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Sexualité traumatisée – Se comprendre et guérir

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Il est très répandu et tout à fait normal pour les survivants de violences sexuelles de
voir leur sexualité impactée.
Quelle que soit la manière dont cet impact se manifeste en soi, il est important de se
souvenir qu’il s’agit d’un processus inhérent à la guérison, qui participe à l’intégration
de l’événement traumatique. C’est tout l’être qui y fait face pour retrouver son pouvoir
et rétablir une sexualité saine.
Les symptômes post-traumatiques peuvent se faire présents immédiatement ou
longtemps après les événements. Se sentir réellement en sécurité, s’engager dans
une relation saine avec une personne respectueuse, aimante et digne de confiance
peut être un élément déclencheur.

Merci à Dame Effraie pour la traduction 🙂

Crime sexuel

Les Chatouilles – Théâtre – du 13 au 28/07/2019 au Festival Off Avignon et à Lagny-sur-Marne en Avril 2020

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Ou ”La danse de la colère”

Succès du festival d’Avignon, Molière du seul(e) en scène, un spectacle bouleversant et indispensable.

Molière 2016 
C’est l’histoire d’Odette. Une petite fille dont l’enfance a été volée par un ” ami de la famille “. Une jeune fille qui cherche des réponses à ses questions et les trouve progressivement avec son corps. Une danseuse qui se bat avec sa sensibilité. C’est l’histoire d’une lente reconstruction. 

Créé en 2014 au Théâtre du Chêne Noir, Les Chatouilles ou la danse de la colère a été depuis couronné de succès : Prix ” Jeune talent théâtre ” de la SACD, Prix de l’interprétation féminine du festival, Molière 2016 du Seul(e) en scène et lauréat du Prix du jeune théâtre de l’Académie française en 2016. Adapté au cinéma, Les Chatouilles ou la danse de la colère a été consacré par deux César (meilleure adaptation et meilleur second rôle féminin – Karin Viard). Andréa Bescond passe aujourd’hui le flambeau à Déborah Moreau, sublime interprète de cette histoire terrible, émouvante et parfois drôle.

Auteur :Andréa Bescond
Artiste : Déborah Moreau
Metteur en scène : Eric Métayer

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Andréa Bescond : “Violer un enfant est un crime, ce n’est pas de l’amour”

Quelles sont ces chatouilles évoquées dans le titre, que raconte l’histoire ?
Les Chatouilles, c’est l’histoire d’Odette, la protagoniste qui est une petite fille qui a été violentée sexuellement vers l’âge de 8-9 ans. Et avec Les Chatouilles, que ce soit le spectacle ou le film, on va suivre son trajet vers la reconstruction, vers la résilience. Donc c’est plutôt porteur d’espoir, comme quoi on peut toujours se sortir d’un immense traumatisme, même si l’idéal serait que ça n’arrive jamais. 
Et on parle des chatouilles puisque généralement, les pédocriminels utilisent un terme assez joli pour définir l’indicible, et c’est le terme que Gilbert utilise pour amadouer Odette et la manipuler.”


On ne dit pas pédophilie mais pédocriminalité ?
“Oui, on dit pédocriminalité puisque violer un enfant est un crime, ce n’est pas de l’amour. Et pédophilie, si on revient aux racines du mot, c’est amour de l’enfant, alors que non, on n’aime pas un enfant quand on le viole, c’est un crime.”

Comment on traite un sujet aussi sensible ?
“Je suis passée par là, c’est quelque chose qui est très inspiré de ma vie. J’ai eu un trajet forcément compliqué, en même temps avec l’amour de la danse, j’ai eu la chance d’avoir la scène comme maison. C’est un endroit où j’ai pu déverser toute ma colère, toute l’injustice que je ressentais d’avoir subi ça. 
Donc c’est l’angle qu’on a choisi. Moi je suis auteur de la pièce, Eric Métayer est le metteur en scène, et c’est aussi l’homme qui partage ma vie. C’était indispensable pour nous de donner des soupapes de décompression au public, parce qu’on voulait respecter ce public. On voulait surtout que le discours soit audible parce que ce qui est important est que le public entende et comprenne tous ces mécanismes-là. 
On aime le divertissement et ce spectacle est un très beau spectacle interprété par une comédienne qui fait toute une galerie de personnages. C’est vraiment de la comédie humaine, on passe du rire aux larmes. Les critiques ont souvent dit que c’était un ascenseur émotionnel et c’est vrai, avec le recul, je peux en témoigner. Je pense qu’on rit autant qu’on pleure qu’on est en colère. Et quand on sort, on a juste envie d’embrasser nos enfants et de leur dire qu’on sera toujours là pour les protéger.”


Vous savez probablement qu’en Polynésie les violences intrafamiliales, les coups, l’inceste, occupent la majeure partie des sessions d’assises. Avec votre regard extérieur, comment expliquez-vous qu’une société, qui chérit autant ses enfants, puisse tolérer qu’ils soient violés, jusqu’au sein de leur famille ?
“Je crois qu’il faut revenir aux racines de la violence. Je pense que quelqu’un qui viole un enfant est quelqu’un qui n’a peut-être pas forcément été violé lui-même mais en tout cas a subi des violences quelles qu’elles soient dans son enfance. Je pense qu’il est important d’être suivi par un bon thérapeute, je crois que c’est essentiel. Après, pour protéger nos enfants aujourd’hui, vous parliez d’inceste et effectivement, 80% de la pédocriminalité se situe dans le cadre familial, dans l’inceste, donc il faut que tous les adultes autour des enfants, dans les familles, cessent d’être des complices passifs, cessent de dire : ok, je vois des choses, elles ne sont pas normales, mais ça ne me regarde pas. Ce n’est pas vrai, la situation d’un enfant, quelle qu’elle soit, regarde tout le monde. C’est un acte citoyen que de signaler un comportement déviant, c’est important. Je pense qu’on peut protéger nos enfants en leur parlant, en leur faisant confiance, en ne se disant pas : mince, si je leur parle de leurs parties intimes, ça va leur mettre des idées dans la tête. Non, ce n’est pas vrai. Protéger un enfant en leur disant, ce sont tes parties intimes, personne n’a le droit d’y toucher, ça ne sera jamais de ta faute si quelqu’un le fait, et surtout vient me parler, je suis là pour te protéger, c’est mon rôle. C’est mon devoir d’adulte.”

Source : TNTV – Rédaction web avec Sophie Guébel

Abus sexuel

Pour une meilleure prise en charge des victimes de violences sexuelles pendant l’enfance – 2016 Cécile Guéret

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D’après l’OMS, 20 % des femmes et 5 à 10 % des hommes ont subi des violences sexuelles pendant l’enfance. Pour les victimes, le risque de développer un syndrome de stress post-traumatique est particulièrement élevé : 87 %  lorsque les violences sexuelles ont eu lieu dans l’enfance, 100 % lorsqu’elles sont incestueuses¹. Une catastrophe humaine et humanitaire insupportable. Même plusieurs années après, ces troubles peuvent être soignés: à condition pour les victimes de trouver la bonne porte à laquelle frapper