Violences sexuelles

Kali, la déesse Hindoue contre l’inceste

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Jai mata kali,jai mata durge
Kali durge,namo namah
kali durge,namo namah
jai,mata kali
jai,mata durge.

Kali, la déesse hindoue de la destruction et de la renaissance, est représentée avec de nombreux membres, l’un portant une faucille ensanglantée, une horloge sans aiguilles à la place du visage, et de longs cheveux s’éloignant de son corps, les mèches noires écrivant un message énigmatique. Une jupe de bras pend à sa taille, le torse nu, révélant trois seins. Elle est féroce, menaçante et pourtant sereine.

Le nom de Kali vient du mot sanskrit kala, qui signifie “noir” mais aussi “temps”. Elle est associée à la nuit éternelle et aux ténèbres, elle est le pouvoir transcendant du temps et du changement et elle est aussi la déesse de la libération. Kali est destruction mais aussi création. Elle est la mort, mais aussi la réincarnation. Elle est féroce mais aussi douce. Elle détruit pour donner une nouvelle vie. Kali est l’une des manifestations de la déesse mère Devi Durga. Durga a beaucoup de formes différentes, elle est le principe féminin ultime de la première divinité féminine de l’univers, elle est l’essence de la création. Elle massacre les démons et vit sans la protection ni les directives masculines.

tabou

Ann O’Aro chante l’inceste

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La chanteuse Ann O’Aro sort son premier album en créole, bouleversante et puissante, dans laquelle elle exorcise son enfance brisée par l’inceste et le suicide d’un père. Un jour avec… Ann O’Aro, son maloya et son histoire. 

Sur la scène, en pleine lumière, elle déballe l’histoire de son enfance abîmée. Son maloya porte ses douleurs. La voix est douce, mais les mots sont durs. Ann O’Aro est une des nouvelles voix de La Réunion. A 28 ans, elle sort son premier album. Dans cette œuvre en créole, la jeune femme exorcise les souffrances de son enfance : l’inceste et un père qui finit par se suicider.

Pour Ann O’Aro, l’inceste est encore un sujet tabou à La Réunion. “La famille protège beaucoup, tout le monde est très collé les uns avec les autres et il y a une surprotection de celui qui a fait du mal, remarque la jeune femme. Et un enfant ne peut pas avoir raison (…) Ce n’est pas simple”.

Le viol des enfants, la pédophilie, la figure paternelle, l’autorité : pour parler de l’inceste, Ann décortique chaque parole de ses textes. “Il faut dénoncer un viol, c’est un crime”, rappelle-t-elle

Violences sexuelles

Les yeux de mon père – Comète

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Ce clip est pensé comme un court-métrage où les personnages, deux sœurs victimes d’inceste et la danseuse, racontent une histoire.
La danse se substitue aux dialogues pour exprimer les émotions. L’âme d’enfant des victimes, enfermée sur le lieu du crime, prend la forme d’une poupée désarticulée que la danseuse symbolise.
La danse réinterprète le mythe de la boîte de Pandore. En effet, les deux sœurs, en ouvrant la porte de leur maison, laissent échapper leurs souffrances, les revivent, s’en libèrent.
La danseuse, figure allégorique, exprime le passage de l’état d’objet soumis à la puissance paternelle à celui de sujet.

PAROLES 
Ma maison de poupée est cassée, 
J’ai demandé à papa de la réparer, 
Il m’a dit que j’avais grandi, 
Et que tout ça c’était fini, 
Je me suis alors regardée dans le miroir, 
La petite fille en moi hurlait de désespoir, 

Papa, papa pourquoi tu m’as fait ça? 
Papa, papa pourquoi tu m’aimes comme ça? 
Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça? 
Papa, papa je pars ne t’en fais pas! 

La petite fille n’a pas grandi, 
Et n’aime toujours pas la vie, 
Je suis une poupée sans tête, 
Un arc-en-ciel sans couleur, 
Tout est à recommencer, 
Un jour peut-être ressurgira le passé, 

Papa, papa pourquoi tu m’as fait ça? 
Papa, papa pourquoi tu m’aimes comme ça? 
Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça? 
Papa, papa je pars ne t’en fais pas! 

Ses yeux sont remplis d’une sombre lumière, 
Le voile de la mort les a couverts, 
Je ne les verrai plus je les efface déjà, 
Même s’ils resteront en moi, 

Papa, papa pourquoi tu m’as fait ça? 
Papa, papa je pars ne t’en fais pas !

Source : Les yeux de mon père

Déni

L’inceste en 4 court-métrages

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Mizbrük 

Court-métrage jeunesse d’une durée de 10 minutes. Julie reçoit la visite impromptue d’une créature sordide. Ébranlée, elle trouve refuge dans les bras de son frère Félix qui lui prêtera main-forte afin de se débarrasser de cet inquiétant visiteur. 

Mizbrük se veut une métaphore de l’inceste à travers une vision enfantine et ludique. 

Avertissement : Les vidéos suivantes sont très explicites

Les yeux de mon père

Clémence et Constance, deux sœurs que tout oppose, se retrouvent au chevet de leur père victime d’un AVC. Ces retrouvailles seront l’occasion pour elles de se confronter à leur enfance meurtrie par l’inceste…

CLEMENCE est la victime plongée dans le déni. La clémence est définie comme “une vertu consistant à pardonner les offenses, à modérer les châtiments des fautes que l’on punit”. CONSTANCE est la victime résiliente. La constance est définie comme “la fermeté de caractère, force morale permettant de supporter les épreuves”.

“Les yeux de mon père” est un court-métrage fictif d’une vingtaine de minutes né de la volonté d’aborder un thème encore tabou, celui de l’inceste.

Le court-métrage “Les yeux de mon père” traite de l’inceste commis par un père à l’encontre de ses deux filles à travers une mise en parallèle de leur parcours post-traumatique. Il s’agit de montrer d’une part que les effets de l’inceste sont propres à chaque victime, et ce, même au sein d’une fratrie, et d’autre part que l’inceste du père représente une forme de violence bien spécifique, liée notamment au statut patriarcal au sein de la famille et plus largement au sein de la société.

Traiter l’inceste dans un univers esthétisé est un parti pris qui sert à montrer que l’on ne porte pas forcément ses drames sur soi. Les goûts personnels dépassent les états d’âme créant ainsi un contraste entre apparence et réalité.

Pleurer des larmes d’enfance

Un court-métrage percutant qui montre avec justesse la pédophilie sous son vrai visage. Ce film glaçant met en lumière l’abus sexuel commis sur une fillette par l’un des membres de sa famille. Dans 70% des cas, le bourreau est en effet un proche de la victime

Dans ce court-métrage de vingt minutes, les silences pesants en disent long. En remettant l’acte pédophile dans un cadre réaliste, les réalisatrices donnent à voir, crûment, la violence de cet acte. Car l’horreur vient saisir la fillette dans son lit, chez elle, tandis que dans la pièce d’à côté, les adultes s’amusent et ne se doutent de rien. Telle est la réalité de nombreux drames. Librement adaptée du livre de Tootsie Guéra, Le Passé imposé, cette vidéo questionne la société. Comment peut-on ne pas voir?

Attention, certaines images peuvent choquer.

Maman, y’a un monstre dans mon lit !

Une jeune femme se souvient du drame de son enfance au sein d’une famille pauvre vivant à la campagne, où elle a vécu l’horreur de l’inceste.

Ce film, tourné en 1999, est un drame sur les horreurs de l’inceste vu à travers les yeux d’une petite fille de 6 ans. Sélectionné dans 30 festivals à travers le monde, récipiendaire de 10 prix internationaux, le film est aussi nominé pour le JUTRA du meilleur court métrage.

Fiction de 18 minutes tournée en 35 mm

https://www.youtube.com/watch?v=gbx5Wd1YYvc