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L’impact du SSPT sur le sommeil

traumatisme et troubles du sommeil

Outre le fait que les cauchemars et l’activation neurovégétative (sursauts) sont des symptômes directs du SSPT qui interrompent le sommeil, les recherches montrent que les personnes qui souffrent de SSPT ont 75 % plus de chances de souffrir d’insomnie. Dans la plupart des cas, cela est dû à l’état de stress constant dans lequel ces personnes vivent.

Le stress qui conduit à l’insomnie

Notre corps produit naturellement une hormone appelée cortisol. Le cortisol, souvent appelé “hormone du stress”, est produit dans les glandes surrénales tout au long de la journée et joue un rôle important dans notre réaction de “lutte ou de fuite”. La nuit, le taux de cortisol devrait naturellement diminuer. Cependant, lorsque notre corps vit dans un état de stress constant, les niveaux de cortisol restent élevés. Par conséquent, notre corps ne peut pas se détendre suffisamment pour s’endormir. C’est à cause de ces niveaux élevés de cortisol que les personnes souffrant de SSPT sont constamment sur-activées et incapables de s’endormir.

Les autres raisons pour lesquelles les personnes souffrant de SSPT ne peuvent pas s’endormir

  • Les cauchemars

Pendant le sommeil paradoxal, le stade le plus profond du sommeil où nous faisons l’expérience des rêves, notre cerveau traite également les souvenirs et les émotions. Un cauchemar est un rêve dérangeant souvent associé à des émotions négatives. Le cauchemar occasionnel est courant chez toutes les personnes à tout âge. Cependant, certaines personnes, comme les personnes souffrant de SSPT, font régulièrement des cauchemars qui provoquent de la détresse, un manque de sommeil et, finalement, la peur de s’endormir.

Il est intéressant de noter que les cauchemars causés par des expériences traumatiques sont quelque peu différents du cauchemar ordinaire. La moitié des survivants du SSPT font des cauchemars qui sont la répétition exacte de l’événement traumatique en lui-même. Les cauchemars des survivants du SSPT sont également plus susceptibles de se produire plus tôt dans la nuit et à différents stades du sommeil, par rapport aux cauchemars habituels qui se déroulent généralement pendant la deuxième moitié de la nuit pendant le sommeil paradoxal.

Les cauchemars chroniques sont souvent traités par la thérapie de répétition d’images (TRI), où une personne dont les cauchemars la perturbent réimagine la fin du cauchemar pendant qu’elle est éveillée afin qu’il ne la perturbe plus. Il a été démontré que le fait de rejouer le cauchemar avec la fin “réimaginée” à maintes reprises alors qu’elle est éveillée réduit la fréquence des cauchemars.

  • La maladie mentale

Bien que le SSPT lui-même ait été classé comme une maladie mentale, il peut également provoquer le développement d’autres maladies mentales telles que la dépression ou les troubles anxieux. Il existe une corrélation directe entre les maladies mentales et les troubles du sommeil. Les troubles du sommeil les plus courants associés aux maladies mentales sont l’insomnie (incapacité de dormir) et l’hypersomnie (trop de sommeil). La relation entre ces deux troubles varie en gravité et en complexité selon les différentes pathologies. Pourtant, ce que les chercheurs savent, c’est que le manque de sommeil peut aggraver les maladies mentales, rendant plus difficile pour les personnes qui en souffrent de faire face aux symptômes de leur trouble.

  • La douleur

(…) L’autre raison pour laquelle le SSPT et les problèmes de douleur chronique se produisent simultanément est que l’activation neurovégétative, l’un des symptômes les plus courant du TSPT, provoque une tension musculaire constante qui amène une douleur chronique. La douleur rend le sommeil difficile. Pour s’endormir, votre corps doit être détendu ; cependant, l’inconfort causé par la douleur vous empêche de vous détendre, ce qui rend l’endormissement difficile.

Conseils sur le sommeil et options de traitement pour les personnes souffrant de SSPT

Malgré les maux dont souffrent les personnes atteintes de SSPT, il y a de l’espoir de trouver un soulagement à ces symptômes troublants, en particulier l’insomnie.

  • Thérapie cognitivo-comportementale pour l’insomnie

Également connue sous le nom de CBT-I, cette méthode de thérapie consiste en de fréquentes séances de thérapie visant à discuter des problèmes de sommeil et des stratégies pour les gérer. Par exemple, l’IRT pour les cauchemars. Ce type de thérapie permet d’identifier le lien entre l’état de santé mentale, en l’occurrence le SSPT, et le trouble du sommeil.

  • Psychothérapie

Il s’agit d’une thérapie similaire à la TCC en ce sens qu’elle est basée sur la discussion. Cependant, la psychothérapie n’est pas uniquement axée sur le sommeil. Elle est plutôt conçue pour permettre aux individus de surmonter leur expérience traumatique et l’anxiété qu’elle leur cause. Lorsque ces problèmes de santé mentale, qui sont à l’origine du problème, sont résolus, s’ensuit généralement un sommeil réparateur.

  • Thérapie de relaxation

Comme l’activation neurovégétative est souvent un mal courant pour les victimes de stress post-traumatique, la thérapie de relaxation aide ces personnes à trouver un moyen de se calmer. Bien que cela nécessite une pratique régulière, les personnes souffrant de SSPT peuvent éventuellement trouver un moyen de se calmer afin de pouvoir s’endormir.

  • Amélioration de l’hygiène du sommeil

L’hygiène du sommeil n’est qu’une façon élaborée d’aborder les habitudes de sommeil et l’environnement dans son ensemble. Pratiquer une bonne hygiène du sommeil signifie faire du sommeil une priorité, s’en tenir à l’heure du coucher, se détendre la nuit et créer un environnement apaisant propice au sommeil. L’hygiène du sommeil comprend également les équipements de sommeil que vous utilisez, à savoir un matelas de soutien, les bons oreillers et des draps confortables.

Si vous souffrez d’un sommeil perturbé, examinez votre hygiène du sommeil d’un point de vue holistique. Votre matelas contribue-t-il à votre problème de douleur parce qu’il a perdu son maintien ? Votre chambre est-elle fraîche, calme et sombre ? Évitez-vous la lumière bleue avant de vous coucher ? Lorsque les problèmes de santé mentale hors de votre contrôle ont un impact sur le sommeil, faites de votre mieux pour prendre des décisions éclairées sur l’environnement que vous pouvez contrôler.

  • Voir un médecin

Beucoup se font soigner dans des établissements médicaux locaux par des médecins qui ne connaissent pas forcément leur passé. Par conséquent, ils ne se renseignent pas toujours sur le syndrome de stress post-traumatique (SSPT) ni sur d’autres problèmes liés au sommeil. Par conséquent, toute personne susceptible de souffrir de SSPT ou d’insomnie doit soulever cette question auprès de son médecin. Demander l’aide de professionnels de la santé est une première étape importante pour gérer les effets de ce trouble psychologique.

Traduit et adapté par courtoisie de The Authentic Path

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