cerveaudissociationneurosciencessymptomesTSPT/SSPT/ESPT/PTSD

Estimation du temps plus lent dans les troubles de stress post-traumatique

tspt et cognition temporelle

Résumé

Les déficits cognitifs dans le syndrome de stress post-traumatique (SSPT) et les symptômes dissociatifs suggèrent qu’il pourrait y avoir un problème sous-jacent et persistant dans le traitement temporel du SSPT, mais cette question n’a pas été examinée de manière systématique. Nous avons étudié la capacité d’un groupe de participants souffrant de SSPT à estimer la durée des stimuli visuels au-delà de la seconde par rapport à des témoins sains. Les données de 59 participants souffrant de SSPT et de 62 témoins sains, collectées dans la base de données BRID, ont été examinées. Dans l’ensemble, nos résultats indiquent que les patients souffrant de SSPT surestiment la durée des stimuli affichés. De plus, nous avons constaté que les personnes souffrant de SSPT sont plus variables dans l’estimation du temps par rapport au groupe de contrôle. Enfin, nous avons trouvé des preuves que les troubles de la mémoire de travail et de l’attention étaient associés à une surestimation du temps dans les cas de SSPT. Le résultat de la surestimation du temps dans le SSPT est conforme aux rapports précédents de surestimation du temps lors d’expériences stressantes associées à la peur et à l’excitation, mais il étend les résultats pour suggérer qu’il persiste chez la population souffrant de SSPT chronique par rapport aux stimuli non émotionnels. Les preuves de la surestimation du temps dans le SSPT suggèrent la pertinence potentielle de ce facteur en tant que marqueur cognitif dans l’évaluation du profil neuropsychologique de cette population clinique.

Introduction

(…) Il est possible que les personnes souffrant de SSPT aient un trouble sous-jacent dans le traitement du temps indépendamment des contextes émotionnels ou stressants. Il existe des preuves solides de déficiences dans la gestion du temps, le fonctionnement exécutif et l’attention dans le SSPT (…)

L’hypothèse d’un déficit du traitement du temps dans les cas de SSPT est également étayée par la preuve d’altérations structurelles et fonctionnelles dans un certain nombre de régions du cerveau des personnes souffrant de SSPT, telles que le cortex préfrontal dorsolatéral … les régions pariétales supérieures … l’insula … et les ganglions de la base … Toutes ces régions sont considérées comme essentielles dans la médiation de l’expérience consciente et inconsciente du temps …. La constatation d’une altération dopaminergique dans le SSPT … ajoute un raisonnement neurochimique à l’hypothèse de déficits temporels dans cette population clinique, selon la recherche liant la dopamine aux fonctions de l’horloge interne …

Analyse

Conformément à de nombreuses études neuropsychologiques antérieures, les personnes souffrant de SSPT ont montré des signes de troubles cognitifs à la fois dans la MW, la vitesse de traitement de l’information (…) et la commutation attentionnelle (…).Ce résultat reproduit les études précédentes révélant des déficits dans diverses fonctions attentionnelles et exécutives, y compris la MW, le contrôle inhibiteur, l’attention et la flexibilité cognitive, l’allocation de l’attention, la vitesse de traitement de l’information et l’apprentissage et la mémoire verbale, les effets les plus importants étant constatés dans la mémoire immédiate verbale et l’attention/la gestion du temps (…)

Conclusion

À notre connaissance, notre étude représente la première enquête psychophysique systématique sur les aptitudes à garder la notion de temps dans le cadre du SSPT. Nos résultats indiquent que le SSPT est associé à une surestimation du temps, en accord avec les rapports cliniques faisant état d’une perception temporelle ralentie lors d’expériences traumatisantes, et les recherches révélant une surestimation du temps lors d’expériences stressantes et de tâches d’éveil négatives. Les déficiences de la gestion du temps dans le SSPT ont été associées à une surestimation du temps, et les déficiences attentionnelles à une variabilité plus élevée dans l’estimation des intervalles temporels présentés. Nos résultats indiquent que le SSPT est associé à une surestimation du temps, en accord avec les rapports cliniques faisant état d’une perception temporelle ralentie lors d’expériences traumatisantes, et les recherches révélant une surestimation du temps lors d’expériences stressantes et de tâches d’éveil négatives. Les déficiences de la MW dans le SSPT ont été associées à une surestimation du temps, et les déficiences attentionnelles à une variabilité plus élevée dans l’estimation des intervalles temporels présentés. Il est donc possible que la dysrégulation temporelle dans le SSPT soit à l’origine de certains déficits cognitifs dans ces deux domaines, conformément à la preuve (…) d’un lien entre ces variables. Néanmoins, les preuves de la surestimation du temps dans le SSPT élargissent nos connaissances actuelles sur les altérations cognitives de ce trouble, et suggèrent la pertinence de ce facteur comme marqueur cognitif dans l’évaluation du profil du SSPT.

Traduit par courtoisie et adapté de NCBI

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