code pénal

La Compagnie Aziadé présente Quelquechose

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L’inceste, « fléau de l’ombre’inceste, « fléau de l’ombre », beaucoup plus répandu que ce que l’on croit, est un sujet délicat », beaucoup plus répandu que ce que l’on croit, est un sujet délicat etet grave grave qu’abordequ’aborde avec avec justesse, justesse, légèreté légèreté et et sensibilitésensibilité Capucine MaillardCapucine Maillard dans dans la la piècepièce «« QUELQUEQUELQUE CHOSECHOSE »», , portée portée par par la la jeune jeune Compagnie AziadéCompagnie Aziadé. . Conçue Conçue à à partir partir de de témoignages témoignages réels, réels, la la piècepièce s’empare de la puissance et de la véracité d’un matériau pudique ets’empare de la puissance et de la véracité d’un matériau pudique et met en lumière la noirceur de l’êtremet en lumière la noirceur de l’être humain, mais aussihumain, mais aussi et surtout sa résilience, cette cet surtout sa résilience, cette capacité à reconstruire l’irréparable.apacité à reconstruire l’irréparable.
« Cette pièce est née d’un moment de vie « Cette pièce est née d’un moment de vie incroyable, d’un souffle… A l’origine, laincroyable, d’un souffle… A l’origine, la rencontre improbable avec quatre femmes qui m’ont parlé vrai. J’ai ressenti en tant querencontre improbable avec quatre femmes qui m’ont parlé vrai. J’ai ressenti en tant que femme, en tant que citoyenne, la nécessité de transmettre, de sublimer ce dont j’estimefemme, en tant que citoyenne, la nécessité de transmettre, de sublimer ce dont j’estime avoir eu la chance d’être le témoin : leur beauté, leur humouravoir eu la chance d’être le témoin : leur beauté, leur humour, la cruauté de leur récit,, la cruauté de leur récit, leur poésie, leurs contradictions, leur soif de résoudre. La fabuleuse envie de vivre deleur poésie, leurs contradictions, leur soif de résoudre. La fabuleuse envie de vivre de quatre femmes attachantes, cassées mais lumineuses. » Capucine Maillardquatre femmes attachantes, cassées mais lumineuses. » Capucine Maillard
Nourris Nourris par par une une motivation motivation et et une une énergie énergie conjuguées, conjuguées, Capucine Capucine Maillard Maillard et et ses ses interprètes interprètes montent montent une une première version du spectacle en 2015 et le présentent à Parispremière version du spectacle en 2015 et le présentent à Paris : Théâtre de V: Théâtre de Verre, Espace Jemmapes,erre, Espace Jemmapes, Théâtre de Belleville. En septembre 2016, Théâtre de Belleville. En septembre 2016, «« QUELQUE CHOSEQUELQUE CHOSE »» est choisie par les responsables de est choisie par les responsables de France VictimesFrance Victimes (Fédération Nationale d’Aide aux victimes)(Fédération Nationale d’Aide aux victimes), partenaire de cœur du projet, , partenaire de cœur du projet, pour unepour une représentation exceptionnelle à l’Espace Reuillyreprésentation exceptionnelle à l’Espace Reuilly, à l’occasion de leur 30, à l’occasion de leur 30èmeème anniversaire. anniversaire.
Dans le public, Dans le public, étaient étaient présents quelques présents quelques professionnels de la scène, dont professionnels de la scène, dont Andréa BescondAndréa Bescond.. AuteureAuteure et interprète du spectacle «et interprète du spectacle « Les Chatouilles, ou la danse de la colèreLes Chatouilles, ou la danse de la colère », mis en scène par », mis en scène par ÉÉric Métayerric Métayer

Une pièce deUne pièce de Capucine MAILLARD Capucine MAILLARD
Mise en scène d’Mise en scène d’Andréa BESCONDAndréa BESCOND
Durée : Durée : 1h151h15 – – 4 comédiennes et 1 comédien/ musicien4 comédiennes et 1 comédien/ musicien

Source : La Compagnie Aziadé

Crime sexuel

Les Chatouilles – Théâtre – du 13 au 28/07/2019 au Festival Off Avignon et à Lagny-sur-Marne en Avril 2020

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Ou ”La danse de la colère”

Succès du festival d’Avignon, Molière du seul(e) en scène, un spectacle bouleversant et indispensable.

Molière 2016 
C’est l’histoire d’Odette. Une petite fille dont l’enfance a été volée par un ” ami de la famille “. Une jeune fille qui cherche des réponses à ses questions et les trouve progressivement avec son corps. Une danseuse qui se bat avec sa sensibilité. C’est l’histoire d’une lente reconstruction. 

Créé en 2014 au Théâtre du Chêne Noir, Les Chatouilles ou la danse de la colère a été depuis couronné de succès : Prix ” Jeune talent théâtre ” de la SACD, Prix de l’interprétation féminine du festival, Molière 2016 du Seul(e) en scène et lauréat du Prix du jeune théâtre de l’Académie française en 2016. Adapté au cinéma, Les Chatouilles ou la danse de la colère a été consacré par deux César (meilleure adaptation et meilleur second rôle féminin – Karin Viard). Andréa Bescond passe aujourd’hui le flambeau à Déborah Moreau, sublime interprète de cette histoire terrible, émouvante et parfois drôle.

Auteur :Andréa Bescond
Artiste : Déborah Moreau
Metteur en scène : Eric Métayer

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Andréa Bescond : “Violer un enfant est un crime, ce n’est pas de l’amour”

Quelles sont ces chatouilles évoquées dans le titre, que raconte l’histoire ?
Les Chatouilles, c’est l’histoire d’Odette, la protagoniste qui est une petite fille qui a été violentée sexuellement vers l’âge de 8-9 ans. Et avec Les Chatouilles, que ce soit le spectacle ou le film, on va suivre son trajet vers la reconstruction, vers la résilience. Donc c’est plutôt porteur d’espoir, comme quoi on peut toujours se sortir d’un immense traumatisme, même si l’idéal serait que ça n’arrive jamais. 
Et on parle des chatouilles puisque généralement, les pédocriminels utilisent un terme assez joli pour définir l’indicible, et c’est le terme que Gilbert utilise pour amadouer Odette et la manipuler.”


On ne dit pas pédophilie mais pédocriminalité ?
“Oui, on dit pédocriminalité puisque violer un enfant est un crime, ce n’est pas de l’amour. Et pédophilie, si on revient aux racines du mot, c’est amour de l’enfant, alors que non, on n’aime pas un enfant quand on le viole, c’est un crime.”

Comment on traite un sujet aussi sensible ?
“Je suis passée par là, c’est quelque chose qui est très inspiré de ma vie. J’ai eu un trajet forcément compliqué, en même temps avec l’amour de la danse, j’ai eu la chance d’avoir la scène comme maison. C’est un endroit où j’ai pu déverser toute ma colère, toute l’injustice que je ressentais d’avoir subi ça. 
Donc c’est l’angle qu’on a choisi. Moi je suis auteur de la pièce, Eric Métayer est le metteur en scène, et c’est aussi l’homme qui partage ma vie. C’était indispensable pour nous de donner des soupapes de décompression au public, parce qu’on voulait respecter ce public. On voulait surtout que le discours soit audible parce que ce qui est important est que le public entende et comprenne tous ces mécanismes-là. 
On aime le divertissement et ce spectacle est un très beau spectacle interprété par une comédienne qui fait toute une galerie de personnages. C’est vraiment de la comédie humaine, on passe du rire aux larmes. Les critiques ont souvent dit que c’était un ascenseur émotionnel et c’est vrai, avec le recul, je peux en témoigner. Je pense qu’on rit autant qu’on pleure qu’on est en colère. Et quand on sort, on a juste envie d’embrasser nos enfants et de leur dire qu’on sera toujours là pour les protéger.”


Vous savez probablement qu’en Polynésie les violences intrafamiliales, les coups, l’inceste, occupent la majeure partie des sessions d’assises. Avec votre regard extérieur, comment expliquez-vous qu’une société, qui chérit autant ses enfants, puisse tolérer qu’ils soient violés, jusqu’au sein de leur famille ?
“Je crois qu’il faut revenir aux racines de la violence. Je pense que quelqu’un qui viole un enfant est quelqu’un qui n’a peut-être pas forcément été violé lui-même mais en tout cas a subi des violences quelles qu’elles soient dans son enfance. Je pense qu’il est important d’être suivi par un bon thérapeute, je crois que c’est essentiel. Après, pour protéger nos enfants aujourd’hui, vous parliez d’inceste et effectivement, 80% de la pédocriminalité se situe dans le cadre familial, dans l’inceste, donc il faut que tous les adultes autour des enfants, dans les familles, cessent d’être des complices passifs, cessent de dire : ok, je vois des choses, elles ne sont pas normales, mais ça ne me regarde pas. Ce n’est pas vrai, la situation d’un enfant, quelle qu’elle soit, regarde tout le monde. C’est un acte citoyen que de signaler un comportement déviant, c’est important. Je pense qu’on peut protéger nos enfants en leur parlant, en leur faisant confiance, en ne se disant pas : mince, si je leur parle de leurs parties intimes, ça va leur mettre des idées dans la tête. Non, ce n’est pas vrai. Protéger un enfant en leur disant, ce sont tes parties intimes, personne n’a le droit d’y toucher, ça ne sera jamais de ta faute si quelqu’un le fait, et surtout vient me parler, je suis là pour te protéger, c’est mon rôle. C’est mon devoir d’adulte.”

Source : TNTV – Rédaction web avec Sophie Guébel