ptsd

Comment les survivants de traumatismes complexes peuvent apprendre à faire confiance aux gens

Publié Laisser un commentairePublié dans confiance, évitement, isolement, relations interpersonnelles, TSPT/SSPT/ESPT/PTSD

Un traumatisme complexe est un traumatisme interpersonnel continu ou répété – violence et négligence – infligé par d’autres. Le problème de la confiance est l’une des conséquences handicapante et persistante de ces agressions, qui sont souvent à l’origine du syndrome de stress post-traumatique et/ou de stress post-traumatique complexe. C’est tout à fait logique, si l’on considère que le survivant a subi un préjudice permanent, en particulier de la part de ceux en qui il était censé pouvoir avoir confiance, sur qui il devait pouvoir compter et avec qui il se sentait en sécurité.

Cette tendance s’intensifie lorsque les mauvais traitements/traumatismes ont été subis pendant l’enfance. Ne pas avoir appris à développer des relations saines, ne pas avoir eu de modèle, fait que le survivant a un manque de savoir-faire nécessaire à l’âge adulte. Savoir quand et comment faire confiance aux autres en fait partie.

Les problèmes de confiance peuvent être soit de ne faire confiance à personne, soit de faire confiance trop rapidement et trop facilement. Ces deux situations entraînent d’autres difficultés douloureusement supportables. Les survivants peuvent passer d’un mode de fonctionnement à l’autre, suivant ce qui se passe dans leur vie. Souvent, la confiance est trop facilement accordée, ce qui a pour effet de blesser davantage le survivant, qui se met alors en mode “je ne ferai plus jamais confiance à personne”. Beaucoup de manières de faire face. Toutes très compréhensible.

Ne faire confiance à personne – c’est un instinct de survie et d’adaptation. Si nous ne faisons confiance à personne, nous ne pouvons pas être blessés, n’est-ce pas ? …. Mais, cette façon bien compréhensible de se protéger signifie que nous n’avons pas de relations saines avec les autres. Cela peut conduire à un sentiment douloureux de solitude et de manque de connexion avec les autres. Et se connecter aux autres est un besoin humain vital.

Faire confiance aux gens trop rapidement et trop facilement a souvent pour conséquence de nuire davantage au survivant. Ne pas savoir comment bâtir la confiance avec discernement pose le problème de se retrouver dans des relations malsaines, toxiques et abusives.

Je vois très souvent dans mon travail de défenseur et d’écrivain des victimes de sévices – des survivants de traumatismes complexes qui disent qu’ils “ne feront jamais confiance à personne” et je souhaite encourager avec douceur les survivants à savoir qu’il existe un moyen de développer la confiance, lentement et prudemment, tout en se préservant.

Ma première thérapeute, spécialisée en traumatismes, était une femme étonnante et avisée, qui m’a aidée à résoudre mes problèmes de confiance. En tant que survivante de multiples traumatismes complexes subis depuis la naissance, mes problèmes de confiance étaient bien ancrés.

Voici la marche à suivre qu’elle m’a donné pour apprendre à faire confiance de manière saine et à développer des relations sûres :

La confiance n’est ni accordée, ni exigée, elle se gagne. Avec prudence.

Il y a des gens “bien”, avec qui nous pouvons avoir des relations saines. Cela peut sembler difficile à croire, mais c’est vrai. Savoir si quelqu’un est sain est essentiel pour établir des relations positives.

Tout le monde ne va pas nous maltraiter. Il existe des personnes qui ne sont pas violentes. Personne n’est parfait, mais il y a des gens qui sont respectueux, attentionnés et qui veulent le bien des autres.

Vous devez fixer des limites saines à vos propres comportements et à vos choix. Vous devez comprendre comment interagir avec les autres, comment construire des relations, y compris de confiance – cela relève de votre propre responsabilité et vous devez apprendre le contrôle de soi afin de procéder avec prudence.

Vous ne pouvez pas faire confiance à qui que ce soit à 100% mais vous pouvez apprendre qui est suffisamment digne de confiance.

La confiance se construit, lentement et avec prudence. Pas en se lançant “à fond”. Et pas en refusant catégoriquement d’essayer de faire confiance à quelqu’un.

Ne dites pas directement à quelqu’un que vous avez des “problèmes de confiance”. Gardez cette information pour vous.

Ensuite, observez comment cette personne se comporte avec les autres. Est-elle gentille ? A-t-elle une interaction saine ? Ses comportements sont-ils cohérents ? Si oui, c’est un bon début.

Si elle respecte les autres et que vous avez appris à la connaître un peu, donnez-lui juste quelques informations sur vous-même, en particulier sur votre passé traumatique. Quelque chose qui ne soit pas trop révélateur. Ainsi, au lieu de ne rien révéler, ou de tout raconter sur votre vie, vous pouvez lui en dire un peu et voir comment elle le reçoit ? Comment elle réagit à cela ? A-t-elle fait preuve de respect à cet égard ?

Une fois que vous lui avez donné quelques informations, attendez de voir ce qu’elle en fera. Vous pousse-t-elle trop vite pour en savoir plus ? Vous semble-t-elle indifférente ? N’a-t-elle pas offert des paroles de soutien ? Va-t-elle en parler aux autres ? Parle-t-elle de vous aux autres ? Si c’est le cas, ce sont des signaux d’alarme qui suggèrent que cette personne n’est pas une “personne sûre”.

Si elle semble bien gérer cela – après un certain temps – vous pourrez lui en dire un peu plus, puis voir comment elle réagit. Et ainsi de suite.


Cette façon progressive de vous révéler, n’est qu’une question de prudence. Il s’agit de se protéger. Vous n’avez pas besoin d’en dire trop. Il est beaucoup plus sécuritaire de vous révéler lentement.
Une personne saine et respectueuse acceptera ce processus graduel. Dans le cas contraire, c’est un signal d’alarme et je vous conseille de ne plus donner d’informations révélatrices, ni d’autres informations concernant votre passé traumatique.
Il ne faut pas non plus être trop rapide avec certaines choses, comme le contact sexuel dans le cas d’une relation romantique. Si on vous pousse trop rapidement dans l’intimité sexuelle et que vous voulez y aller doucement, il faut respecter cela. Si la personne est respectueuse, vous pourrez lui faire davantage confiance avec le temps.


Il est également intéressant de voir comment les gens vous parlent d’eux. S’ils ne révèlent rien, ou s’ils vous en disent trop, c”est peut-être parce qu’ils ont leurs propres problèmes, et il est nécessaire de comprendre lesquels.


Construisez une relation de respect mutuel avec prudence. Discernez au fur et à mesure ce qui vous semble “louche” et prenez votre temps pour comprendre la personne.
Ne poursuivez que si ce processus minutieux révèle des comportements sains, cohérents et respectueux.
Appréciez la relation que vous avez construite, fondée sur la confiance et le respect mutuel.

La clé d’une relation saine est également de ne pas ignorer les comportements “d’alerte”. Des problèmes tels que le mensonge, la sournoiserie, la manipulation, le contrôle ne doivent pas être ignorés ou excusés. Si une personne affiche ces comportements ou d’autres comportements toxiques et nuisibles, elle doit être considérée comme une personne dangereuse.

Méfiez-vous de ceux qui semblent “trop beaux pour être vrais”. Il se peut qu’ils vous cachent des choses que vous êtes en droit de savoir. Les personnes saines feront leurs preuves au fil du temps, seront réceptives et accepteront que la confiance s’établisse progressivement. Observez la cohérence de leurs comportements, de leurs actions et de leurs réflexions. La constance suggère que la personne est saine.

Il est important que les survivants de traumatismes complexes sachent qu’ils méritent et ont besoin de relations de confiance saines et sécurisantes, et qu’ils sachent comment y parvenir.
Cela peut sembler impossible et je comprends cela…. J’ai eu de nombreuses conversations avec mon psychologue à ce sujet, sur une période d’un an. Mais je peux confirmer que ce processus de confiance fonctionne.

Et n’oubliez pas – vous ne pouvez pas apprendre à faire confiance si vous n’essayez pas.

Traduit par courtoisie depuis Healing from complex trauma and PTSD/CPTSD

santé mentale

Le soutien social

Publié Laisser un commentairePublié dans isolement, relations familiales, relations interpersonnelles

Nous avons tous besoin de nous sentir à notre place et de ressentir que les autres se soucient de notre bien-être. Le soutien social est tout à fait cela : avoir un sentiment d’appartenance et savoir que d’autres personnes nous portent une attention particulière. Ces personnes — notre réseau d’aide — peuvent provenir de différents groupes de personnes, y compris notre partenaire de vie, des amis, des membres de notre famille, des collègues, des voisins ou même des professionnels comme des médecins, des intervenants psychosociaux ou des pairs aidants.

POURQUOI EST-CE IMPORTANT?

Nous avons tous besoin des autres. Il est souvent sous-estimé à quel point nous pouvons bénéficier du soutien d’autres personnes. Le soutien social peut nous aider à faire face à des épreuves ou à des échecs, à résoudre des problèmes, à améliorer notre estime de soi et même à gérer des problèmes de santé et de stress. Les gens qui ont l’impression d’avoir le soutien social dont ils ont besoin ont tendance à avoir un niveau de stress moins élevé que les autres. Le stress affecte l’ensemble du corps, du bien-être mental à la santé cardiovasculaire en passant par le système immunitaire; trouver une façon de gérer et de réduire le stress est donc extrêmement bénéfique pour nous. Les bienfaits du soutien social peuvent également être ressentis par ceux qui l’offrent à d’autre. Le soutien social est encore plus important lorsque vous ne vous sentez pas bien. Pourtant, malgré ses bienfaits, les gens qui ont des problèmes de santé mentale ou physique s’éloignent parfois de leur réseau d’aide. Ils peuvent avoir honte ou être mal à l’aise de parler de ce qu’ils vivent, avoir peur que les autres ne les comprennent pas, se demander comment les autres pourraient les aider ou même penser qu’ils les embarrassent. Il se peut aussi que certaines personnes aient un réseau d’aide qui ne peut pas leur donner le soutien dont ils ont besoin dans une situation particulière. En effet, il est possible que, ne sachant pas comment aider une personne dans le besoin, des amis ou des membres de la famille s’en éloignent. La perte de ces liens importants signifie que vous devez gérer beaucoup de choses seul, mais elle peut aussi déclencher des sentiments pénibles, comme ne pas se sentir aimé ou important. Une chose est toutefois claire : peu importe ce qui arrive dans votre vie, il y a des gens qui peuvent vous aider.

À QUOI RESSEMBLE LE SOUTIEN SOCIAL?

Les gens peuvent offrir de nombreux et différents types de soutien :

  • Le soutien émotionnel—cela peut être une personne avec laquelle vous communiquez lorsque vous désirez seulement parler d’un problème et partager vos pensées et vos sentiments. Le soutien émotionnel ne consiste pas nécessairement à trouver des solutions. Il s’agit vraiment d’empathie; le fait de savoir qu’une autre personne se soucie de vous et avoir l’impression que vous ne gérez pas la situation tout seul.
  • Des conseils avisés—Il s’agit d’une personne avec laquelle vous parlez lorsque vous avez besoin de plus amples renseignements sur un sujet particulier. Par exemple, vous pouvez appeler un ami pour obtenir des conseils sur la façon d’accéder à un service ou encore demander à un collègue comment il a géré une situation similaire.
  • De nouvelles perspectives—C’est pouvoir appeler une personne en particulier lorsque vous devez examiner un problème de différents points de vue, ce qui peut être difficile à faire seul sur le moment. D’autres personnes peuvent toutefois offrir d’excellentes perspectives que vous pourriez ne pas avoir considérées. Ces perspectives peuvent être de puissants outils lorsque vous désirez résoudre des problèmes ou comprendre quelque chose qui arrive dans votre vie.
  • De l’aide pratique—C’est avoir dans son entourage une personne que vous pouvez appeler lorsque vous avez besoin d’un coup de main, comme garder vos enfants quand la gardienne est malade, vous apporter un repas lorsque vous êtes malade ou vous aider avec votre travail. Parfois, même de petites tâches peuvent sembler accablantes et une aide pratique peut alors faire une grosse différence. Soyez conscient de vos attentes par rapport aux autres. Par exemple, un ami peut être une excellente personne avec qui parler lorsque vous avez besoin d’une autre perspective, mais ne pas pouvoir offrir une grande aide pratique. Un membre de votre famille peut être en mesure d’offrir beaucoup d’aide pratique autour de la maison, mais ne pas avoir les connaissances pour vous transmettre beaucoup d’information. Si vous n’êtes pas réaliste lorsque vous demandez de l’aide à quelqu’un, vous pourriez ne pas obtenir le soutien dont vous avez besoin, et les personnes concernées peuvent alors se sentir contrariées ou blessées.

COMMENT PUIS-JE CRÉER MON PROPRE RÉSEAU D’AIDE?

Le réseau d’aide évolue habituellement avec le temps. Les situations de la vie et les gens peuvent changer, et il arrive que des gens perdent une personne importante dans leur vie. Parfois, une personne a beaucoup de gens dans son réseau d’aide, mais ceux-ci ne peuvent offrir le soutien dont elle a le plus besoin. D’autres personnes peuvent trouver qu’elles ont simplement besoin de plus de soutien qu’elles n’en reçoivent actuellement. Peu importe la situation, vous pouvez agir pour vous créer un réseau d’aide plus efficace.Comment renforcer un réseau existant :

  • Prenez contact avec les gens qui composent votre réseau et demandez de l’aide. N’oubliez pas que cela demande du courage!
  • Entretenez les relations importantes que vous avez déjà. Vous devez contribuer également à ces relations; vous ne pouvez pas seulement demander de l’aide. Offrez également du soutien aux autres membres de votre réseau.
  • Soyez clair par rapport au type d’aide dont vous avez besoin. Dites aux gens ce dont vous avez besoin; ils pourraient mieux vous aider s’ils savent ce que vous recherchez.
  • Demandez un soutien spécialisé, comme du counseling, au besoin. Assurez-vous de demander de l’aide aux bons endroits.
  • Si vous faites des efforts pour entretenir une relation mais ne voyez pas les améliorations dont vous avez besoin, il peut être temps de mettre fin à cette relation. Les gens et les situations changent. Parfois, il vaut mieux mettre votre énergie dans des relations plus saines.

Comment agrandir son réseau :

  • Créez des occasions de rencontrer de nouvelles personnes. Participez à des activités sociales, suivez des cours, faites du bénévolat ou impliquez-vous auprès d’une organisation ou d’un groupe. Vous pouvez également demander à des amis de vous présenter d’autres personnes.
  • Donnez du temps à vos relations. Établir des relations demande un peu de travail. Vous ne développerez pas une amitié avec toutes les personnes que vous rencontrerez, et lorsque vous vous faites un nouvel ami, il faut du temps pour renforcer votre relation.
  • Interagissez en personne. Si vous avez un problème précis, comme une maladie, joignez-vous à un groupe de soutien ou essayez d’obtenir un soutien individuel auprès d’un pair aidant. Ceci peut être une excellente façon d’interagir avec d’autres personnes qui peuvent comprendre certaines de vos expériences et vous transmettre de l’espoir, de bons renseignements et des ressources.
  • Cherchez en ligne. Si vous n’avez pas beaucoup d’occasions de trouver des gens en personne, envisagez de chercher en ligne une communauté à laquelle vous joindre. (Il vous suffit de faire preuve de jugement pour choisir les options qui sont sécuritaires et utiles.)

Source : ACSM

solitude

Composer avec le sentiment de solitude

Publié Laisser un commentairePublié dans émotions, isolement, relations interpersonnelles

La solitude peut être un état, c’est-à-dire le fait d’être physiquement et socialement seul. La solitude est également un sentiment pouvant signifier que nos relations interpersonnelles ne répondent pas à nos besoins. Malgré le nom de ce sentiment, nous n’avons pas toujours à être seuls pour nous sentir seuls. Le sentiment de solitude peut effectivement apparaître lorsque nous nous sentons seuls, non désirés ou isolés.

Par exemple, il peut survenir lorsque :

  • Nous sommes en présence de beaucoup de gens, mais ne nous sentons pas vraiment à notre place ou compris.
  • Nous sommes entourés de beaucoup de gens, mais n’avons pas le soutien ou les relations que nous désirons.
  • Nous perdons une personne importante dans notre vie, comme un partenaire, un membre de notre famille ou un ami proche.
  • Nous sommes seuls, mais désirons être avec d’autres personnes.

Une certaine forme de soutien social est importante pour notre bien-être. Les gens se satisfont de différents types de cercles sociaux, d’amis et de relations selon leurs besoins. Si vous vous sentez soutenu et compris, vos relations se portent probablement bien. En revanche, si vous vous sentez seul, vos relations peuvent peut-être comporter certaines lacunes. Si vous vous sentez seul en raison d’un manque d’amis, vous n’êtes pas le seul dans cette situation. Environ un Canadien sur quatre affirme qu’il n’est pas satisfait du nombre d’amis qu’il a.

Comment puis-je composer avec le sentiment de solitude?

S’il n’est pas pris en charge, le sentiment de solitude peut s’aggraver. Par exemple, la solitude peut vous donner l’impression que vous n’êtes pas à votre place là où vous vous trouvez, ce qui fait en sorte qu’il vous est ensuite plus difficile d’établir des relations. Cela peut vous mener à vous isoler, vous faisant ainsi sentir encore plus seul. Le sentiment de solitude peut être pénible, mais il est possible d’y remédier. Lorsque vous remettez en question votre sentiment de solitude ou commencez à apporter des changements dans votre vie, le cycle de pensées négatives relié à la solitude commence à se briser.

Demandez-vous pourquoi vous vous sentez seul

Vous sentez-vous seul parce que vous n’avez personne autour de vous? Vous isolez-vous des autres? Vous sentez-vous seul même lorsque vous êtes en présence d’autres personnes? Comprendre votre situation vous permet d’agir de la façon qui vous convient le mieux. Comme ce n’est pas toujours facile, envisagez de parler avec un professionnel de la santé si vous avez besoin d’aide.

Évitez de vous comparer aux autres

En observant les autres, il est possible que nous nous sentions exclus. Les médias sociaux, en particulier, peuvent nous donner l’impression que tout le monde est entouré d’amis sauf nous. Or, gardez en tête que les médias sociaux ne présentent qu’une sélection contrôlée d’images. Les gens veulent en effet que l’on ne voie que leur bon côté, mais les apparences peuvent être trompeuses. N’oubliez pas que nous pouvons être entourés de gens et nous sentir tout de même seuls. Avoir l’impression que vous n’êtes pas aussi bien que d’autres n’est donc qu‘une impression, pas la réalité.

Donnez-vous du temps, particulièrement lors de périodes de gros changements

Il est normal de se sentir seul durant des périodes de transition, par exemple lorsque nous commençons à fréquenter une nouvelle école, que nous déménageons dans une nouvelle ville ou que nous entamons ou quittons un emploi. Lorsque vous êtes dans une période de transition, cela peut prendre du temps pour vous intégrer dans un nouveau milieu et y faire votre place. La solitude peut alors n’être que temporaire.

Examinez la situation dans son ensemble

D’autres aspects plus difficiles de votre vie peuvent accentuer le sentiment de solitude. Par exemple, des problèmes de santé mentale tels que la dépression ou l’anxiété sociale peuvent engendrer beaucoup de pensées négatives faisant en sorte qu’il vous semble plus facile d’éviter des occasions de socialiser. D’autres problèmes de santé peuvent rendre les interactions avec les autres plus difficiles et vous donner le sentiment d’être isolé. Il importe donc, dans certaines situations, de gérer les difficultés relatives à d’autres aspects de votre vie pour réduire en partie le sentiment de solitude.

Trouvez une façon de profiter du temps où vous serez seul

Passer du temps seul peut être une occasion de pratiquer un passe-temps, de développer une nouvelle compétence, de lire un bon livre, d’écouter de la musique ou de connecter avec la nature. Toutefois, si des pensées négatives surgissent fréquemment lorsque vous êtes seul, envisagez de parler avec un professionnel de la santé mentale.

Travaillez sur vos relations sociales

Voici des conseils pour vous aider à combattre l’isolement social et à établir et maintenir les relations sociales dont vous avez besoin :

  • Soyez stratégique. Réfléchissez aux types de relations que vous désirez entretenir. Par exemple, si vous préférez discuter avec d’autres personnes, cherchez des occasions de rencontrer des gens dans de petits groupes. Si vous désirez obtenir du soutien par rapport à un problème particulier, cherchez des groupes d’entraide ou des organismes spécialisés. Utilisez également vos intérêts ou compétences à votre avantage. Par exemple, si vous aimez le sport, joignez-vous à une équipe sportive, participez à une course ou adhérez à un club pour rencontrer des gens qui partagent déjà cet intérêt avec vous.
  • Prenez votre temps. Bâtir sa confiance en soi est un processus continu. Donnez-vous des défis réalistes. Si vous vous sentez très isolé, le simple fait d’apprendre à être à l’aise dans des endroits publics, comme un café fréquenté, peut constituer une première étape.
  • Soyez actif et patient. Établir des relations prend du temps. Cela peut être terrifiant au début, mais essayez d’entamer des conversations ou de trouver des occasions pour passer du temps avec d’autres personnes. Il est possible que vous ayez besoin de temps pour vous sentir proche des autres et comme faisant partie du groupe.
  • Vous ne serez pas l’ami de tout le monde, et c’est normal. Vous ne vous entendrez probablement pas avec toutes les personnes que vous rencontrerez. Cela ne reflète pas votre valeur, mais signifie simplement que vous n’avez pas encore rencontré le groupe ou les personnes qui vous conviennent.
  • Visez des relations saines. Si vous ne vous sentez pas écouté dans vos relations, acquérir des techniques d’affirmation de soi peut vous aider à exprimer vos besoins de manière respectueuse. Or, à l’inverse, si tout tourne autour de vous et vos besoins, votre relation pourrait en souffrir. L’autre personne est un partenaire égal et ses besoins sont aussi importants que les vôtres.
  • Déterminez les obstacles et surmontez-les. Est-ce que quelque chose s’interpose entre vous et les relations ou les activités que vous désirez poursuivre? Par exemple, devoir s’occuper d’un enfant pour de nouveaux parents ou des préoccupations relatives au transport ou à la mobilité pour des personnes âgées peuvent être des obstacles à une vie sociale. Si vous ne pouvez pas trouver de solution facilement, demandez de l’aide. Un membre de votre famille est peut-être prêt à prendre soin de votre enfant et une organisation communautaire peut vous aider avec le transport.

Entretenez vos relations familiales. Si vous avez une relation bénéfique et bienveillante avec des membres de votre famille, réfléchissez à des façons de maintenir ou de resserrer ces liens. La distance et d’autres facteurs peuvent faire en sorte que vous ne vous voyez pas souvent en personne, mais des appels téléphoniques, des vidéoconférences, des courriels et d’autres modes de communication peuvent vous aider à garder le contact.


Traduit par courtoisie depuis : ACSM

traumatisme et relations

Aimer un survivant : l’impact des traumatismes de l’enfance sur les relations

Publié Laisser un commentairePublié dans relations interpersonnelles, TSPT/SSPT/ESPT/PTSD

Les survivants de traumatisme dans l’enfance méritent toute la sérénité et la sécurité qu’une relation amoureuse peut apporter. Mais les antécédents de violence ou de négligence peuvent rendre terrifiante l’idée de faire confiance aux autres. Essayer d’établir une relation intime peut mener à des faux-pas et à la confusion.

Comment mieux comprendre l’impact du trauma? Comment aider les survivants à trouver amour, amitié et soutien pour leur partenaire et eux-mêmes ?

Comment les survivants composent avec leur traumatisme?

Qu’il s’agisse d’un traumatisme physique, sexuel ou émotionnel, les répercussions se manifestent par toute une multitude de problèmes relationnels. Les survivants sont souvent convaincus, au fond d’eux-mêmes, qu’on ne peut faire confiance à personne, que l’intimité est quelque chose de dangereux et que, pour eux, un vrai attachement amoureux est un rêve impossible. Beaucoup pensent être salis, pas assez bien, indignes d’amour. Ces pensées sont désastreuses pour leurs relations tout au long de leur vie.

Lorsque les relations de la petite enfance sont une source de peur paralysante, ou lorsque l’absence, l’insécurité et les liens chaotiques font que ces personnes se sentent seules et impuissantes, le cerveau doit trouver des moyens pour y faire face. Un enfant peut se raccrocher à des pensées telles que :

  • Ne fais pas confiance, tu n’es pas en sécurité !
  • Ne demandes pas de soutien, ne sois un fardeau pour personne !
  • Ne t’attarde pas sur ce que tu ressens, oublie !

Ce fonctionnement peut aider une victime à s’en sortir quand la douleur au quotidien est insupportable et que son besoin premier est de survivre. Mais il ne permet pas à l’adulte en devenir de donner un sens à son monde intérieur, ni d’apprendre à grandir et à établir des relations avec les autres. Même si la victime rencontre un partenaire fiable et aimant au cours de sa vie, les scénarios auto-limitatifs restent en elle. Elle ne peut pas simplement s’en débarrasser et tout recommencer. Ces leçons de vie sont tout ce dont elle dispose pour survivre au meilleur de leurs capacités.

Percevoir l’impact du traumatisme sur le comportement et l’humeur.

Bien souvent, les survivants de traumatismes répètent leurs expériences d’enfant auprès d’un partenaire insensible ou violent (….). Cela se produit souvent sans même qu’ils soient en mesure de comprendre pourquoi ils se sentent attirés par des relations malsaines. La compulsion qui pousse à revisiter ces traumatismes non résolus afin de pouvoir ‘’réparer’’ les choses se fait de manière inconsciente. Il va sans dire qu’on ne peut panser les blessures de l’enfance de cette façon à moins que les deux partenaires soient désireux de travailler ensemble à la modification de ces cycles de répétition. Mais si ces pulsions ne sont pas identifiées, les survivants peuvent se retrouver pris dans un cycle de violence.

Même auprès d’un partenaire de confiance, un survivant peut :

  • Souffrir de dépression
  • Développer un comportement compulsif, un trouble de l’alimentation ou une addiction pour essayer de réguler ses émotions.
  • Avoir des flashbacks et des crises de panique
  • Douter continuellement de lui-même.
  • Avoir des pensées suicidaires
  • Rechercher ou adopter le comportement abusif qu’il a subi enfant.

Les partenaires de survivants souhaitent souvent désespérément les aider. Mais ces partenaires doivent “comprendre clairement que ce n’est pas à vous de régler le problème et que vous n’avez pas le pouvoir de changer un autre être humain”, dit Lisa Ferentz, LCSW dans un post adressé aux partenaires de victimes. ‘’Sachez plutôt que vous méritez tous deux d’avoir accès à des ressources pour vous aider à trouver réconfort et guérison.’’

Constater les effets du traumatisme sur les relations interpersonnelles.

Il est important de reconnaître les traumatismes non traités comme facteurs dynamiques dans la relation intime. Les émotions sont exacerbées, les soucis sont amplifiés et il semble impossible de communiquer de manière constructive. Les raisons pour lesquelles les problèmes se complexifient sont :

  • Des réactions excessives face aux problématiques relationnelles courantes.
  • Des désaccords provoqués par les émotions.
  • Un retrait ou un comportements distant, sans réaction.
  • Une aversions à l’égard des conflits et une incapacité à discuter des problèmes.
  • La certitude que le partenaire est contre nous alors que ce n’est pas le cas
  • Des doutes persistants au sujet de l’amour et de la fidélité du partenaire
  • Des difficultés à recevoir l’amour, malgré le fait d’être régulièrement rassuré.

Dans une relation, le passé traumatique n’est pas simplement l’affaire d’une personne. Tout ce qui touche un des partenaires a une incidence sur l’autre et sur la relation. Avec le soutien d’un thérapeute, les partenaires peuvent commencer à apprendre à démêler les problèmes.

Beaucoup ne se rendent même pas compte qu’ils ont vécu des expériences traumatisantes. La thérapie axée sur les traumatismes aide les couples à réaliser qu’ils ont été victime de violence ou de négligence traumatique, et à voir la façon dont cela les affecte encore ainsi que les répercussions sur leurs relations actuelles. Le thérapeute fournit des informations spécifiques pour que les couples puissent séparer les problèmes passés des problèmes actuels. Le processus de progression est d’autant plus facile lorsque l’on combine des séances individuelles et un travail en couple.

La thérapie va donner aux partenaires les outils pour partager, ce que d’autres thérapeutes et moi-même appelons, une éducation psychologique – apprendre à comprendre l’histoire de l’autre, comment elle influence la relation et comment il est possible de traiter les pensées et émotions de façon plus saine.

De l’importance, pour le survivant et son partenaire, de veiller sur soi.

Les survivants et leurs partenaires ont des besoins différents en matière de soutien. Comment faut-il réagir lorsque l’un est aux prises avec des troubles de stress post-traumatique ? Comment calmer les choses lorsque les émotions envahissantes se déclenchent ?

Une thérapie est nécessaire afin que le couple puisse trouver les réponses qui lui conviennent le mieux. Voici cependant quelques conseils d’ordre général à l’intention des survivants et de leurs partenaires :

  • Créez un système de soutien solide pour chacun d’entre vous et pour la relation.
  • Consacrez du temps à votre famille et aux amis qui voient votre relation d’un œil positif et vous respectent, vous et la personne que vous aimez.
  • Trouvez un thérapeute spécialisé en traumatologie pour vous guider en tant que couple ou en tant qu’individu dans vos efforts pour mieux vous comprendre et mieux comprendre l’autre.
  • Trouver du soutien en dehors de la thérapie, tels que les groupes de soutien.
  • Prenez le temps de vous instruire en psychoéducation. Renseignez-vous sur les traumatismes, les techniques pour prendre soin de soi telles que la pleine conscience. Un bon exemple est la “bulle de couple” de Stan Taktin. Il s’agit d’une aide visuelle pour aider les partenaires à devenir un couple plus stable et plus fonctionnel. S’entourer d’une bulle imaginaire “signifie que le couple reste vigilant, en public et en privé, pour se protéger mutuellement à tout moment. Ni l’un ni l’autre doit être laissé trop longtemps à l’écart, du moins pas sans réparation. De cette façon, tout le monde s’en sort beaucoup mieux.”

Conseils en matière de communication à l’intention des partenaires de survivants.

Établir une relation harmonieuse avec un survivant implique de beaucoup travailler sur la communication. Le fait de vivre des problèmes relationnels peut exacerber la peur et peut déclencher des flashbacks chez une personne ayant subi des traumatismes.

Apprendre à maîtriser la communication aide les couples à retrouver le calme et à se soutenir au fur et à mesure que leur compréhension des traumatismes s’accroît. Les couples peuvent :

  • Observer pour déterminer quand se calmer ou prendre du recul lorsque les émotions s’intensifient.
  • Pratiquer la pleine conscience pour se sensibiliser et identifier les déclencheurs.
  • Élaborer quelques phrases clés pour s’ancrer dans le présent et réorienter la conversation, par exemple :
"On ne pourrait pas ralentir un peu ?  
"On dirait qu'on est en train de se déclencher. On peut essayer de comprendre ce qui se passe entre nous ?"  
"Je me demande si on n'est pas en train de retourner pas dans nos vieux schémas."  
"Je pense qu'on devrait en parler en thérapie."  
"Est-ce qu'on peut essayer de se concentrer sur ce qui se passe pour nous?"

La communication peut également aider à réconforter l’autre pendant les flashbacks.

Les techniques à utiliser sont les suivantes :

  • Rappeler à la personne qu’elle est en sécurité.
  • Attirer son attention sur l’ici et le maintenant (en mentionnant la date, le lieu et tout son ou image présent).
  • Offrir un verre d’eau peut aider à stopper un flashback. (Cela active les glandes salivaires, qui à leur tour stimulent le cortex préfrontal régulateur du comportement.)

Guérir les blessures de l’enfance demande de fournir un travail attentif et assidu. Mais il est possible de remplacer peu à peu les anciennes schémas. Trouver un thérapeute capable de déceler et de reconnaître la blessure que la victime porte seule depuis si longtemps est un élément déterminant pour réparer les blessures profondes.

Les partenaires peuvent décider de travailler individuellement avec un thérapeute personnel spécialisé en traumatologie, tout en travaillant avec un autre thérapeute pour le couple, qui leur apportera les outils dont ils ont besoin. Lorsque le survivant arrive enfin établir un lien de confiance avec un thérapeute, puis avec son partenaire, la relation de couple peut également favoriser une guérison profonde.

Plus nous comprenons l’impact des traumatismes, plus nous pouvons aider les personnes qui en souffrent à aller au-delà de la survie pour vivre la quiétude bienfaisante que procurent des relations amoureuses plus saines.

Source – Brickel and associates

sspt

Attachement et Syndrome de Stress Post-Traumatique : Comment les traumatismes complexes s’immiscent dans la relation

Publié Laisser un commentairePublié dans attachement, relations interpersonnelles

Un traumatisme complexe est ce qui se produit lorsqu’une personne subit de multiples incidents de cruauté et d’abus dans le contexte d’une relation de pouvoir inégale. C’est le plus souvent le cas chez les personnes qui ont grandi avec des parents violents ou négligents, mais aussi chez les victimes d’enlèvement, les prisonniers de guerre et les personnes ayant des relations sexuelles ou “romantiques” abusives. Le résultat de ce traumatisme complexe est le SSPT-C (SSPT complexe), qui a des effets similaires au stress post-traumatique (SSPT) subi par les personnes qui ont été victimes d’accidents de voiture ou d’événements traumatiques similaires mais qui entraîne des troubles plus profonds de la personnalité. De nombreuses personnes chez qui on a diagnostiqué des troubles bipolaires et autres troubles de la personnalité sont, en fait, des survivants d’un traumatisme complexe. Pour ce faire, il faut examiner l’histoire personnelle et la vie de la personne plutôt que de se limiter à analyser ses symptômes immédiats.

Une autre façon de voir les traumatismes complexes et le syndrome de stress post-traumatique est le concept de traumatisme d’attachement. L’attachement – les liens qui existent entre un être humain et un autre – est un concept qui peut paraître plutôt vague ou abstrait. Cependant, comme tous les états émotionnels, tels que le bonheur, la peur ou la colère, il est issu de notre biochimie et est essentiel à l’épanouissement humain.

Bien que le niveau d’intelligence distingue les humains des animaux, c’est seulement en collaborant que nous avons réussi à survivre et à nous développer. Un être humain ne peut tout simplement pas abattre un mammouth laineux à lui seul. Les êtres humains ont évolué pour coopérer et travailler ensemble en groupes. Une de ces caractéristiques est notre capacité unique d’acquisition du langage. Pour une véritable coopération sociale, cependant, la simple communication d’informations ne suffit pas. Dans notre monde moderne, on est capable de s’occuper de nombreuses tâches quotidiennes (faire les courses, par exemple) sans aucun lien émotionnel, mais les groupes cohésifs dans lesquels les humains ont évolué exigeaient un niveau de connexion beaucoup plus profond.

Aujourd’hui encore, on peut constater qu’un bureau où il n’y a pas de camaraderie entre employés ne fonctionne pas bien, quel que soit le niveau de rémunération. La vie de famille, les groupes d’amitié et les relations amoureuses sont, évidemment, très difficiles à préserver sans attachement. Du fait de notre évolution, tous, ou presque tous les êtres humains ressentent un profond besoin de se sentir liés aux autres, que cela soit une question de survie ou de prospérité matérielle. Les personnes qui ne nouent pas de liens sont souvent en proie à des sentiments de dépression et de tristesse, peu importe leur succès dans d’autres domaines de la vie.

L’attachement, cependant, est difficile. Établir une relation avec un autre être humain implique une communication verbale et non verbale, ainsi qu’une danse complexe avec les comportements appropriés. Exprimez trop peu d’empathie dans une relation et vous pourriez être considéré comme froid ou distant. Exprimez-en trop ou trop tôt et vous pourriez être considéré comme envahissant. Les individus aux troubles du spectre autistique, communément appelés Asperger, (…) ne possèdent généralement pas l’instinct qui leur permet d’établir de bonnes relations, ce qui rend leur vie difficile à comprendre et à appréhender pour le reste de la population.

Cependant, comme tous les traits humains, la faculté de former des liens d’attachement n’est pas purement innée ; c’est un comportement qui est appris. Et comme pour la plupart des apprentissages humains, l’attachement s’apprend par la pratique. Dès la naissance, les bébés découvrent l’attachement. C’est là, et pas seulement la nécessité de pourvoir matériellement aux besoins de l’enfant, le fondement de la famille, une composante universelle de la société humaine. Même les expériences sociales utopiques visant à remplacer la famille ont dû s’appuyer sur des structures qui reflétaient essentiellement le schéma mère-père, et ce avec des résultats mitigés.Il est donc logique que lorsque la relation entre les parents, ou un tuteur, et l’enfant est sérieusement perturbée par la violence ou la négligence, cela a des répercussions beaucoup plus vastes que la seule relation parent-enfant. Les survivants de traumatismes complexes se développent généralement avec des lacunes dans leur capacité à créer des liens d’attachement avec les autres. Cela ne veut pas dire que leur désir d’attachement en soit diminué, loin s’en faut. Le désir insatisfait d’établir des liens et le sentiment envahissant de solitude chez les survivants de traumatismes complexes sont des facteurs importants qui contribuent aux symptômes qu’ils éprouvent, notamment la dépression, l’incapacité de réguler leurs émotions et leur comportement à risque ou autodestructeur.

Dans le traitement des personnes atteintes du SSPT-C , le renforcement de la capacité à éprouver de l’attachement et à se sentir en sécurité, en confiance, appréciées et aimées est une grande priorité. C’est aussi un processus extrêmement difficile. Comme je l’ai mentionné dans de précédents articles, il est préférable de conceptualiser le SSPT comme un processus d’apprentissage dans des circonstances très désastreuses plutôt que comme un processus d’endommagement. Comme tous les enfants, les personnes qui grandissent dans un environnement de violence permanente naissent avec un potentiel qu’elles développent à leur manière dans des circonstances adverses.

En résumé, les survivants de traumatismes complexes dans l’enfance apprennent à vivre dans un monde à l’envers parce que c’est le seul monde qu’ils aient jamais connu. La thérapie pour les personnes atteintes de SSPT-C est une démarche sensible, qui consiste à revoir le processus d’apprentissage initial et à en amorcer un nouveau qui leur permettra de grandir et de se développer de façon plus saine et plus satisfaisante.


Source : Dr Fabiana Franco / Good Therapy