Dissociation

L’EMDR dans l’évolution de la prise en charge du TSPT

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Psychothérapie de la dissociation par les Stimulations Bilatérales Alternées Auditives – FlorentViard

Les Stimulations Bilatérales Alternées (SBA) sont des techniques portant sur les modalités visuelles, tactiles ou auditives utilisées dans la psychothérapie EMDR « Eyes Movement Desensitization And Reprocessing ». Les recherches isolant les SBA portent souvent sur la modalité visuelle et relatent son effet sur la perturbation subjective à partir de la diminution de l’activité végétative observée. Or certains TSPT ne présentent pas d’activité végétative marquée, ceci corrélativement à la présence de dissociation (Choi et al., 2017; Sack, Cillien, & Hopper, 2012; Briere, Weathers, & Runtz, 2005) Aussi, peu d’études sont consacrées aux SBA auditives sauf pour signaler leur effet moindre comparativement aux autres modalités (Van Den Hout et al, 2012). Par ailleurs, le lien entre les SBA auditives et la dissociation n’a jamais fait l’objet de publication.

Source : HAL

Abus sexuel

Rêves dysphoriques et agression sexuelle

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Contenu thématique des cauchemars d’enfants victimes

par Alexandra Duquette

Les récits de cauchemars ont été recueillis au Centre d’expertise Marie-Vincent lors de l’évaluation d’enfants pour lesquels des allégations d’AS ont été jugées fondées. Au total, 63 récits ont été transcrits, provenant de 51 filles et 12
garçons âgés de 4 à 14 ans (M: 9,7 ans). Une analyse descriptive du contenu thématique de
leurs cauchemars a été réalisée en partie à l’aide du système de codification Hall et Van de
Castle (interactions, personnages, émotions, malchance). Les différences dans le contenu
descriptif ont été explorées selon divers paramètres distinctifs de l’AS (p. ex : fréquence,
sévérité, polyvictimisation, genre de la victime, âge lors de la 1ière AS et lien avec l’agresseur).

Abus sexuel

Culpabilité chez les enfants victimes d’agression sexuelle

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Le rôle médiateur des stratégies d’évitement sur l’anxiété et l’estime de soi

Des études antérieures relèvent que le sentiment de culpabilité est un
facteur associé aux répercussions de l’agression sexuelle (AS) chez les survivants
adultes (Cantón-Cortés, Cantón, Justicia et Cortés, 2011). Toutefois, très peu d’études
ont exploré le rôle potentiel du sentiment de culpabilité sur les symptômes chez les
enfants victimes. L’objectif de cette recherche est d’étudier le rôle médiateur de
l’évitement dans la relation entre le sentiment de culpabilité et les symptômes
associés à l’AS (anxiété et estime de soi). L’échantillon est composé de 447 enfants
victimes d’AS (319 filles et 128 garçons), âgés de 6 à 12 ans.

Source : Érudit

Abus sexuel

Santé mentale et physique des filles et des garçons agressés sexuellement

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Une étude de cas contrôle apparié avec un suivi de cohortes sur 10 ans.

L’agression sexuelle durant l’enfance est associée à de nombreux
problèmes de santé physique et mentale. Toutefois, au Québec, nous ne connaissons
pas bien les problèmes de santé physique et mentale que présentent les enfants
et les adolescents ayant vécu une agression sexuelle corroborée en comparaison de ceux
de la population générale. Objectif : L’objectif de la présente étude est donc de déterminer
si les jeunes agressés sexuellement consultent ou sont davantage hospitalisés
pour des problèmes de santé physique et mentale que ceux de la population générale
sur une période de 10 ans après un premier signalement.

ESPT

Les neurones qui réécrivent les souvenirs traumatiques

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souvenir trauma

Des neuroscientifiques de l’EPFL ont localisé les cellules permettant de reprogrammer des souvenirs durables d’expériences traumatiques en souvenirs de sécurité, une première dans le domaine des neurosciences. L’étude est publiée dans la revue Science.

Les souvenirs d’expériences choquantes peuvent être à l’origine de problèmes mentaux comme le trouble de stress post-traumatique (TSPT), qui peuvent détruire la vie d’une personne. On estime actuellement que près d’un tiers de la population présentera des troubles liés à la peur ou au stress à un moment ou un autre de sa vie.

Une nouvelle étude montre maintenant comment, au niveau cellulaire, une thérapie est capable de traiter des souvenirs traumatiques, même très anciens. «Nos découvertes ont permis, pour la première fois, de mettre en lumière les processus à la base du succès du traitement des souvenirs traumatisants», explique Johannes Gräff, professeur à la Faculté des sciences de la vie de l’EPFL, dont le laboratoire a réalisé l’étude.

Dans le domaine du traitement des souvenirs traumatisants, une question fait depuis longtemps débat: l’atténuation de la peur passe-t-elle par la suppression de la trace de peur d’origine dans la mémoire et son remplacement par une nouvelle trace de sécurité, ou par la réécriture de la trace de peur d’origine en trace de sécurité? Une partie du débat est liée au fait que nous ne comprenons toujours pas exactement comment les neurones stockent les souvenirs en général. Bien qu’ils n’excluent pas une suppression, les résultats de cette étude montrent pour la première fois l’importance de la réécriture dans le traitement des souvenirs traumatiques.

La recherche dans ce domaine se concentre sur la compréhension de la capacité du cerveau à réduire les souvenirs traumatiques, mais étonnamment, peu de recherches ont étudié les options de traitement pour atténuer les traumatismes durables (ou «peur éloignée») dans les modèles animaux.

Les scientifiques de l’EPFL ont constaté que l’atténuation de la peur éloignée dans le cerveau est liée à l’activité du même groupe de neurones que celui impliqué dans le stockage de ces souvenirs. En travaillant avec des souris, les scientifiques ont localisé ces neurones dans le gyrus denté du cerveau, une zone de l’hippocampe qui est impliquée dans l’encodage, le souvenir et la réduction de la peur.

Les souris utilisées dans l’étude sont génétiquement modifiées pour porter un gène «rapporteur» qui produit un signal identifiable et mesurable, par exemple une protéine fluorescente, à la suite de l’activité neuronale. En utilisant un exercice d’entraînement à la peur produisant des souvenirs traumatiques durables, les scientifiques ont d’abord identifié dans le gyrus denté la sous-population de neurones qui est impliquée dans le stockage de souvenirs traumatiques à long terme.

Les souris ont ensuite suivi un entraînement de réduction de la peur qui ressemble à la thérapie d’exposition chez l’homme – la forme de traitement des traumatismes la plus efficace chez l’homme actuellement. Étonnamment, lorsque les chercheurs ont observé de nouveau le cerveau des souris, certains des neurones actifs lorsqu’ils se remémoraient des souvenirs d’épisodes traumatiques étaient toujours actifs alors que les animaux ne montraient plus de signes de peur. Fait important, moins les souris avaient peur, plus les cellules étaient réactivées. C’était une première indication de l’implication d’une même population de neurones dans le stockage et l’atténuation des souvenirs traumatiques.

Les chercheurs ont ensuite réduit l’excitabilité des neurones du souvenir au cours de la thérapie d’exposition et ont constaté que la réduction de la peur chez ces souris était moins importante que dans le groupe témoin. Mais lorsqu’ils ont réduit l’excitabilité d’autres neurones dans le gyrus denté, un tel effet n’a pas été constaté, ce qui montre que les neurones du souvenir dans le gyrus denté sont essentiels à l’atténuation de la peur.

Enfin, lorsque les chercheurs ont augmenté l’excitabilité de ces neurones du souvenir au cours de l’intervention thérapeutique, ils ont constaté une amélioration dans la réduction de la peur chez les souris. Ils ont donc conclu que l’atténuation des souvenirs de peur éloignée dépend de l’activité continue des neurones qu’ils ont identifiés dans le gyrus denté.

Dossier de presse (vidéos, b-roll, images): http://bit.ly/2018Trauma

Source : EPFL