déréalisation dépersonnalisation

Qu’est-ce que la dissociation ?

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La dissociation est officiellement définie dans les manuels de diagnostics psychiatriques où les troubles dissociatifs sont traités. Selon l’Association Américaine de Psychiatrie DSM-5 (Manuel Diagnostique et Statistique des Troubles Mentaux, 5ème Ed.; APA 2013) la dissociation est: une perturbation et/ou une rupture dans l’intégration normale de la conscience, la mémoire, l’identité, l’émotion, la représentation corporelle, le contrôle moteur, et le comportement”. (P.291). Selon la CIM-11 (Classification Internationale des Maladies, 10ème Ed.; WHO, 1992), la dissociation est une ’perte partielle ou complète de l’intégration normale entre les souvenirs passé, la conscience d’identité et les sensations immédiates, et le contrôle des mouvements corporels’ (p.151). Et la CMI-11, publiée en 2019, décrit également la dissociation comme étant ‘une perturbation ou une rupture dans l’intégration normale de souvenirs, pensées, identité, émotions, sensations, perceptions, comportement, ou du contrôle des mouvements du corps’.

Comme nous l’avons vu, toutes ces définitions déterminent la dissociation comme étant quelque chose qui ne se manifeste pas et qui devrait normalement se manifester – à savoir, l’intégration psychologique. Mais elles diffèrent dans le vocabulaire utilisé pour décrire ce dysfonctionnement – une ‘perturbation’, ‘rupture’ ou ‘perte’ (partielle ou complète). Bien qu’elles diffèrent également quelque peu dans le vocabulaire utilisé pour décrire les fonctions ou les domaines dans lesquels ces perturbations ou ces pertes peuvent apparaître, les zones de la mémoire, l’identité, les sensations ou perceptions et les mouvements corporels, le contrôle moteur ou le comportement sont tous mis en évidence.

Alors, qu’est-ce que tout cela veut dire ? Un fonctionnement psychologique équilibré exige l’intégration d’une grande variété de fonctions mentales, incluant les sensations, les perceptions, les pensées, les émotions, etc. ; dans le contexte de souvenirs passés d’un individu et des attentes/projets/objectifs pour l’avenir. Dans le cas de la dissociation, cela ne se produit pas.

Un symptôme dissociatif courant est l’amnésie dissociative – le manque (visible) d’intégration, généralement de caractère stressant ou traumatique. Cependant, la perte de mémoire est seulement apparente en raison de la nature de la dissociation – la mémoire peut être accessible lorsque la personne se trouve dans un état de personnalité différent ou divisé, sous hypnose, dans les rêves, ou bien lors d’expériences de flashbacks traumatiques.

Habituellement, la nature traumatique de l’expérience tend à la rendre dissociée – parce que la personne n’a pas été capable de l’accepter. Dans ce cas, il ne s’agit pas d’amnésie causée par une chirurgie cérébrale ou une consommation d’alcool, chez lesquels – la plupart du temps – aucun souvenir n’est formé.

D’autres symptômes dissociatifs se développent pour la même raison – la perturbation ou l’absence d’intégration est supposée remplir une fonction psychologique. Une dissociation grave est souvent manifestée dans les troubles de l’identité, et en particulier l’apparition de différents types de personnalité. Divers types de personnalité se développent afin de traiter les aspects du traumatisme, ou bien, dans le but de fonctionner au quotidien.

Bien que l’amnésie et l’identité dissociée sont des symptômes dissociatifs qui se développent seulement en cas de troubles dissociatifs ou post-traumatiques, d’autres symptômes dissociatifs peuvent apparaitre dans d’autres cas, et même chez des individus sans diagnostique psychiatrique. Par exemple, les expériences de dépersonnalisation et déréalisation sont courantes en ce qui concerne les troubles de l’anxiété, et quasiment tout le monde peut ressentir cette impression – habituellement passagère – de ne pas être soi-même (dé-personn-alisation), ou bien de se trouver dans un film, un rêve (dé-réal-isation). En revanche, quand ces expériences se présentent de façon chronique, elles sont considérées comme des troubles de dépersonnalisation/déréalisation.

De plus, certaines formes de dissociation – comme l’absorption – peuvent se présenter uniquement en dehors des troubles dissociatifs et sont considérés être, en principe, normaux.
L’absorption implique un rétrécissement de la conscience dans laquelle seule une partie du contexte actuel est adressé. Par exemple, une personne plongée dans un livre et qui ne fait pas attention à qui se passe autour d’elle, même si on appelle son nom, peut souffrir d’absorption.

Dans les deux cas, dépersonnalisation/déréalisation et absorption, l’incapacité d’intégration nécessite certains aspects du contexte environnemental. D’autres formes de dissociation peuvent entraîner des sensations somatiques ou physiques qui peuvent être présentes – semblable à une douleur physique inexplicable – ou absentes – comme une anesthésie – ne pas être capable de ressentir la douleur.

Bien que tout le monde convient que l’amnésie dissociative et la division dissociative identité/personnalité sont des dissociations, il y a un désaccord sur la question de savoir si le terme dissociation devrait désigner des altérations communes de conscience comme l’absorption, ou toutes formes de dépersonnalisation/déréalisation. Des interrogations comme celle-ci, déterminant s’il existe une forme de dissociation “normale”, sont discutés sur le site internet ESTD dans la rubrique ‘history of trauma and dissociation‘.

Traduction de courtoisie par J.S depuis ESTD

cerveau et dépression

Derrière la recherche: des résultats prometteurs lors d’un essai de traitement du TSPT par stimulation cérébrale profonde

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Article rédigé par Jennifer Palisoc, conseillère en communication du Centre des Sciences de la Santé Sunnybrook

Des chercheurs du Centre des Sciences de la Santé Sunnybrook ont obtenu des résultats prometteurs lors du premier essai clinique canadien impliquant la stimulation cérébrale profonde (DBS) pour traiter le trouble de stress post-traumatique (TSPT) réfractaire. La phase I de l’essai visant à explorer la sécurité de cette procédure a débuté en février 2019.

Les chercheurs ont récemment publié un nouveau rapport dans la revue scientifique Biological Psychiatry mettant en évidence un progrès positif et constant au cours des mois suivant le traitement chez la première patiente au Canada à avoir bénéficié de cet essai clinique

L’équipe de Sunnybrook est aussi le premier groupe de chercheurs au monde à cibler une région du cerveau connue sous le nom de cortex préfrontal ventromédian avec la stimulation cérébrale profonde (DBS) pour traiter le TSPT réfractaire. Le rapport souligne le succès de cette approche à ce jour. Les réactions de la patiente face aux déclencheurs ont nettement diminué. Elle profite d’une qualité de vie désormais nettement supérieure.

Les chercheurs de Sunnybrook et la première patiente au Canada à participer à cet essai clinique partagent avec vous les résultats du dernier rapport et le progrès de cet essai en cours.

Dr. Nir Lipsman, chercheur principal, directeur du Centre Harquail sur la neuromodulation de Sunnybrook:

« À ce jour, les résultats de cet essai sont fiables et encourageants, et nous continuons à chercher des moyens novateurs pour traiter le TSPT et trouver de nouvelles options de traitement pour les personnes qui souffrent de TSPT résultant d’une carrière militaire ou de traumatismes et violences vécus. Notre travail se base sur le besoin essentiel de recherche continue pour pouvoir approfondir nos connaissances sur les circuits cérébraux du TSPT et ainsi pouvoir développer un nouveau traitement et des thérapies agissant directement sur le cerveau avec une technologie d’imagerie de pointe. Cette recherche est possible, grâce notamment à la générosité des donateurs et bailleurs de fonds qui soutiennent notre innovation, et grâce aux patients qui nous aident à révolutionner l’avenir de la santé du cerveau. »

Dr. Clement Hamani, auteur principal et responsable de la recherche préclinique du Centre Harquail sur la neuromodulation de Sunnybrook:

«En tant que premiers chercheurs à étudier et appliquer la stimulation cérébrale profonde sur le cortex préfrontal ventromédian en tant que traitement du TSPT réfractaire, il est encourageant de voir que notre recherche préclinique et l’essai clinique ont donné lieu à des résultats aussi prometteurs quant au progrès de notre patiente. Notre recherche translationnelle a pour objectif de mener au développement et à la découverte de nouveaux traitements qui permettront d’améliorer la qualité de vie des patients souffrant de TSPT. »

Dr. Peter Giacobbe, co-chercheur, responsable clinique du Centre Harquail sur la neuromodulation de Sunnybrook: (photo prise en 2018)

« Plus de 3 millions de Canadiens sont atteints de TSPT, et entre 20 et 30% ne répondent pas à la psychothérapie ou au traitement médical. En visant directement et avec précision une région du cerveau jouant un rôle dans le TSPT, notre étude est à la pointe de futurs traitements possibles. Il est important de se rappeler que chaque individu réagit différemment aux divers traitements; les résultats de notre étude pourraient aider à améliorer et personnaliser les traitements en fonction des besoins individuels et des symptômes des patients, et ainsi redonner espoir à ces patients dont la vie a été bouleversée par l’absence de réponse aux traitements du TSPT. »

Serena Kelly, première patiente au Canada à participer à l’essai clinique :

« Depuis que j’ai eu recours à la stimulation cérébrale profonde pour traiter mon TSPT, ma qualité de vie s’est nettement améliorée. Les pensées et les images intrusives ne me hantent plus et elles ne m’empêchent plus de dormir la nuit. L’hypervigilance ne dicte plus ma vie. Après avoir passé des décennies à essayer d’éviter tous les déclencheurs, je suis désormais capable de faire face à tout. En me soumettant à la stimulation cérébrale profonde pour l’essai clinique sur le TSPT, j’ai retrouvé ma vie et mon indépendance! Depuis plus d’un an, je suis de nouveau capable de conduire toute seule. J’ai repris l’université pour obtenir un diplôme en psychologie; je vais bientôt terminer mon troisième semestre. Sans le travail intense et le dévouement de l’équipe en charge de l’essai clinique, je ne serais pas où j’en suis aujourd’hui, et je pense réellement que le travail de recherche qu’ils effectuent est inestimable et pourrait potentiellement sauver des vies. »

Témoignage de Serena Kelly dans le prochain article.

Traduction de courtoisie depuis Health Sunnybrook par Sonia Erraud

tspt et yeux

SSPT : Une étude révèle que les yeux peuvent refléter un traumatisme passé

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Selon de nouvelles recherches, les pupilles d’une personne peuvent révéler si elle a subi une expérience traumatique dans le passé.

L’étude conjointe des universités de Swansea et de Cardiff a révélé que les yeux des personnes souffrant de stress post-traumatique (SSPT) se comportent différemment.

Les pupilles répondent de manière amplifiée à la vue d’images excitantes ou inquiétantes.

Les auteurs de l’étude ont déclaré que cela pourrait être utile pour le diagnostic, le traitement et l’évaluation des progrès.

Normalement, la taille de la pupille fluctue en fonction de l’intensité lumineuse, mais elle peut également se modifier lorsqu’une personne est effrayée, excitée ou lorsqu’elle est particulièrement concentrée.

Les images choquantes ou inattendues peuvent faire augmenter la taille des pupilles, mais les chercheurs ont découvert que cette réaction était fortement amplifiée chez les personnes ayant vécu un événement traumatique.

La vérité se lit dans les yeux – Que disent nos yeux à notre sujet ?

Trois groupes de personnes ont été testés – ceux avec un diagnostic de SSPT, ceux qui ont vécu un événement traumatique mais ne souffrent pas de SSPT, et un groupe de contrôle composé de personnes n’ayant aucun antécédent.

Le professeur Nicola Gray, de l’université de Swansea, a co-écrit l’étude avec le professeur Robert Snowden de l’université de Cardiff.

Elle a déclaré “La pupille montre normalement une constriction rapide lorsque la personne voit une nouvelle image, puis ensuite la pupille s’agrandit – en particulier si l’image est excitante, comme par exemple une image effrayante d’animaux féroces ou d’armes.

” Toutefois, les patients atteints de SSPT se sont comportés différemment dans les deux phases. Tout d’abord, leur pupille ne se contracte pas beaucoup lorsqu’on leur montre une nouvelle image, puis elle s’élargit davantage face aux images effrayantes que pour les personnes ne souffrant pas de SSPT”.

Un homme atteint de SSPT, qui a souhaité garder l’anonymat a décrit comment, après son passage dans l’armée, il s’est retrouvé dans l’incapacité de conduire la nuit parce que ses pupilles ne se contractaient pas suffisamment sous l’effet des lampadaires et des phares, ce qui provoquait chez lui un éblouissement et l’empêchait de voir correctement.

Les recherches ont démontré que le groupe SSPT a présenté des pupilles élargies pour des images positives et excitantes.

“Lorsque nous avons montré des scènes excitantes, un exploit sportif ou une image de saut en parachute par exemple, ces images ont suscité la même réaction amplifiée des pupilles, dans le groupe SSPT, que celle face à des images effrayantes”, a déclaré le professeur Snowden.

“Les sujets n’étaient pas effrayés par ces images, mais les images étaient excitantes. Une fois de plus, les personnes souffrant de SSPT ont montré une réponse bien plus importante, indiquant qu’elles étaient encore plus réactives à ces images que les autres participants”.

Selon le professeur Gray, cette découverte pourrait aider à développer de nouvelles thérapies pour le SSPT.

“Si des images excitantes, mais non menaçantes, suscitent réponse identique, il serait possible à l’avenir de les utiliser pour réduire progressivement le niveau d’excitation des personnes souffrant de SSPT”.

Qu’est-ce que le syndrome de stress post-traumatique (SSPT) ?

Le SSPT est un trouble anxieux causé par des événements très stressants, effrayants ou angoissants.

Une personne souffrant de SSPT revit souvent l’événement traumatique par des cauchemars et des flashbacks, et peut éprouver des sentiments d’isolement, d’irritabilité et de culpabilité.

Elle peut également avoir des problèmes de sommeil, comme l’insomnie, et avoir du mal à se concentrer.

Ces symptômes sont la plupart du temps suffisamment graves et persistants pour avoir un impact significatif sur la vie quotidienne de la personne.

Les causes du SSPT peuvent inclure :

  • des accidents graves de la route
  • des agressions personnelles violentes, telles que l’agression sexuelle, l’agression physique ou le vol
  • de graves problèmes de santé
  • les conditions d’accouchement

(Source : NHS)

Selon le professeur Gray, cette étude peut également être utile du point de vue du diagnostic.

“Le SSPT se présente sous de nombreuses formes, des personnes qui ont vécu un événement soudain et unique comme un accident de voiture, à celles qui ont vécu de nombreux événements traumatiques sur une période de plusieurs mois ou années par le biais d’abus.

“Parfois, les gens ont du mal à exprimer ces pensées, ou peuvent même les minimiser afin de satisfaire le thérapeute.

” Disposer d’une méthode plus objective pour rechercher ces signes d’hyper-vigilance et d’hyper-excitation peut être utile afin d’obtenir un critère plus précis de la façon dont la personne progresse “.

Traduction de courtoisie depuis BBC.com

trauma outils et techniques

Prendre soin de soi et la connexion anti-anxiété

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La plupart des personnes ressentiront au cours de leur vie une certaine forme d’anxiété, due principalement à des facteurs conjoncturels. Pour de nombreuses personnes, la pratique de quelques routines simples pour prendre soin de soi peut contribuer à réduire l’anxiété et à construire une réponse saine qui réduit à terme ces sentiments désagréables.

Cela peut sembler bête, mais votre esprit et votre corps sont connectés de manière puissante et en maintenant vos réserves physiques, émotionnelles et mentales, vous pouvez en fait atténuer et gérer une partie de l’anxiété et de ses symptômes. En toute franchise, vous pouvez probablement admettre que lorsque vous êtes occupé et que vous jonglez avec de multiples priorités, l’une des premières choses à faire disparaître de la “liste des choses à faire” est de prendre soin de vous. Prendre soin de soi peut paraître comme une chose de plus à faire et est toujours repoussé plus loin dans la liste. En prenant le temps de faire de petits gestes d’auto-soins tout au long de la journée, vous serez plus équilibré mentalement et plus énergique – vous pourrez ainsi vous attaquer à toutes ces autres tâches “plus importantes” !

Essayez d’intégrer certains de ces conseils tout simples dans votre vie quotidienne et vous serez surpris de constater à quel point vous vous sentirez mieux !

  • Arrêtez de dire si souvent “oui”. Votre corps et votre esprit ont besoin d’un temps d’arrêt pour se détendre et retrouver leur énergie. Lorsque vous dites oui à chaque invitation ou demande, vous ajoutez de plus en plus de responsabilités et de tâches à votre “liste de choses à faire”. Avant d’accepter, prenez quelques minutes pour déterminer si les avantages de l’acceptation de cette invitation valent le stress et l’anxiété qu’elle peut provoquer. Vous avez le droit de refuser une invitation afin de passer un moment de calme et de détente à la maison.
  • Prenez le temps de réfléchir et d’exprimer votre gratitude. Lorsque vous êtes confronté à l’anxiété, vous avez tendance à vous concentrer uniquement sur les choses qui vous causent du stress et de l’inquiétude – vous pouvez ainsi souvent oublier les aspects positifs de votre journée. Prenez quelques minutes dans votre journée pour noter vos pensées. Chaque matin, écrivez 10 choses dont vous êtes reconnaissant, des choses positives dans votre vie. En vous concentrant sur ce que vous avez par rapport à ce que vous n’avez pas, vous pouvez faire évoluer votre état d’esprit et réduire le stress.
  • Faites de l’exercice régulièrement. Penser l’exercice comme un cadeau plutôt que comme une corvée est le secret pour en faire une habitude quotidienne. Prendre le temps chaque jour de faire régulièrement de l’exercice qui accélère votre rythme cardiaque et vous fait transpirer peut vous aider à réduire l’impact mental et physique de l’anxiété. Lorsque vous faites de l’exercice, votre corps libère des endorphines qui vous rendent plus heureux et peuvent avoir un effet calmant. Le yoga est également un moyen répandu pour faire face à l’anxiété, en combinant mouvements physiques, étirements et méditation.
  • Sortez. Le soleil émet de la vitamine D qui est une vitamine essentielle dont notre corps a besoin pour se sentir mieux et plus équilibré. On dit souvent que la nature a des propriétés curatives et que passer un peu de temps à l’extérieur peut aider à atténuer la mauvaise humeur ou à calmer les sentiments d’anxiété. Que vous préfériez la plage ou les bois, passer un peu de temps au soleil peut avoir un impact très positif sur votre humeur.
  • Méditez. La méditation et les exercices de respiration intentionnelle peuvent être un excellent moyen de stimuler votre réponse de relaxation. Il existe de nombreuses applications mobiles et vidéos en ligne qui peuvent vous apprendre comment calmer avec stratégie, votre corps et votre esprit tout en réduisant l’anxiété mentale.
  • Pratiquez une bonne hygiène de sommeil. Une bonne nuit de sommeil peut être difficile pour les personnes qui souffrent d’anxiété, il est donc essentiel de s’assurer que vous suivez une routine de sommeil. Cela veut dire avoir un cycle veille-sommeil régulier, s’hydrater avant de se coucher et réduire toute sollicitation extérieure (éteindre la télévision, fermer les stores et les rideaux et mettre le téléphone en mode silencieux). Vous voulez donner à votre cerveau le temps de se détendre avant d’aller au lit, donc limitez la caféine, l’alcool et le travail plusieurs heures avant de vous coucher.

Nous avons tous tendance à faire passer les autres en premier et nos propres besoins en dernier, mais prendre soin de soi est vital pour son bien-être et sa santé. Prendre soin de soi est loin d’être égoïste et complaisant. Si vous ne prenez pas soin de vous correctement, votre corps et votre esprit en pâtiront, ce qui les rendra plus vulnérables à un système immunitaire affaibli, nous rendant ainsi plus susceptibles de prendre du poids, d’attraper un rhume, de souffrir de problèmes de sommeil, d’hypertension, de problèmes cardiaques, etc.

Prenez soin de vous !

Traduit par courtoisie depuis NeuroScience

trauma et cerveau

Une altération des circuits peut provoquer des symptômes “hors du corps” chez certaines personnes souffrant de SSPT

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Pour certaines personnes souffrant de stress post-traumatique (SSPT), les symptômes vont au-delà des flashbacks, des cauchemars, de l’insomnie et des sentiments de tension qui en perturbent beaucoup. Jusqu’à 30 % de personnes souffrant de SSPT ont aussi des symptômes connus sous le nom de dépersonnalisation et de déréalisation, c’est-à-dire qu’elles vivent des épisodes “hors du corps” ou ont le sentiment que le monde n’est pas réel. Ces perturbations de la perception et de la conscience sont connues sous le nom de dissociation.

De nouvelles recherches révèlent maintenant que les circuits cérébraux impliqués dans la gestion de la peur sont connectés différemment chez ces personnes contrairement autres personnes souffrant de SSPT. Les résultats, publiés dans la revue Neuropsychopharmacology, suggèrent que ces patients ont besoin de différentes options de traitement.

Le SSPT avec dissociation est reconnu comme un sous-type distinct du trouble. Ce trouble est plus fréquent chez les personnes dont le SSPT s’est développé à la suite de traumatismes répétés ou de maltraitances dans l’enfance. Les facteurs génétiques peuvent également augmenter le risque de développer un SSPT avec dissociation.

Des études ont démontré que le rappels d’événements traumatiques déclenchent des schémas d’activité neuronale différents chez les patients souffrant d’un SSPT dissociatif que chez les personnes souffrant d’un SSPT sans dissociation. Pour les deux groupes, il semblerait que les circuits cérébraux régulant les émotions soient perturbés. Chez la plupart des personnes souffrant de SSPT, les réponses émotionnelles sont sous-modulées (sous-régulées ou contrôlées) par le cerveau, ce qui les amène à revivre les événements traumatiques et à ressentir des symptômes d’hypervigilance, comme le fait de sursauter facilement. En revanche, chez les personnes atteintes du sous-type dissociatif du SSPT, les réponses émotionnelles sont surmodulées (surrégulées) par le cerveau, ce qui entraîne un détachement émotionnel et des sentiments de dépersonnalisation et de déréalisation caractéristiques de ce sous-type.

Le Dr Ruth Lanius, auteur principal, de l’Université de Western Ontario, a dirigé une équipe de scientifiques dont faisait partie Margaret McKinnon, titulaire d’une bourse NARSAD Young Investigator (2007 et 2009), de l’Université McMaster en Ontario. Les scientifiques ont utilisé l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle pour comparer l’activité cérébrale de 49 personnes souffrant de SSPT, dont 13 avaient été diagnostiquées avec le sous-type dissociatif du trouble. Leur étude a également porté sur 40 personnes ne souffrant pas de SSPT.

Les chercheurs ont concentré leur analyse sur les parties du cerveau liées à l’amygdale, une petite zone du cerveau impliquée dans le traitement des émotions et de la peur. Ils ont examiné les connexions à deux parties de l’amygdale : l’amygdale basolatérale, qui évalue les informations sensorielles et aide à intégrer les émotions, et l’amygdale centro-médiale, qui permet de mettre en route les réponses à la peur.

Ils ont découvert que dans le cerveau des patients atteints du sous-type dissociatif du SSPT, l’amygdale était plus fortement connectée aux régions cérébrales impliquées dans la perception, la conscience, la régulation émotionnelle et la proprioception (le sens de la position du corps) qu’elle ne l’était chez les patients atteints du SSPT sans le sous-type dissociatif. Les chercheurs affirment que les symptômes dissociatifs des patients pourraient être directement liés à ces altérations des circuits fonctionnels du cerveau.

Traduit par courtoisie depuis Brain and behaviour research foundation