultanément.

Les activités avec croisement de la ligne médiane du corps, comme les rotations russes et les fentes de révérence.

Le travail de renforcement et de mobilité qui cible la chaîne postérieure et le tronc, comme l’aviron ou le levé de poids.

Les mouvements primaires et fonctionnels, notamment l’accroupissement, la fente, les pompes, la traction, la torsion, la flexion, la marche, la marche, la course et ramper.

Envisagez cela comme une progression. Commencez par des exercices d’équilibre et passez à des mouvements plus complexes, en ajoutant progressivement de la difficulté et du poids.

Pour surmonter un traumatisme, il faut faire un travail, et ce travail peut être source de nombreux défis tout au long de la vie. Mais il y a aussi de l’espoir. Il est possible pour chacun de retrouver résilience et confiance. Il est possible de se sentir bien à nouveau.

Traduit et adapté par courtoisie de Experience Life

Sexualité traumatisée – Se comprendre et guérir

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Il est très répandu et tout à fait normal pour les survivants de violences sexuelles de
voir leur sexualité impactée.
Quelle que soit la manière dont cet impact se manifeste en soi, il est important de se
souvenir qu’il s’agit d’un processus inhérent à la guérison, qui participe à l’intégration
de l’événement traumatique. C’est tout l’être qui y fait face pour retrouver son pouvoir
et rétablir une sexualité saine.
Les symptômes post-traumatiques peuvent se faire présents immédiatement ou
longtemps après les événements. Se sentir réellement en sécurité, s’engager dans
une relation saine avec une personne respectueuse, aimante et digne de confiance
peut être un élément déclencheur.

Merci à Dame Effraie pour la traduction 🙂