CourageCulpabilitéinterviewLégislationPlaintesprocédureTraumatismeVictimeViol

Inceste, combattre

CAIRN info

Entretien avec Catherine Perelmutter

Seules 30% des victimes d’inceste portent plainte (sondage Ipsos 2010). Pourquoi leur est-il si difficile d’entamer une procédure judiciaire ? Les obstacles sont de tous ordres, et différents pour chacune et chacun. Un point commun cependant : l’inadaptation du temps judiciaire au temps du traumatisme, qui échappe au temps chronologique. En moyenne, la révélation du crime intervient seize ans après les faits, et dans un quart des cas, elle a lieu plus de vingt-cinq années après. Une durée qui dépasse largement le délai de prescription de dix ans après la majorité de la victime. Écho du rapport de la société à l’inceste — l’un de ses tabous fondateurs —, le parcours judiciaire n’apporte pas toujours, ou pas tout de suite, la réparation attendue. Catherine Perelmutter, avocate spécialisée dans la défense des victimes d’inceste, nous raconte ce « parcours du combattant ». Elle nous donne sa vision du courage qu’il requiert. Un regard de juriste, qui commence au moment où ses clients passent le pas de sa porte, et s’arrête à la fin de la procédure judiciaire.

Source et suite de l’entretien

Partager, c'est nous soutenir !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.