Les cauchemars

traumatismes et sommeil

Les cauchemars et le TSPT

Le cauchemar est un rêve effrayant et angoissant. Pratiquement tout le monde fait un cauchemar de temps à autre. Cependant, pour les survivants du TPST, le cauchemar s’avère être un problème courant. Avec les flashbacks et les souvenirs intrusifs, les cauchemars font partie des symptômes qui font revivre au survivant du traumatisme la scène pendant des mois, voire des années après.

Les cauchemars suite au trauma sont-ils fréquents ?

En général, environ 5% des personnes s’en plaignent. Cependant, les personnes ayant fait l’expérience d’un évènement traumatique sont plus susceptibles d’avoir, par la suite, des cauchemars angoissants.  Il s’agit d’une réalité, peu importe le type de traumatisme dont il est question.

Les survivants d’un traumatisme atteints de TSPT sont d’autant plus sujets à ces cauchemars. Les cauchemars font partie des 17 symptômes du TSPT. A titre d’exemple, une étude qui met en comparaison les vétérans de la guerre du Viêt Nam et les civils a montré que 52% des vétérans atteints de TSPT font régulièrement des cauchemars contre seulement 3% des civils.

Une autre étude a rapporté des taux plus élevés : 71 à 96% de personnes ayant un TSPT souffriraient de cauchemars. Les personnes atteintes de maladies mentales supplémentaires, comme le trouble panique, ont plus de risques de faire des cauchemars que ceux atteints uniquement de TSPT.

Non seulement les survivants de l’évènement traumatique ont plus de risques d’avoir des cauchemars, mais ils peuvent aussi être plus réguliers, jusqu’à plusieurs fois par semaine pour certains d’entre eux.

A quoi ressemblent les cauchemars suite à un traumatisme ?

Les cauchemars qui font suite à un traumatisme se caractérisent souvent par des éléments semblables à ceux vécus pendant l’évènement traumatique. Par exemple, une personne ayant survécu à l’ouragan Katrina rêvera de vents violents ou d’inondations. Dans son cauchemar, elle peut essayer de fuir les inondations ou se retrouver dans un abri où elle ne se sent pas en sécurité. Un survivant de vol à main armé peut rêver du voleur ou de se voir menacer avec une arme à feu.

Les cauchemars qui font suite à un traumatisme ne sont pas tous une copie de l’évènement traumatique. Environ la moitié des personnes qui font des cauchemars après un traumatisme revivent la scène dans leurs rêves. Les personnes atteintes de TSPT ont plus de risques de faire des rêves qui sont une reproduction exacte de la scène traumatique que les survivants non atteints de ce trouble.

Les recherches ont démontré que les cauchemars post-traumatiques sont, dans une certaine mesure, différents des cauchemars habituels. Les cauchemars post-traumatiques peuvent survenir plus tôt pendant la nuit et à différents cycles du sommeil. Les personnes atteintes de TSPT auront des cauchemars accompagnés de mouvements corporels. 

Les cauchemars et les différences culturelles

Les cauchemars peuvent être perçus différemment en fonction des cultures. Dans certaines cultures, les cauchemars signifient que le rêveur est exposé à un mal physique ou spirituel. Dans d’autres, ils sont considérés comme des rêves pouvant prédire l’avenir ou comme des messages transmis par les esprits. Ces croyances peuvent mener ce type de rêveurs à remédier à certaines pratiques visant à se protéger.

Existe-il des traitements efficaces pour les personnes ayant des cauchemars post-traumatiques ?

Les traitements habituels du TSPT parviennent souvent à atténuer ce symptôme. Si les cauchemars persistent, il existe des traitements qui peuvent diminuer leur fréquence.

Il existe un traitement connu sous le nom de Thérapie par répétition d’imagerie mentale (IRT). Durant les séances, la personne souffrant des cauchemars imagine, pendant son état d’éveil, une fin différente à ses mauvais rêves, de telle sorte qu’elle n’en soit plus affectée. Ensuite, le patient repasse plusieurs fois dans sa tête les images de son nouveau rêve en imaginant une fin non angoissante. Selon plusieurs études, ce type de traitement peut diminuer la fréquence des cauchemars.

Les traitements contre l’apnée du sommeil peuvent aussi diminuer la fréquence des cauchemars post-traumatiques. Des apnées du sommeil sévères ont été constatées parmi les survivants de traumatismes. Lors d’une étude, les patients bénéficiant d’un traitement visant à améliorer leur respiration durant le sommeil n’ont plus vécu de cauchemars violents et angoissants.

Il existe peu de recherches sur l’utilisation de médicaments visant à traiter les cauchemars post-traumatiques. Le médicament le plus prometteur est la prazosine. Deux études ont découvert que la prazosine réduit la fréquence des cauchemars. Plus de recherches sur la prazosine sont en cours actuellement.

Traduction de courtoisie par Fayza depuis MedicineNet

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