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POURQUOI LES PERSONNES PRÉSENTANT UN SSPT COMPLEXE ÉVITENT LE CONTACT VISUEL

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Une étude de Lanius et al. a été menée afin de comprendre pourquoi de nombreuses personnes atteintes du syndrome de stress post-traumatique (SSPT), y compris celles qui souffrent de SSPT complexe, trouvent souvent cela affreusement inconfortable quand les codes du savoir-être les oblige à avoir un contact visuel avec une autre personne. (J’ai moi-même tenté une fois de contourner ce problème en achetant des lunettes beaucoup trop fortes pour moi, de sorte que, lorsque les normes sociales exigeaient un contact visuel, tout ce que mes yeux percevaient était un brouillard non menaçant et réconfortant)

Revenons à l’expérience de Lanius et al :

L’expérience s’est déroulée en deux groupes :

1) des survivants de traumatisme chronique

2) des participants “normaux”


En quoi consistait l’expérience ?

Les participants des deux groupes ci-dessus ont été soumis à des scans du cerveau tout en ayant un contact visuel avec un personnage vidéo de manière à reproduire un contact en face à face dans la vie réelle.

Quels résultats pour cette expérience ?

Dans le cas des participants ” normaux ” (c.-à-d. ceux qui n’avaient PAS subis de traumatisme important), le contact visuel simulé avec le personnage vidéo a provoqué une activation d’une partie du cerveau, connue sous le nom de CORTEX PRÉFRONTAL.

PAR CONTRE : Dans le cas des survivants de traumatisme chronique, le même contact visuel simulé avec le personnage vidéo n’a PAS provoqué d’activation du CORTEX PRÉFRONTAL. Les scans ont révélé qu’en réponse au contact visuel simulé, la partie du cerveau des survivants de traumatismes chroniques qui ÉTAIT ACTIVÉE était la partie primitive (située au plus profond du cerveau émotionnel) connue sous le nom de GRIS PERIAQUEDUCTAL.

INTERPRÉTATION DES RÉSULTATS :

Le cortex préfrontal nous aide à juger et à évaluer une personne lorsque nous établissons un contact visuel, afin de déterminer si ses intentions semblent bonnes ou mauvaises.

Cependant, la zone grise périaqueductale est associée à des RÉPONSES AUTO-PROTECTRICES comme l’hypervigilance, la soumission et la fuite.

Par conséquent, nous pouvons en déduire que les personnes atteintes de SSPT ou de SSPT complexe peuvent avoir de la difficulté à établir un contact visuel parce que leur cerveau a été affecté négativement, à la suite de leurs expériences traumatiques, de telle sorte que, lorsqu’elles établissent un contact visuel avec une autre personne, l’étape ” évaluation ” de l’interaction (normalement effectuée par le cortex préfrontal) ne se produit plus, et leur cerveau, par l’activation de la zone periaqueductale, provoque une réponse de frayeur exacerbée.

Cela constitue un autre exemple de la façon dont les traumatismes graves et prolongés de l’enfance peuvent nuire au développement physique du cerveau.

Lien : Étude de Lanius et al.

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Traduit par courtoisie : Childhood Trauma Recovery

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