abus psychologique

Comment transformer vos pensées toxiques et auto-critiques en pensées bienveillantes ?

Un problème fréquent auquel les gens sont confrontés est celui des schémas de pensée et de croyances critiques nuisibles et dévalorisantes. Avant d’aborder des schémas de pensée plus bienveillants, nous devons comprendre l’origine de ces croyances.


Origines de l’auto-critique

La conception de qui nous sommes se forme alors que nous sommes enfants. En tant qu’enfants, nous découvrons le monde, notre cerveau est en plein développement, notre survie et notre bien-être dépendent de nos parents et tuteurs. Par conséquent, notre perception de nous-mêmes est façonnée par notre environnement dès le plus jeune âge et par la manière dont nous sommes traités.

Malheureusement, nous avons tous subi des traumatismes au cours de notre vie. Parfois, ils sont physiques. D’autres fois, ils sont sexuels. Ils peuvent être psychologiques et émotionnels. Ils peuvent être actifs, comme la violence verbale. Ou plutôt passifs, comme le mépris ou la négligence médicale. Nombre d’expériences traumatisantes ne sont jamais identifiées, traitées ni guéries.Enfants, nous avons tendance à intérioriser le comportement et les paroles de notre entourage. Cela façonne ainsi notre sens du moi, ce qui englobe nos notions d’estime personnelle, notre propre valeur, notre relation avec nous-mêmes et notre confiance en nous. Cela affecte et détermine également nos relations futures car elles sont liées à notre compréhension de notions telles que la confiance, l’amour, la responsabilité, etc.

Nous apprenons ainsi à nous percevoir de la manière dont nous avons été traités. Si on vous disait explicitement ou indirectement que vous ne valiez rien, vous pouvez penser que vous ne valez rien. Si l’on se moquait de votre apparence, vous pouvez penser que vous êtes laid. Si l’on vous a agressé sexuellement, vous pouvez penser que votre seule valeur est sexuelle, ou que votre corps ne vous apportera que douleur.

Transformer les croyances toxiques en croyances positives

La première étape pour changer vos croyances erronées et vos pensées négatives est de les identifier. Parfois, une pensée nocive est déclenchée par une certaine émotion. D’autres fois, il s’agit d’une réponse ou d’une interprétation d’une situation donnée. Quoi qu’il en soit, apprenez à reconnaître ces pensées.Si vous connaissez vos pensées toxiques, vous pouvez les changer. En le faisant, vous allez changer ce que vous ressentez pour vous-même et la façon dont vous agissez. Pour exemple, si vous savez que ce n’est pas votre responsabilité de vous préoccuper maladivement de tout le monde, alors vous ne vous sentirez plus coupable de ne pas faire ce que les autres vous demandent.

Vous trouverez ci-dessous quelques exemples de pensées et croyances les plus courantes ainsi des modèles de pensée plus rationnelle et positive.

Toxique : “J’ai échoué. J’échoue toujours.”

Bon : “J’ai essayé. Parfois ça marche, d’autres fois ce n’est pas tout à fait ce que j’espérais. Mais ce n’est pas grave.”


Toxique : “Je méritais d’être maltraité.”

Bon : “Je ne méritais pas les sévices que j’ai subis. Personne ne mérite d’être maltraité.”


Toxique : “L’abus était de ma faute.”

Bon : “Je ne suis pas responsable de ces abus. Les auteurs d’actes de violence sont responsables de ces violences.”


Toxique : “J’ai honte des abus que j’ai subis.”Bon : “Je n’ai pas à avoir honte. La honte appartient à l’agresseur parce que faire du mal aux autres est un acte révoltant et vil. Je n’ai rien fait de mal.”

Toxique : “Je ne vaux rien.”

Bon : ” Comme chacun d’entre nous, j’ai mes défauts. Mais j’ai aussi de bonnes qualités. Je devrais me les remémorer plus souvent. Et si je n’aime vraiment pas quelque chose en moi, je peux toujours travailler dessus.


Toxique : “Je ne mérite ni amour ni respect.”

Bon : “Nous sommes tous nés dignes d’amour et de respect. Le fait que j’ai été maltraité quand j’étais enfant ne veut pas dire que c’était juste. En fait, je sais que c’était mal. Je n’ai plus à accepter un traitement blessant et irrespectueux de la part des autres maintenant que je suis un adulte. Tant que je respecte et ne blesse pas les autres, je suis digne d’amour et je me respecte moi-même.”


Résumé et dernières réflexions

Pour conclure, au cours de notre enfance, nous avons intériorisé ce que les autres nous ont fait subir, en particulier nos parents et tuteurs. C’est d’eux que nous apprenons à nous auto-réguler. Cela devient ensuite notre dialogue intérieur et notre mécanisme de survie.

Dans le livre Développement humain et traumatismes, est écrit :L’enfant s’adapte en satisfaisant aux désirs de la personne qui s’occupe de lui, et non en restant ce qu’il est vraiment. Comme un jeune enfant ne peut pas consciemment admettre que les personnes qui s’occupent de lui puissent être néfastes, malsaines, dérangées, injustes ou dédaigneuses, il intériorise le négatif et finit par se croire profondément vilain, sans valeur, et inapte à bien agir. Les enfants dans cette situation se disent souvent : “Je dois faire mieux”, “Je dois essayer encore plus”, “Je dois faire quelque chose pour qu’ils m’aiment”.

Afin de surmonter ces pensées, émotions et comportements toxiques, vous devez les identifier. Avec un travail sur vous-même, une thérapie et un peu de développement personnel, vous pourrez commencer à remarquer certaines tendances dans vos pensées et vos actions. Vous finirez par apprendre à vous rattraper avant que vos pensées ne deviennent incontrôlables. Vous pourrez apprendre à mieux réguler vos émotions et à agir de façon plus saine et plus aimante envers vous-même.

Source – PsychCentral – Darius Cikanavicius

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