traumatisme et troubles du sommeil

L’impact du SSPT sur le sommeil

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Outre le fait que les cauchemars et l’activation neurovégétative (sursauts) sont des symptômes directs du SSPT qui interrompent le sommeil, les recherches montrent que les personnes qui souffrent de SSPT ont 75 % plus de chances de souffrir d’insomnie. Dans la plupart des cas, cela est dû à l’état de stress constant dans lequel ces personnes vivent.

Le stress qui conduit à l’insomnie

Notre corps produit naturellement une hormone appelée cortisol. Le cortisol, souvent appelé “hormone du stress”, est produit dans les glandes surrénales tout au long de la journée et joue un rôle important dans notre réaction de “lutte ou de fuite”. La nuit, le taux de cortisol devrait naturellement diminuer. Cependant, lorsque notre corps vit dans un état de stress constant, les niveaux de cortisol restent élevés. Par conséquent, notre corps ne peut pas se détendre suffisamment pour s’endormir. C’est à cause de ces niveaux élevés de cortisol que les personnes souffrant de SSPT sont constamment sur-activées et incapables de s’endormir.

Les autres raisons pour lesquelles les personnes souffrant de SSPT ne peuvent pas s’endormir

  • Les cauchemars

Pendant le sommeil paradoxal, le stade le plus profond du sommeil où nous faisons l’expérience des rêves, notre cerveau traite également les souvenirs et les émotions. Un cauchemar est un rêve dérangeant souvent associé à des émotions négatives. Le cauchemar occasionnel est courant chez toutes les personnes à tout âge. Cependant, certaines personnes, comme les personnes souffrant de SSPT, font régulièrement des cauchemars qui provoquent de la détresse, un manque de sommeil et, finalement, la peur de s’endormir.

Il est intéressant de noter que les cauchemars causés par des expériences traumatiques sont quelque peu différents du cauchemar ordinaire. La moitié des survivants du SSPT font des cauchemars qui sont la répétition exacte de l’événement traumatique en lui-même. Les cauchemars des survivants du SSPT sont également plus susceptibles de se produire plus tôt dans la nuit et à différents stades du sommeil, par rapport aux cauchemars habituels qui se déroulent généralement pendant la deuxième moitié de la nuit pendant le sommeil paradoxal.

Les cauchemars chroniques sont souvent traités par la thérapie de répétition d’images (TRI), où une personne dont les cauchemars la perturbent réimagine la fin du cauchemar pendant qu’elle est éveillée afin qu’il ne la perturbe plus. Il a été démontré que le fait de rejouer le cauchemar avec la fin “réimaginée” à maintes reprises alors qu’elle est éveillée réduit la fréquence des cauchemars.

  • La maladie mentale

Bien que le SSPT lui-même ait été classé comme une maladie mentale, il peut également provoquer le développement d’autres maladies mentales telles que la dépression ou les troubles anxieux. Il existe une corrélation directe entre les maladies mentales et les troubles du sommeil. Les troubles du sommeil les plus courants associés aux maladies mentales sont l’insomnie (incapacité de dormir) et l’hypersomnie (trop de sommeil). La relation entre ces deux troubles varie en gravité et en complexité selon les différentes pathologies. Pourtant, ce que les chercheurs savent, c’est que le manque de sommeil peut aggraver les maladies mentales, rendant plus difficile pour les personnes qui en souffrent de faire face aux symptômes de leur trouble.

  • La douleur

(…) L’autre raison pour laquelle le SSPT et les problèmes de douleur chronique se produisent simultanément est que l’activation neurovégétative, l’un des symptômes les plus courant du TSPT, provoque une tension musculaire constante qui amène une douleur chronique. La douleur rend le sommeil difficile. Pour s’endormir, votre corps doit être détendu ; cependant, l’inconfort causé par la douleur vous empêche de vous détendre, ce qui rend l’endormissement difficile.

Conseils sur le sommeil et options de traitement pour les personnes souffrant de SSPT

Malgré les maux dont souffrent les personnes atteintes de SSPT, il y a de l’espoir de trouver un soulagement à ces symptômes troublants, en particulier l’insomnie.

  • Thérapie cognitivo-comportementale pour l’insomnie

Également connue sous le nom de CBT-I, cette méthode de thérapie consiste en de fréquentes séances de thérapie visant à discuter des problèmes de sommeil et des stratégies pour les gérer. Par exemple, l’IRT pour les cauchemars. Ce type de thérapie permet d’identifier le lien entre l’état de santé mentale, en l’occurrence le SSPT, et le trouble du sommeil.

  • Psychothérapie

Il s’agit d’une thérapie similaire à la TCC en ce sens qu’elle est basée sur la discussion. Cependant, la psychothérapie n’est pas uniquement axée sur le sommeil. Elle est plutôt conçue pour permettre aux individus de surmonter leur expérience traumatique et l’anxiété qu’elle leur cause. Lorsque ces problèmes de santé mentale, qui sont à l’origine du problème, sont résolus, s’ensuit généralement un sommeil réparateur.

  • Thérapie de relaxation

Comme l’activation neurovégétative est souvent un mal courant pour les victimes de stress post-traumatique, la thérapie de relaxation aide ces personnes à trouver un moyen de se calmer. Bien que cela nécessite une pratique régulière, les personnes souffrant de SSPT peuvent éventuellement trouver un moyen de se calmer afin de pouvoir s’endormir.

  • Amélioration de l’hygiène du sommeil

L’hygiène du sommeil n’est qu’une façon élaborée d’aborder les habitudes de sommeil et l’environnement dans son ensemble. Pratiquer une bonne hygiène du sommeil signifie faire du sommeil une priorité, s’en tenir à l’heure du coucher, se détendre la nuit et créer un environnement apaisant propice au sommeil. L’hygiène du sommeil comprend également les équipements de sommeil que vous utilisez, à savoir un matelas de soutien, les bons oreillers et des draps confortables.

Si vous souffrez d’un sommeil perturbé, examinez votre hygiène du sommeil d’un point de vue holistique. Votre matelas contribue-t-il à votre problème de douleur parce qu’il a perdu son maintien ? Votre chambre est-elle fraîche, calme et sombre ? Évitez-vous la lumière bleue avant de vous coucher ? Lorsque les problèmes de santé mentale hors de votre contrôle ont un impact sur le sommeil, faites de votre mieux pour prendre des décisions éclairées sur l’environnement que vous pouvez contrôler.

  • Voir un médecin

Beucoup se font soigner dans des établissements médicaux locaux par des médecins qui ne connaissent pas forcément leur passé. Par conséquent, ils ne se renseignent pas toujours sur le syndrome de stress post-traumatique (SSPT) ni sur d’autres problèmes liés au sommeil. Par conséquent, toute personne susceptible de souffrir de SSPT ou d’insomnie doit soulever cette question auprès de son médecin. Demander l’aide de professionnels de la santé est une première étape importante pour gérer les effets de ce trouble psychologique.

Traduit et adapté par courtoisie de The Authentic Path

violences sexuelles sommeil

La recherche se penche sur les causes des cauchemars qui hantent les femmes ayant survécu à un traumatisme sexuel

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Résumé : Le fait d’avoir des difficultés à s’endormir, en plus de se remémorer les expériences traumatiques et autres événements perturbants avant de dormir, augmente les chances des survivants de traumatismes sexuels de faire des cauchemars post-traumatiques.

Source : Université du Kansas

On estime que jusqu’à 88% des victimes de viols ou d’agressions souffrent de cauchemars persistants qui peuvent se produire plusieurs fois par semaine, a priori de manière aléatoire.

Une nouvelle étude de psychologues de l’Université du Kansas vient d’être publiée dans le Journal of Traumatic Stress. Elle tente de faire la lumière sur les déclencheurs des cauchemars post-traumatiques – un sujet qui n’a fait l’objet que de peu d’études.

Cette étude est la première à montrer que le fait d’avoir des difficultés à s’endormir, tout en pensant au traumatisme ou à d’autres événements négatifs avant de dormir, pourrait augmenter les chances de faire un cauchemar post-traumatique.

”Nous avons constaté que la “latence d’endormissement”, c’est-à-dire le temps qu’il faut à une personne pour s’endormir, et l'” activation cognitive pré-sommeil “, c’est-à-dire le fait de s’inquiéter ou de réfléchir avant d’aller au lit, étaient les deux principaux indicateurs d’un cauchemar “, a déclaré l’auteur principal, Westley Youngren, doctorant en psychologie clinique à l’Université de Californie.

Dans le cadre de cette étude, M. Youngren et ses co-auteurs, Nancy Hamilton, professeur associé de psychologie clinique à la KU, et Kristopher Preacher de l’université Vanderbilt, ont recruté 27 étudiantes qui ont fait état de cauchemars fréquents liés à des traumatismes sexuels. En plus des entretiens et des questionnaires visant à évaluer le niveau de dépression générale et les symptômes liés à l’anxiété, ces participantes ont été invitées à remplir des registres avant et après leur sommeil, et ce pendant six jours.

“Si une personne mettait 60 ou 90 minutes à s’endormir et que pendant ce temps elle s’inquiétait ou pensait au traumatisme, elle risquait alors de faire un cauchemar”, a déclaré M. Youngren. “C’est généralement l’interaction des deux qui permettait de prédire l’apparition d’un cauchemar. C’est en réalité amorcer l’esprit pour avoir un contenu de rêve sur le traumatisme, qui va ensuite se traduire par un cauchemar”.

M. Youngren a déclaré qu’il espérait que les résultats pourraient être utilisés dans un cadre clinique pour aider les survivants de traumatismes sexuels à réduire ou à éviter les cauchemars.

“Les cauchemars récurrents sont assez fréquents chez les survivants de traumatismes, et ils sont pénibles – se manifestant souvent comme des cauchemars de l’événement exact qui s’est produit”, a-t-il déclaré. “Si un individu est violé, il peut faire des cauchemars d’agression à nouveau, tout comme les personnes qui ont été au combat font des cauchemars de combat”.

Les cauchemars post-traumatiques sont liés à l’insomnie et peuvent se produire simultanément avec la dépression, l’anxiété, les facteurs de risque cardiovasculaire, l’abus d’alcool, les idées suicidaires et les tentatives de suicide.

Actuellement, on prescrit notamment un médicament pour le rythme cardiaque appelé Prazosin ainsi qu’une technique thérapeutique qui permet à un survivant de “réécrire” ses cauchemars pour s’habituer à rêver différemment. M. Youngren a déclaré qu’une compréhension plus précise de ce qui déclenche les cauchemars pourrait conduire à des traitements plus efficaces.

“La thérapie basée sur la réécriture a certes plus d’effets que l’utilisation de la Prazosine, mais elle n’est toujours pas aussi élevée que d’autres types de traitements pour d’autres troubles psychologiques”, a déclaré M. Youngren.

L’intérêt de M. Youngren pour la recherche sur les cauchemars traumatiques remonte à l’époque où il était un marine américain.

“Quand j’étais dans l’armée, je me disais : ‘Bon, je veux trouver un travail où je peux dormir tout le temps’. Parce que je ne dormais pas du tout dans l’armée. J’ai donc voulu faire des recherches sur le sommeil. J’ai fait mes études de premier cycle à l’université de Tulsa avec une personne qui a créé l’un des traitements contre les cauchemars. J’ai commencé à travailler avec elle et à m’impliquer dans le travail de traumatologie – et j’ai vraiment compris que les cauchemars étaient la combinaison parfaite entre la recherche sur le sommeil et le travail de traumatologie. Je suis donc devenu un vrai passionné et j’ai cherché une expérience de troisième cycle où je pourrais étudier ces cauchemars post-traumatiques, ce qui m’a amené à l’Université de Californie.

M. Youngren prévoit d’obtenir son doctorat d’ici 2022 et espère faire carrière dans la recherche sur les cauchemars post-traumatiques.

Source : Université du Kansas

Contacts pour les médias : Brendan M. Lynch – Université du Kansas

Recherche originale : Accès fermé – “Assessing Triggers of Posttrauma Nightmares”. par Westley A. Youngren, Nancy A. Hamilton, Kris j. Preacher.

Journal of Traumatic Stress doi:10.1002/jts.22532

Traduit par courtoisie depuis Neuroscience News

tspt et déclencheurs

Vivre une crise en mode de survie

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Dans ce monde en crise, nos réactions aux traumatismes se multiplient. Les approches que nous utilisons sont aussi diverses que la population humaine. Nous avons tous nos stratégies de survie et nos mécanismes d’adaptation qui proviennent de nos environnements spécifiques. Bien que les méthodes puissent être différentes, il existe des similitudes dans la façon dont nous traitons le moment présent après un traumatisme. Et je sais que le monde a beaucoup plus de traumatismes que nous ne le pensons. Alors regardons ce que beaucoup d’entre nous font en ce moment pour survivre à cette crise au détriment des efforts de reconstruction que nous avons réussi à mener pendant notre vie d’adulte.

Nous sommes anesthésiés. Je suis consciente que ce n’est pas nouveau pour la plupart des survivants de traumatismes. Nous passons souvent du temps dans cet état d’engourdissement et nous n’avons pas besoin d’une crise pour nous y mettre. Mais en ce moment, nous pouvons avoir du mal à ressentir quoi que ce soit. Pour certains, cela peut sembler être une forme de progrès. Si vous étiez habitué à vous sentir continuellement suicidaire ou en colère, l’engourdissement pourrait être considéré comme un changement bienvenu. Mais croyez-le ou non, ressentir nos émotions est une étape supérieure à l’engourdissement. Je sais. Je sais. J’entends déjà la résistance collective à cette affirmation. Mais écoutez-moi bien. Lorsque nous sommes engourdis, nous neutralisons notre part intérieure qui veut partager ce qu’elle ressent. Nous la fermons. À long terme, ce n’est pas sain. Mais il se peut que ce soit notre réalité en ce moment même.

Nous sommes distraits. Les distractions sont plus difficiles à trouver en isolement, mais pas impossibles. Nos défenses peuvent être très créatives. Avec un vaste monde virtuel et un virus qui fait tourner les têtes, nous nous laissons distraire de nos sentiments. Et je sais que ma tendance à utiliser les médias sociaux a atteint des sommets. Je passe désormais plus de temps devant la télévision à regarder des films. Je trouve aussi qu’il est très facile de se laisser happer par l’hystérie du virus, et de lire beaucoup plus d’articles que nécessaire. La tendance à être trop distrait en ce moment est très forte.

Nous ne dormons pas bien. Beaucoup de gens ont un rythme de vie différent de celui qu’ils avaient avant la crise. Mais même si ce n’est pas le cas, les habitudes de sommeil peuvent se trouver modifiées et changer. Lorsque nous dormons, nous nous connectons avec notre inconscient. Notre inconscient exprime ses peurs sous forme de rêves et de cauchemars. Nos déclencheurs se manifestent dans notre sommeil s’ils sont bloqués lorsque nous sommes éveillés. Nous pouvons donc avoir du mal à nous reposer la nuit, même si nous nous sentons bien pendant la journée.

L’esprit nous raconte des histoires. L’esprit est fait pour raconter des histoires. Même chez les personnes peu traumatisées, l’esprit est enclin à raconter des histoires qui débordent de la vérité. Nous avons créé des histoires pour traverser une enfance avec une vérité qui était trop dévastatrice pour qu’on puisse l’affronter. Et ces histoires ont tendance à résister à l’épreuve du temps. Elles deviennent essentielles pour la survie. Mais il y a une autre façon d’utiliser les histoires. Nous les utilisons pour expliquer nos émotions passées. Nous concevons des histoires pour expliquer pourquoi nous ressentons ce que nous ressentons. Nos émotions sont des flashbacks, mais nous ne pouvons pas faire face à cette vérité. Nous nous disons donc que nos émotions sont liées à la situation actuelle. Dans la réalité présente, c’est très facile à faire. Nous pouvons établir un lien entre toutes nos émotions traumatisantes et cette crise. Cela n’a jamais été aussi facile. Et cela nous maintient dans une boucle de récit difficile à rompre.

Alors, je vous en prie, allez-y doucement. Faites preuve de compassion pour vos défenses. Nous en faisons l’expérience au niveau mondial en ce moment même. Observez vos défenses. Ancrez-vous aussi souvent que vous pensez à le faire. Et laissez-vous un peu d’espace pour être moins productif, plus épuisé et moins conscient que la normale. Il n’y a rien qui cloche chez vous. Vous réagissez à une expérience traumatisante par une réaction traumatique que vous avez utilisée pour survivre à une enfance traumatisante. Malgré ce que vous lisez peut-être ailleurs, vous réagissez normalement. Et prendre conscience de cette réaction normale fait autant partie de notre parcours de guérison que de toute autre étape.

Traduit par courtoisie depuis Beating trauma

de quoi rêvent les gens

Ce dont nous rêvons

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Une étude récente s’est penchée sur le thème des rêves au cours d’une vie.

Nous rêvons tous pendant notre sommeil, même si certains d’entre nous ne se souviennent pas de leur rêve le lendemain matin. Pour ceux qui s’en souviennent, le contenu de leurs rêves est parfois beau et rassurant, mais il peut aussi être déroutant, voire carrément terrifiant, comme les rêves sur la mort d’un être cher. La plupart d’entre nous avons au moins une fois fait un rêve bizarre ou gênant.

Vous êtes-vous déjà demandé si vos rêves sont inhabituels ou si beaucoup d’autres personnes rêvent des mêmes choses ? Une nouvelle étude italienne publiée dans l’International Journal of Dream Research (Maggiolini et al., 2020) a tenté de répondre à cette question en analysant le contenu des rêves de 1 546 volontaires. Contrairement aux précédentes études, plus petites, qui portaient essentiellement sur de jeunes adultes, les scientifiques ont étudié le contenu des rêves sur toute une vie, les volontaires ayant participé à l’étude étant âgés de 8 à 70 ans.

Tous les volontaires ont été testés à l’aide d’un questionnaire type sur les rêves (le TDQ), un instrument de mesure couramment utilisé dans la recherche sur les rêves.

Qu’ont donc découvert les chercheurs ?

L’étude a révélé que 55,8 % des rapports de rêves analysés exprimaient un ou plusieurs thèmes typiques. Voici les 20 thèmes de rêves les plus courants pour toutes les tranches d’âge, avec le pourcentage de rêves dans lesquels ils étaient inclus :

  • Être poursuivi ou poursuivi, mais sans être blessé physiquement (9,26 %)
  • École, enseignants et études (7,83 %)
  • Essayer de faire quelque chose encore et encore (5,37%)
  • Chute (5,37%)
  • Être physiquement agressé (5,11%)
  • Expériences sexuelles (4,34%)
  • Une personne morte, vivante dans le rêve (3,69%)
  • Une personne vivante, morte dans le rêve (3,11%)
  • Bêtes sauvages et agressives (3,04%)
  • Tuer quelqu’un (2,52%)
  • Avoir des pouvoirs magiques, sauf voler (2,46%)
  • Nager (1,88%)
  • Être enfermé (1,49%)
  • Voler ou s’envoler dans les airs (1,42%)
  • Perte du contrôle d’un véhicule (1,42%)
  • Être tué (1,42%)
  • Être au cinéma (1,29%)
  • Échec à un examen (1,17 %)
  • Détection d’une présence (1,10%)
  • Être un enfant (1,04%)

Tous ces thèmes avaient une probabilité de plus de 1% de se produire dans les rêves des gens. En outre, de nombreux thèmes de rêve se sont également produits chez un nombre de personnes beaucoup plus restreint. Examinons quelques-uns des thèmes de ces rêve les plus inhabituels :

  • Être nu (0,26 %)
  • Avoir des connaissances ou des capacités mentales supérieures (0,26%)
  • Voir un ange (0,19%)
  • Voir des créatures mi-animales mi-humaines (0,19%)
  • Rencontrer des fous (0,19%)
  • Se voir dans un miroir (0,19%)
  • Une personne qui se fait avorter (0,19%)
  • Découvrir une nouvelle pièce chez soi (0,13%)
  • La rencontre avec Dieu sous une forme ou une autre (0,13%)
  • Être un animal (0,06%)

Y avait-il des différences selon l’âge dans le contenu des rêves ?

En général, la prévalence des thèmes de rêve est assez stable, mais il y a quelques différences nettes entre les groupes d’âge. En général, on a constaté une diminution des thèmes d’attaque et de menace avec l’âge, ainsi qu’une diminution des rêves sur l’école, les enseignants et les études. Les rêves ayant pour thème le sexe et la nudité sont les plus fréquents chez les jeunes adultes, tandis que les rêves d’essayer encore et encore de faire quelque chose augmentent avec l’âge. Plus frappant encore, les enfants rêvent plus souvent de la perte d’une personne vivante que les adultes, tandis que les adultes plus âgés rêvent plus souvent d’une personne morte vivante que les autres groupes d’âge.

Y avait-t-il des différences entre sexes dans le contenu des rêves ?

En général, il n’y avait que très peu de différences statistiquement significatives entre hommes et femmes. Les cinq thèmes de rêves suivants étaient significativement plus fréquents chez les hommes que chez les femmes :

  • Être agressé physiquement
  • Tuer quelqu’un
  • Avoir des pouvoirs magiques
  • Perdre le contrôle d’un véhicule
  • Sentir une présence dans la pièce

Il n’y avait pas de thèmes de rêve plus fréquents chez les femmes que chez les hommes.

Dans l’ensemble, les résultats de l’étude indiquent qu’il existe une grande diversité de thèmes des rêves. Aucun des thèmes de rêve figurant dans la liste des 20 premiers ne se retrouve dans plus de 10 % des rêves. La plupart d’entre eux se sont produits dans moins de 5 % des rêves. En outre, tout au long du cycle de vie, le contenu des rêves est lié dans une certaine mesure à des tâches de développement (par exemple, les enfants et les adolescents rêvent beaucoup de l’école), mais la plupart des thèmes des rêves sont assez universels tout au long de la vie.

Références : Maggiolini, A., di Lorenzo, M., Falotico, E., & Morelli, M. (2020). Les rêves typiques dans le cycle de vie. International Journal of Dream Research, 20(1), 17-28. https://doi.org/10.11588

Traduit par courtoisie depuis Psychologytoday.com

Le sommeil, les rêves et la dissociation

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La recherche scientifique a permis une nouvelle compréhension des symptômes dissociatifs et du trouble dissociatif de l’identité. Selon ”Association for Psychological Science”, une raison pour laquelle certaines personnes sont vulnérables à la dissociation réside dans la qualité de leur sommeil.

Dans une étude, des chercheurs ont empêché 25 volontaires en bonne santé de dormir pendant une nuit et ont constaté qu’ils ont eu beaucoup plus d’expériences dissociatives. Cela pourrait expliquer le lien entre traumatisme et dissociation, étant donné que les souvenirs traumatiques perturbent le sommeil.

Il existe deux grands types d’expériences dissociatives : celles qui résultent d’un déficit cognitif (amnésie dissociative) et celles qui impliquent une perte de sens du soi (dépersonnalisation, déréalisation, expériences hors du corps). Ces deux types d’expériences dissociatives peuvent, à leur tour, être liées à un trop grand afflux d’informations provenant de sources internes et externes. Le système cognitif est submergé par la quantité d’informations. La mémoire ne peut pas intégrer l’information qui ‘’flotte’’ et resurgit dans la conscience éveillée en fragments déconnectés.

Qu’est-ce qui cause cette surcharge d’information ?

La raison première peut être due à la défaillance du fonctionnement cérébral qui, normalement, doit intégrer ces nouvelles informations dans le système d’information existant. Ce système dépend du sommeil et des rêves. Ainsi, si le sommeil et les rêves sont perturbés, le système de traitement de l’information le sera aussi, et une surcharge d’information se produira.

Ceci, à son tour, peut être dû à plusieurs causes. Les traumatismes émotionnels (comme le SSPT), le stress, l’insomnie, les maladies physiques et toute une variété de problèmes peuvent venir perturber le sommeil. Et la perturbation du sommeil est associée à une augmentation quantitative de phénomène de dissociation.

Au fur et à mesure que la surcharge d’information augmente, l’individu se retrouve submergé et commence à s’effondrer, ce qui est bien sûr extrêmement effrayant. Des cauchemars se manifestent et lorsqu’ils ne sont pas intégrés, ils commencent eux aussi à s’immiscer dans la vie éveillée jusqu’à ce que la dépression s’installe.

L’intensité des rêves est un bon indicateur des tendances dissociatives. Les personnes très dissociatives se plaignent souvent de rêves plus intenses et d’expériences de sommeil inhabituelles. Les dissociations peuvent aussi être confondues avec des épisodes de somnambulisme, survenant dans des circonstances où ces personnes demeurent physiologiquement éveillées.

Les chercheurs ont constaté que même si les symptômes dissociatifs restent stables au cours de la journée, ils augmentent de façon significative pendant la nuit.

La fréquence des expériences dissociatives signalées pendant la journée a été corrélée à la fréquence de paralysie du sommeil et à l’intensité des hallucinations. L’hypothèse est donc que les perturbations du cycle sommeil-éveil peuvent causer et même favoriser le phénomène de dissociation.

En partant de l’hypothèse que la privation de sommeil et d’autres perturbations du cycle sommeil-éveil entraînent des intrusions dissociatives du phénomène du sommeil en état de veille, lors d’une étude clinique, une amélioration de la qualité du sommeil et des symptômes narcoleptiques a entraîné une baisse significative du degré de dissociation .

Selon van der Kloet et al, le traitement des dysfonctions du sommeil peut réduire le nombre de cas de dissociation. Il faut donc concevoir des méthodes qui peuvent restaurer l’architecture du sommeil ainsi qu’un sommeil de haute qualité. Mettre en place une bonne hygiène du sommeil y contribue grandement.

Sources – The complex interrelationship between dissociation and anomalous sleep experiences Everton de Oliveira Maraldi

Association for psychological science

Psychology today